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Nos étoiles contraires

nos étoiles

« Hazel Grace et Gus sont deux adolescents hors-normes, partageant un humour ravageur et le mépris des conventions. Leur relation est elle-même inhabituelle, étant donné qu’ils se sont rencontrés et sont tombés amoureux lors d’un groupe de soutien pour les malades du cancer. »

Le film de Josh Boone est une excellente adaptation du best-seller de John Green, même si certains moments ont été omis, vraisemblablement pour ne pas prolonger la durée du film et rester alors dans l’instant saisissant d’un moment clé.

Un mélodrame fort, fabuleux de justesse, percutant et totalement bouleversant.

Évidemment, cette histoire me touche personnellement en plein cœur, le fantôme de Petit crabe – ma saleté de cancer – m’accompagne contre mon gré toujours au quotidien, toutefois ce récit est aussi destiné à un public ne connaissant pas ou peu la maladie… L’amour, l’amitié et le combat demeurent universels !

Sortez vos mouchoirs, cependant, pas dans l’unique but d’éponger votre tristesse. En effet, de nombreux et magnifiques passages d’ode à la vie, baignés d’une réelle sincérité, explosent face à la tragédie.

Les larmes brulent souvent nos joues de spectateur, mais pour autant elles sont régulièrement chassées par un rire émotif. L’espoir et l’optimisme omniprésents luttent parfaitement contre la maladie. Mention spéciale à Shailene Woodley (Hazel Grace) dont le jeu se révèle magistral.

À voir, sans craindre le côté larmoyant, et à se remémorer lorsque notre propre existence nous semble un peu fade et que nous oublions ou prenons pour acquis la chance incroyable de notre présent, d’être en bonne santé et de posséder le privilège de pouvoir vieillir…

Simplement splendide !

Si la vie vous jette par terre, levez les yeux : il y a des étoiles au-dessus de vous. »

Guy Finley

Sous les Jupes des Filles

sous les jupes

Pour son premier film en tant que réalisatrice, Audrey Dana dresse le portrait d’une nana type, aux multiples facettes, à travers la personnalité de 11 femmes.

Le casting incroyable est alléchant avec des actrices fabuleuses qui font rêver (Vanessa Paradis, Isabelle Adjani, Sylvie Testud, Julie Ferrier, Laetitia Casta…), que l’on déteste parfois dans le quotidien, que l’on adule pour leur propre vie, bref des actrices éblouissantes qui provoquent une réaction… Ce sont des femmes qui nous ressemblent avec ce subtil mélange de complexité. La fille chiante, mais tellement adorable, car déroutante !

Cependant, la promesse d’un régal cinématographie n’est guère tenue. Beaucoup de scènes dont l’humour est écrasé par la vulgarité, des dialogues percutants non pas par leur contenu, mais grâce aux obscénités dont ils regorgent littéralement. Un film qui rappelle les délires entre copines lorsqu’on était adolescente. La femme est représentée tour à tour comme une idiote, une nympho, une hystérique, une psychorigide… bref le catalogue des pathologies que certains machos se plaisent à décrire ouvertement.

Heureusement, le rythme soutenu permet de s’imprégner du film, la musique est exquise et les actrices sont réellement plaisantes et accrocheuses dans ces rôles de composition.

Délicat de donner un avis positif ou négatif. Ce long métrage offre globalement de bons moments, toutefois impossible de s’en satisfaire puisqu’il frôle constamment avec un sentiment de malaise.

Une comédie caricaturale, mais légère, dont la vision reste cependant rétrograde sur la femme actuelle. On quitte la salle de ciné, soulagée de ne pas être ce type de femme et de ne pas en côtoyer dans notre cercle d’amies (mes amies avec cette somptueuse beauté d’âme, je vous aime pour ce que vous êtes… et surtout ce que vous n’êtes pas !)

 Le film permet au moins de se sentir confortable dans sa propre vie… Et de rire encore de certaines blagues potaches !

De la femme vient la lumière. »

Louis Aragon

Le bonheur d’une bougie

1 an…

Ce formidable mois de juin 2014 célèbre la première bougie de notre livre « À chaque jour suffit sa peine ». Eh oui, déjà…

En une année, le bilan est tout simplement merveilleux.

