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The Revenant

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« Dans une Amérique profondément sauvage, Hugh Glass, un trappeur, est attaqué par un ours et grièvement blessé. Abandonné par ses équipiers, il est laissé pour mort. Mais Glass refuse de mourir. Seul, armé de sa volonté et porté par l’amour qu’il voue à sa femme et à leur fils, Glass entreprend un voyage de plus de 300 km dans un environnement hostile, sur la piste de l’homme qui l’a trahi. Sa soif de vengeance va se transformer en une lutte héroïque pour braver tous les obstacles, revenir chez lui et trouver la rédemption. »

Le réalisateur Alejandro González Iñárritu (« Babel », « Birdman ») emprisonne le spectateur durant la durée totale de son film. Directement happé par l’histoire vraie de survie phénoménale d’une légende de trappeurs, ce récit tord l’estomac et bouleverse le cœur inévitablement.

Le duo d’acteurs Leonardo DiCaprio et Tom Hardy se révèle remarquable. En effet, ce dernier, loin de ses précédents rôles, incarne parfaitement le rôle du parfait méchant, manipulateur et fourbe dont le cynisme habite chaque trait de son personnage. La performance la plus spectaculaire est évidemment décernée à l’immense DiCaprio méconnaissable physiquement et saisissant de justesse. Même s’il reste quasiment muet, Leonardo incarne en profondeur et dans un total réalisme cet homme, ce taiseux laissé pour mort, qui va se battre pour lui et envers les autres. Sa moindre respiration tient en haleine et permet alors au public de sortir de son apnée émotionnelle. De plus, ce film qu’il a qualifié du « plus difficile de sa carrière » a permis à Leonardo DiCaprio d’obtenir enfin l’Oscar du meilleur acteur… Largement mérité !

La beauté des paysages, l’étendue de ces grands espaces indomptables et l’appréciation de chaque parcelle de cet environnement naturel demeurent somptueuses. Ce long-métrage présente le récit majestueux d’une nature sauvage dont les images époustouflantes donnent une réelle dimension à cette tragédie humaine et individualiste.

Entre instinct de survie, rage débordante et raisonnement, voici un chef-d’œuvre du cinéma qui sait conjuguer le rêve, l’espoir, mais aussi la peur primitive de l’instant.

Totalement unique, violent et renversant !

De nos jours on peut survivre à tout, excepté à la mort. »

Oscar Wilde

Au cœur de l’Océan

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« Hiver 1820. Le baleinier Essex quitte la Nouvelle-Angleterre et met le cap sur le Pacifique. Il est alors attaqué par une baleine gigantesque qui provoque le naufrage de l’embarcation. À bord, le capitaine George Pollard, inexpérimenté, et son second plus aguerri, Owen Chase, tentent de maîtriser la situation. Mais face aux éléments déchaînés et à la faim, les hommes se laissent gagner par la panique et le désespoir… »

Pour moi, il est carrément impossible de rater un film de Ron Howard, tant j’apprécie la vision de ce réalisateur sur le récit d’une histoire et ses talents incontestables de narration.

Ce film est basé sur la vie du baleinier Essex, dont les faits inspireront Herman Melville pour son roman « Moby Dick ». Dans cette adaptation cinématographique incroyable, les effets spéciaux se révèlent magnifiques, en effet les images en mer provoquent une véritable immersion au plus près des cachalots. Indéniablement, le spectateur est directement harponné par cette relecture atypique du livre tant le rendu visuel, magnifié par une captivante bande-son, permet de voguer avec ces âmes désespérées.

L’excellent casting, de Brendan Gleeson à Ben Wishaw, ne permet toutefois pas de s’attacher particulièrement aux protagonistes. Seul l’acteur australien Chris Hemsworth (méconnaissable tant il a perdu tous ses muscles de « Thor » ) exprime une sincère conviction, l’intense expression de son regard bleu acier suffit à imposer son talent.

