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Douceur à Portofino

Dernièrement, suite à deux jours de pluie consécutifs, j’ai subitement pris conscience de la fin imminente de l’été, du point final de cette chaleureuse saison, que j’affectionne particulièrement. Même mes pauvres petons, le soir venu, commençaient à ressentir cette fraicheur naissante, m’obligeant presque à reléguer mes tongs adorées au profit de chaussettes bien chaudes, plus enveloppantes. Devant un tel constat et avant que la déprime saisonnière ne me gagne, j’ai décidé de réserver prestement quelques jours en Italie, ce pays si cher à mon cœur.

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Le temps suspendu

Ainsi, hélas, les vacances si désirées ont délicatement tiré leur révérence.  Avec une douce nostalgie, il me restera le délicieux goût de cet été ressourçant, désormais révolu. Comme à chaque fois, je me souviens avec enchantement de cette envie frénétique d’y être enfin, de concrétiser joyeusement les projets souvent idéalisés durant toute l’année.

Lorsque le départ devient imminent, toujours l’angoisse de boucler les valises, de ne rien oublier, puis subitement à l’arrivée l’apaisement de se délecter de tous ses bagages émotionnels pour oublier alors la routine d’un quotidien souvent épuisant et simplement en profiter. Vivre enfin à son propre rythme en écoutant son horloge biologique sans aucune contrainte d’horaire et prendre enfin ce temps de vivre !

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La patience du temps

Aujourd’hui, chose très rare, voire exceptionnelle, je me suis accordé une journée off, en mode petite vitesse et grand plaisir. Une pure journée improvisée de détente suprême liée à un doux moment de cocooning !

Donc ce matin, en ouvrant machinalement mes volets, j’ai décidé de me laisser vivre sans m’imposer quelconque contrainte. En effet, le temps pluvieux et glacial m’a incitée à rester bien au chaud, lovée dans mon espace, tout en profitant des joies simples de la cheminée, mon plus grand bonheur depuis l’installation dans ma nouvelle maison.

Depuis que le cancer s’est imposé dans mon être et puisqu’une épée de Damoclès s’amuse à planer encore au-dessus de ma tête, je sais combien il est nécessaire, presque urgentissime, de savourer l’instant présent. Ainsi, j’ai pris tout simplement le temps de me poser, me reposer, apprécier chaque minute de cette vie si précieuse pour moi. Dorénavant, je ne veux plus avoir le regret de penser que ma vie est passée trop vite, ne surtout pas devenir une petite vieille qui se lamente sur ces années disparues, en grommelant continuellement cette frustration.

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Le permis de vivre

Comme à chaque fois, je commence à angoisser une semaine avant la date fatidique.

Comme à chaque fois, pour m’occuper l’esprit et me rassurer inconsciemment, je récure la maison de fond en comble (plus je frotte, moins je pense).

Comme à chaque fois, je lave avec énergie, range le linge repassé consciencieusement dans chaque armoire.

Comme à chaque fois, je cuisine avec amour de la ratatouille (met typique de ma région) et du hachis parmentier. Mes hommes ne raffolent pas de ces deux plats, pourtant ce sont les seuls que je sache faire en quantité industrielle pour remplir avec vigueur le congélateur.

Comme à chaque fois, je ne dors pas la nuit précédant mon rendez-vous.

Comme à chaque fois, le matin du jour J, la gorge serrée, j’embrasse passionnément mon fils et mon mari en leur prodiguant mille et une recommandations.

Comme à chaque fois, anxieuse, je prends la route de bonne heure en espérant ne pas être en retard, mais en souhaitant tout de même ne jamais y arriver.

Aujourd’hui, je passe ma mammographie de contrôle suite à mon cancer du sein. Aujourd’hui, je ne suis qu’une éponge émotionnelle, une boule au ventre me rongeant les entrailles. Vulnérable, je suis une ex-cancéreuse. Cette saloperie de maladie, Petit Crabe, m’a laissé des séquelles physiques et morales. Même si la plupart du temps, j’arrive à vivre avec le plus normalement possible et à continuer mon chemin paisiblement, aujourd’hui, je suis « en mode alerte rouge » (je devrais plutôt écrire rose).

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