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Patients

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« Se laver, s’habiller, marcher, jouer au basket, voici ce que Ben ne peut plus faire à son arrivée dans un centre de rééducation suite à un grave accident. Ses nouveaux amis sont tétras, paras, traumas crâniens…. Bref, toute la crème du handicap. Ensemble ils vont apprendre la patience. Ils vont résister, se vanner, s’engueuler, se séduire mais surtout trouver l’énergie pour réapprendre à vivre. Patients est l’histoire d’une renaissance, d’un voyage chaotique fait de victoires et de défaites, de larmes et d’éclats de rire, mais surtout de rencontres : on ne guérit pas seul. »

En adaptant sa propre histoire, déjà relatée dans son livre éponyme, ce premier film de Grand Corps Malade propose ici un sujet délicat, souvent pesant pour les biens portants. Pourtant ce très beau long-métrage ne sombre jamais dans un pathos larmoyant, évite la facilité de l’attendrissement en dévoilant principalement une superbe leçon de vie, portée brillamment par un casting prometteur à l’humour désopilant.

En plongeant au sein d’un univers hospitalier, le spectateur ému suit les douloureuses aventures et autres inquiétudes de jeunes gens aux corps abimés dont le quotidien a été amputé par l’existence. Chaque pas est une lutte dans la survie, dans cette envie viscérale de guérir en s’armant d’un immense courage sans pour autant s’apitoyer lamentablement sur son propre sort. Ainsi, le mot « Patients » rime définitivement avec « Patience ». En effet, peu à peu, le handicap, justifiant cette lourde rééducation, laisse place à une réelle solidarité dans l’attente et l’espoir du retour à une certaine forme de normalité.

Un magnifique concentré exemplaire d’humanité, célébrant une ode à la vie et à l’amitié.

Un film bouleversant !

Si on ne peut guérir de ses maux, que faire d’autre que vivre avec. »

Oxmo Puccino

Le miroir aux alouettes

Avant la prochaine sortie imminente de notre second livre « Le bal des pétasses », voici quelques mots uniquement destinés à vous, précieux lecteurs de notre blog, afin de vous présenter, notre personnage principal : Lina.

En lisant, en tant que privilégiés,  le début de ce roman, vous pourrez ainsi percevoir sa volonté accrue d’incorporer un univers professionnel et son désir d’affronter la réalité du monde du travail.

Bien évidemment, ses premiers pas engendreront ensuite de nombreuses tribulations et autres péripéties. Une véritable immersion qui ressemble à un long chemin semé d’embuches… Courage Lina !

(suite…)

Lion

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« Une incroyable histoire vraie : à 5 ans, Saroo se retrouve seul dans un train traversant l’Inde qui l’emmène malgré lui à des milliers de kilomètres de sa famille. Perdu, le petit garçon doit apprendre à survivre seul dans l’immense ville de Calcutta. Après des mois d’errance, il est recueilli dans un orphelinat et adopté par un couple d’Australiens. 25 ans plus tard, Saroo est devenu un véritable Australien, mais il pense toujours à sa famille en Inde. Armé de quelques rares souvenirs et d’une inébranlable détermination, il commence à parcourir des photos satellites sur Google Earth, dans l’espoir de reconnaître son village. Mais peut-on imaginer retrouver une simple famille dans un pays d’un milliard d’habitants ? »

Cette très belle adaptation, inspirée du livre autobiographique poignant de Saroo Brierley et réalisée par Garth Davis dont c’est le premier long-métrage, dévoile un magnifique voyage initiatique totalement bouleversant et sensible dans l’approfondissement de ce passé porteur des racines biologiques de chacun. En effet, la recherche obsessionnelle de ces origines profondes offre une aventure introspective dans la connaissance réelle de son identité. Une vraie réflexion sur l’adoption !

En évitant tout pathos, l’Inde est dévoilée, sans fioritures, avec une réalité saisissante dont la beauté exceptionnelle des paysages contraste avec la pauvreté omniprésente et la misérable survie de nombreux enfants délaissés.

L’ensemble des prestations des acteurs se révèle excellent. En effet, Sunny Pawar qui incarne le protagoniste Saroo enfant est extraordinaire tant la puissance de son regard exprime une multitude d’émotions face à ce destin incroyable. Dans la seconde partie du film, le comédien Dev Patel dévoile sa force de persuasion en interprétant Saroo adulte dans cette quête désespérée.

L’actrice Nicole Kidman, quant à elle, offre un visage aimant en qualité de mère adoptive auréolée d’un dévouement sans failles pour sa famille. Ah, la puissance de l’amour ! Définitivement, ce récit émouvant propose une histoire, mais il développe aussi énormément de questions liées aux choix personnels, aux actes de vie, générés parfois par l’enfance.

Une odyssée humaine fabuleuse et palpitante… à visionner avec une importante réserve de mouchoirs !

Un peuple qui ne connait pas son passé, ses origines et sa culture ressemble à un arbre sans racines. »

Marcus Garvey

Rock’n Roll

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« Guillaume Canet, 43 ans, est épanoui dans sa vie, il a tout pour être heureux.. Sur un tournage, une jolie comédienne de 20 ans va le stopper net dans son élan, en lui apprenant qu’il n’est pas très « Rock », qu’il ne l’a d’ailleurs jamais vraiment été, et pour l’achever, qu’il a beaucoup chuté dans la «liste» des acteurs qu’on aimerait bien se taper… Sa vie de famille avec Marion, son fils, sa maison de campagne, ses chevaux, lui donnent une image ringarde et plus vraiment sexy… Guillaume a compris qu’il y a urgence à tout changer. Et il va aller loin, très loin, sous le regard médusé et impuissant de son entourage. »

Cette formidable comédie, réellement épatante, est réalisée et interprétée par Guillaume Canet qui joue avec son propre statut d’artiste, se parodiant ainsi lui-même, en faisant preuve d’une rare autodérision et en osant aborder de véritables questions existentielles, bien loin de l’univers narcissique pesant des célébrités.

Ne craignant aucunement le ridicule et jouant délicieusement avec l’impertinence, le casting regroupe évidemment Guillaume Canet et sa compagne Marion Cotillard, hilarante elle aussi, notamment lorsqu’elle parle en québécois pour l’apprentissage de son prochain rôle… En dehors de ce duo de stars, on notera également la présence de seconds rôles pertinents tels que Gilles Lellouche, Yvan Attal, avec une mention spéciale à notre rocker national Johnny Hallyday et son épouse Laetitia.

Grâce à un scénario brillant et original, ce film iconoclaste se révèle très drôle, véritablement caustique, en abordant le sujet du jeunisme, le mal-être lié à la peur de vieillir qui engendre inévitablement le renvoi, donc l’acceptation, de sa propre image face au regard d’autrui.

Une excellente satire, à l’humour pétillant, agrémentée de nombreuses situations cocasses, souvent irrésistibles sur la crise existentielle de la quarantaine. Bref, une autofiction savoureuse tant elle bouleverse les codes du show-business.

Un véritable coup de cœur !

Il est parfois bon d’avoir un grain de folie. »

Sénèque

 

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