Ce blockbuster spectaculaire offre une réelle vision sur la nature humaine, dévoilant certains aspects les plus sombres tels que la cupidité, la lâcheté, la méchanceté, mais aussi le courage. Le sens du devoir et du sacrifice sont largement exploités parmi les survivants jusqu’au basculement dans l’horreur… La propre survie de chacun sera analysée, jouée à la courte paille, l’humanité se fissure alors dans des abimes morbides.

Un film à grand spectacle dans lequel l’émotion est savamment dosée, avec un suspense haletant.

Vous n’admirerez plus jamais la mer avec le même regard !

Il faut toujours semer derrière soi un prétexte pour revenir, quand on part. »

Allessandro Baricco

Seul sur Mars

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« Lors d’une expédition sur Mars, l’astronaute Mark Watney (Matt Damon) est laissé pour mort par ses coéquipiers, une tempête les ayant obligés à décoller en urgence. Mais Mark a survécu et il est désormais seul, sans moyen de repartir, sur une planète hostile. Il va devoir faire appel à son intelligence et son ingéniosité pour tenter de survivre et trouver un moyen de contacter la Terre. A 225 millions de kilomètres, la NASA et des scientifiques du monde entier travaillent sans relâche pour le sauver, pendant que ses coéquipiers tentent d’organiser une mission pour le récupérer au péril de leurs vies. »

Depuis quelques années déjà, un film sur l’espace apparait régulièrement sur nos grands écrans. Cet univers inconnu passionne visiblement de nombreux réalisateurs, notamment, dans le cas présent, Ridley Scott. Indéniablement, ce metteur en scène demeure pertinemment le maître de la science-fiction, et il le prouve via ce périple sur Mars.

Malgré un scénario inventif, mais peu approfondi, l’intrigue reste haletante. Ainsi, le rythme effréné offre au spectateur un véritable attachement au protagoniste. On reste en apnée en attendant l’issue de ce sauvetage tout en savourant, étrangement, de bons instants de rigolade. En effet, Matt Damon (toujours remarquable) interprète brillamment ce solitaire aux idées ingénieuses pour survivre et regorge d’humour à travers des situations hallucinantes.

Cependant, ce long-métrage m’a aussi énormément passionné en raison de ses effets spéciaux (les tempêtes de sable se révèlent oppressantes de réalisme) et la musique qui enveloppe les instants de tension extrême. Sensationnel !

Une belle épopée, véritablement optimiste, explorant judicieusement toutes les ressources nécessaires pour une immersion totale au sein de ce voyage spatial… Un peu plus près des étoiles !

Vivre, c’est passer d’un espace à un autre en essayant le plus possible de ne pas se cogner. »

Georges Perec

Montrez ce Sein… Octobre Rose

Comme tous les ans, le mois d’octobre s’orne symboliquement de la couleur rose pour combattre le cancer du sein. Cet Octobre Rose est alors synonyme de souvenirs douloureux pour beaucoup de femmes victimes de cette terrible maladie, cependant il permet aussi de se mobiliser, d’informer et de développer le dépistage.

Un diagnostic dès le début du cancer offre de plus grandes chances de guérison et un taux de survie important. Il faut parler ouvertement de cette maladie, mais pas seulement. Les beaux discours, les photos-chocs et témoignages ne suffisent pas. Chacun doit intégrer dans son existence, son quotidien, cette notion de prévention indispensable. Pas uniquement les femmes. Le conjoint doit aussi vous rappeler qu’une simple mammographie peut vous permettre de continuer ensemble sereinement le chemin de la Vie.

Certes, ce mois permet de développer une réelle opération de sensibilisation, hélas le restant de l’année le combat se dissipe peu à peu. Les médias se tourneront vers d’autres sujets plus vendeurs, plus spécifiques à une période donnée… En novembre, il y a la Toussaint, on peut toujours recycler la couleur rose pour parer les chrysanthèmes du cimetière.

(suite…)

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