Pourtant, il y a eu des moments de doute, de peur, de tristesse suite à la perte d’êtres aimés, mais nous ne retenons que l’instant de ces rencontres, ces petits gestes, ces témoignages intenses de victimes du cancer et de leur entourage, la sincérité de nos véritables amis, leur soutien indescriptible et l’amour inestimable de nos proches.

365 jours de rare richesse humaine, d’émotions et de langage du cœur… Une année qui s’est consumée paisiblement dans un unique bonheur.

Pour nous, la définition du bonheur est palpable, authentique, cependant il se révèle évident que pour beaucoup, cette conception représente une réelle quête impossible. Le chemin vers le bonheur est si souvent recherché, parfois difficile à atteindre. Il semble à porter de mains, mais s’éloigne vite, si nous ne le protégeons pas.

Le bonheur, un mot si doux à entendre : il semble facile de l’acquérir, de le donner et d’en recevoir… Et pourtant, tant de gens peinent à obtenir de merveilleux moments.

Le bonheur est essentiellement psychologique et il en existe différentes formes. Cette prise de conscience nécessaire peut être violente et dévastatrice à la fois. Pourtant, arrêtons de se cacher derrière de fausses excuses, en se mentant à soi-même. Pour mieux appréhender notre avenir, acceptons enfin notre véritable personnalité.

Écoutons sagement notre cœur, notre petite voix intérieure, sans attendre un futur prometteur ou en se berçant de nostalgie dans un passé révolu.

Je suis heureuse, tu es heureux, nous sommes heureux… N’est-ce pas facile à dire et à vivre ?

(suite…)

Barbecue

barbecue

Ayant besoin de me détendre en ce moment (le stress du tri, l’angoisse des cartons pour cause de déménagement… une boule de nerfs je suis !) je ne rate si possible aucune sortie au cinéma et privilégie les comédies sur grand écran. Le film « Barbecue » d’Eric Lavaine, avec son casting incroyable : Lambert Wilson, Franck Dubosc, Florence Foresti, Guillaume De Tonquédec, Jérôme Commandeur … m’a bien évidemment attirée.

Enfin, très honnêtement le titre ne me tentait pas vraiment. J’avais envie de retrouver cette bande de copains, mais, si possible, sans le côté beauf du « pique-nique / camping » !

De plus, le mot « barbecue » me rappelait tragiquement mes cours de français, avec cette acariâtre de Madame Raymonde, qui nous répétait inlassablement qu’il était obligatoire de prononcer « barbecue » à la française puisque ce mot venait de l’expression utilisée par François 1er, lorsqu’il revenait de chasse, pour désigner l’animal à embrocher « de la barbe au cul ». Tout un programme !

Vrai ou faux (il semblerait que cette version se discute et que ce mot anglo-saxon soit emprunté à l’espagnol « barbacoa », d’origine indienne), je vous confirme que vous passez pour une énorme quiche (sans oublier que votre chevelure est blonde !) si vous prononcez BARBECUL devant vos convives !

Bref, après cet égarement culturel, concernant cette comédie, Antoine (Lambert Wilson) est victime d’un infarctus pour ses 50 ans et à partir de cet incident, il décide de changer radicalement de vie.

Lambert Wilson en pleine crise de rébellion se révèle excellent. Il se lâche alors qu’il a toujours fait attention à avoir une hygiène de vie irréprochable (alimentation saine, pas d’alcool, de cigarette, du sport…), pour finalement récolter un arrêt cardiaque. Ce signe lui démontre que sa vie d’avant n’est certainement pas celle qui va lui permettre de continuer celle d’après…

Une véritable remise en question physique et psychologique ! Fini la vie saine et la diplomatie, bonjour les excès et la franchise !

Ce film est centré sur l’amitié et les difficultés à la conserver au fil des années. Sujet inlassablement développé dans les films qui malheureusement tourne souvent en rond. La belle brochette de comédiens tente de s’en donner à cœur joie, mais malgré son côté attachant, elle manque divinement de sincérité et tombe facilement dans les braises de la caricature.

Il reste un avant-gout des vacances avec des paysages magnifiques des Cévennes qui donnent sacrément envie de partager un barbecue entre amis, le temps d’un moment, simplement pour se retrouver.

Bon divertissement !

L’idéal de l’amitié c’est de se sentir un et de rester deux. »

Anne Sophie Swetchine

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