Posts Tagged ‘tolérance’

Always London

Sincèrement, je sais combien je suis chanceuse d’avoir eu l’opportunité de visiter de nombreux pays, pourtant je reste toujours attachée en priorité à Londres. Malgré les innombrables séjours depuis ma plus tendre jeunesse, cette ville me comble toujours autant. Constamment, je ressens ce lien invisible qui me guide vers elle, telle une réelle nécessité de m’imprégner alors de la richesse culturelle qui l’anime, tant sa propre créativité est inspirante.

À chaque voyage, je découvre avec enthousiasme de nouveaux endroits, déguste divers mets culinaires, rencontre des personnes dont l’accent demeure parfois aussi improbable que le mien… Tellement d’instants précieux qui m’apportent ce frétillement de bonheur, cette saveur inestimable de la première fois.

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À bras ouverts

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« Figure de la scène littéraire et médiatique française, Jean-Etienne Fougerole est un intellectuel humaniste marié à une riche héritière déconnectée des réalités. Alors que Fougerole fait la promotion dans un débat télévisé de son nouveau roman « A bras ouverts », invitant les plus aisés à accueillir chez eux les personnes dans le besoin, son opposant le met au défi d’appliquer ce qu’il préconise dans son ouvrage. Coincé et piqué au vif, Fougerole prend au mot son adversaire et accepte le challenge pour ne pas perdre la face. Mais dès le soir-même, on sonne à la porte de sa somptueuse maison de Marnes-la-coquette… Les convictions des Fougerole vont être mises à rude épreuve ! »

« À bras ouverts » représente la nouvelle comédie de Philippe de Chauveron, le réalisateur de l’immense succès de « Qu’est-ce qu’on a fait au bon Dieu ».

D’ailleurs (on ne change pas une équipe qui gagne !), il reprend les mêmes acteurs incontournables, à l’énergie débordante : Christian Clavier et Ary Abittan, tous deux excellents dans la loufoquerie de leur prestation réciproque. La belle Elsa Zylbertein rejoint, avec brio, ce casting de choc.

Agrémentées de dialogues percutants, certaines scènes se révèlent vraiment poilantes. De plus, ce long-métrage permet de délivrer un message de tolérance en abordant un sujet social délicat et toujours d’actualité… En espérant cependant que les nombreux clichés largement amplifiés de par la vision entre une riche bourgeoisie hypocrite et une communauté de Roms, constamment décriée médiatiquement, ne seront pas perçus au premier degré par certains spectateurs.

Bref, un joyeux spectacle, souvent pertinent. À apprécier seulement, loin de toutes polémiques, pour se délecter d’un agréable instant de rire. En effet, ce film n’a pas la prétention de devenir culte, mais permet agréablement d’ensoleiller un peu notre quotidien… C’est le but réussi de cette comédie rafraichissante !

Prendre en compte le hasard, et intégrer l’imprévu. »

Lars von Trier

La Belle et la Bête

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« Fin du XVIIIè siècle, dans un petit village français. Belle, jeune fille rêveuse et passionnée de littérature, vit avec son père, un vieil inventeur farfelu. S’étant perdu une nuit dans la fôret, ce dernier se réfugie au château de la Bête, qui le jette au cachot. Ne pouvant supporter de voir son père emprisonné, Belle accepte alors de prendre sa place, ignorant que sous le masque du monstre se cache un Prince Charmant tremblant d’amour pour elle, mais victime d’une terrible malédiction. »

L’un de mes grands classiques de Disney préférés lorsque j’étais petite fille. J’espérais donc avec une vive impatience l’adaptation moderne de ce merveilleux film d’animation. Sincèrement, l’attente en valait effectivement la peine tant le réalisateur Bill Condon a su redonner vie à la féérie unique de cet univers légendaire, en proposant cette sublime comédie musicale. Ah la nostalgie de l’enfance !

Dès le début de l’histoire (très respectueuse de la version d’origine), le spectateur sera subjugué par l’enchantement qui s’imprègne des décors grandioses, des costumes somptueux, des chorégraphies sensationnelles et des multiples effets spéciaux… Le tout agrémenté d’une bande-son très rythmée, encore plus appréciable en version originale.

De plus, certes le casting se révèle exceptionnel (notamment Luke Evans et Dan Stevens), mais c’est principalement lorsqu’apparait la comédienne Emma Watson que l’immersion fantastique devient extraordinaire. En effet, l’actrice charismatique excelle dans ce rôle féministe et s’offre même le loisir d’interpréter, avec une belle justesse, les diverses chansons qui parsèment ce superbe conte.

Voici un film poétique d’une rare beauté, époustouflant de magie, toujours porteur d’un message de tolérance, de respect et d’amour…

Tout simplement, un magistral spectacle d’émerveillement, véritable ode à la différence !

Il y a bien des hommes qui sont plus monstres que vous, dit la Belle, et je vous aime mieux avec votre figure, que ceux qui, avec la figure d’homme, cachent un cœur faux, corrompu et ingrat. »

Jeanne-Marie Leprince de Beaumont

Samba et Omar Sy à Marseille

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« Samba, sénégalais en France depuis 10 ans, collectionne les petits boulots ; Alice est une cadre supérieure épuisée par un burn-out. Lui essaye par tous les moyens d’obtenir ses papiers, alors qu’elle tente de se reconstruire par le bénévolat dans une association. Chacun cherche à sortir de son impasse jusqu’au jour où leurs destins se croisent… Entre humour et émotion, leur histoire se fraye un autre chemin vers le bonheur. Et si la vie avait plus d’imagination qu’eux ? »

À Marseille, le lundi 6 octobre 2014, j’ai eu l’immense chance d’être conviée pour assister à l’avant-première de « Samba », en présence de l’équipe du film : les réalisateurs Olivier Nakache et Éric Toledano, Omar Sy (dont c’est la cinquième collaboration), Tahar Rahim et Izïa Higelin. Un instant magique et privilégié !

Seul bémol, Charlotte Gainsbourg était absente, la pauvre avait manqué son train, dommage pour nous, mais je compatis étant régulièrement réfractaire aux horaires !

Cependant l’immense gentillesse de l’équipe a comblé cette absence. Tous ont assisté avec nous à la projection du film et ils ont pris nos commentaires après la séance. Ému, le public a applaudi et est resté debout plusieurs minutes dans la salle après le générique de fin.

Un grand moment unique de franche rigolade ! Une impression surréaliste ! Une ambiance dynamique et survoltée grâce à Omar Sy, un homme d’une rare gentillesse, d’une noble simplicité et terriblement chaleureux humainement.

Omar Sy représente véritablement la bonté et nous a témoigné une grande générosité en nous incluant dans la magnifique déclaration qu’il a faite à sa femme Hélène (présente également dans le cinéma) et, coquin, en a aussi profité : « Pour une fois que je tiens un micro dans la main, chérie je t’aime et te souhaite un bon anniversaire ». Toute la salle a chanté avec lui… Si son épouse souhaitait rester discrète à ce sujet, il faudrait retenter l’année prochaine !

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