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L’Empereur

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« À travers le regard et les souvenirs de son aîné, un jeune manchot se prépare à vivre son premier voyage… Répondant par instinct au mystérieux appel qui l’incite à rejoindre l’océan, découvrez les incroyables épreuves qu’il devra à son tour traverser pour accomplir son destin et assurer sa survie et celle de son espèce. Marchez avec lui dans les paysages éphémères de l’Antarctique, ressentez la morsure du vent et du froid qui l’attendent à chaque pas et plongez avec lui dans les fonds marins jusqu’alors inexplorés. »

Après son précédent film « La marche de l’empereur », Luc Jacquet nous offre de nouveau un magnifique film magistral à destination de l’Antarctique afin de suivre les aventures de manchots devenus parents dans un monde souvent hostile.

Cet authentique documentaire animalier est superbement narré par l’acteur Lambert Wilson dont la voix, suave et douce, emporte le spectateur délicatement au sein de ce périple extraordinaire, véritable hommage à la vie. Subitement, les mots s’imprègnent sur chacun de ces paysages d’exception, agrémentés de la lenteur des pas lourds des animaux, délivrant alors un message écologique pour la préservation de cette nature trop souvent bafouée.

De plus, l’apprentissage de ce petit poussin, terriblement attachant, propose de nombreuses images touchantes et stupéfiantes tant elles sont auréolées d’émotion face à la puissance de survie durant ce rude voyage. En effet, les images sous-marines sont tout simplement époustouflantes de beauté, permettant l’immersion dans un univers glacial, lumineux, d’une réelle poésie… Le paradis blanc sur grand écran !

Un moment de grâce… Totalement majestueux !

Le spectacle de la nature est toujours beau. »

Aristote

En une seule bourrasque

Le début de l’année s’annonce prometteur… Effectivement, il vient de m’arriver un évènement anodin qui m’a sensiblement incitée à réfléchir sur ces acquis matériels, essentiels à mon statut de privilégiée, à savoir l’électricité, un élément courant (sans jeux de mots), terriblement banal, et pourtant tellement indispensable… Si bien, que l’on ne se pose même plus la question : comment faisait-on avant ? Je préfère ne même pas y penser !

Suite à ma récente déconvenue, dorénavant, je promets de toujours souhaiter dans mes prochains vœux de conserver le pouvoir de mes prises électriques ! En effet, la dernière tempête (dont je ne désire pas préciser le prénom tant toute familiarité avec elle me débecte !) vient de fouetter violemment la France et plus particulièrement MA maison. Ainsi, par un après-midi glacial, je me suis retrouvée sans électricité. Une coupure insignifiante, qui s’est éternisée contre mon gré, mettant en ébullition ma zénitude habituelle.

(suite…)

Carole Matthieu

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« Médecin du travail dans une entreprise aux techniques managériales écrasantes, Carole Matthieu tente en vain d’alerter sa hiérarchie des conséquences de telles pratiques sur les employés. Lorsque l’un d’eux la supplie de l’aider à en finir, Carole réalise que c’est peut-être son seul moyen de forcer les dirigeants à revoir leurs méthodes. »

Certes, si le sujet ne m’avait pas autant touchée personnellement, je n’aurais certainement pas choisi de visionner ce genre de film au cinéma (déjà diffusé d’ailleurs en novembre sur Arte). En effet, en période dite festive, la noirceur de l’histoire semble difficilement acceptable. Pourtant, ce récit intense conforte les émotions et ressentis présentés dans notre prochain livre, il était donc inévitable alors de se sentir interpellée par cette douleur portée à l’écran.

En adaptant le roman « Les visages écrasés » de Marin Ledun, le réalisateur Louis-Julien Petit propose ici un film social dénonçant la dégradation des conditions de travail d’une certaine entreprise qui engendrent inexorablement de réelles souffrances.

Dans le rôle de ce médecin courage tentant de résister vaillamment aux diverses pressions sociales et hiérarchiques, l’actrice exceptionnelle, Isabelle Adjani, se révèle magistrale tant sa prestation reste étonnante et époustouflante. Admirablement, la comédienne, toujours puissante dans sa force de caractère, mais aussi terriblement fragile, représente le seul visage humain luttant désespérément face à ce monde cruel.

Évidemment, ce film documentaire émeut, écœure, en dévoilant une certaine vision de notre société actuelle détruisant inexorablement l’humanité, toutefois il offre aussi une véritable prise de conscience. Ainsi, mettre en lumière le harcèlement moral, ce terrible burn-out professionnel, permet de déculpabiliser sensiblement toutes les malheureuses victimes.

Édifiant, et malheureusement extrêmement réaliste !

La première condition du bonheur est que l’homme puisse trouver sa joie au travail. »

André Gide

 

Room

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« Jack, 5 ans, vit seul avec sa mère, Ma. Elle lui apprend à jouer, à rire et à comprendre le monde qui l’entoure. Un monde qui commence et s’arrête aux murs de leur chambre, où ils sont retenus prisonniers, le seul endroit que Jack ait jamais connu. L’amour de Ma pour Jack la pousse à tout risquer pour offrir à son fils une chance de s’échapper et de découvrir l’extérieur, une aventure à laquelle il n’était pas préparé. »

Inspiré du roman éponyme d’Emma Donoghue, traitant d’un célèbre fait divers macabre autrichien, ce film de Lenny Abrahamson dévoile un véritable thriller psychologique, se déroulant en deux phases. Dans cette histoire malsaine, poignante et pourtant terriblement touchante, seul l’amour transparait continuellement en fil conducteur, tant ce huis clos physique et intellectuel est oppressant, déroutant.

L’actrice phénoménale Brie Larson (récompensée notamment d’un Oscar, largement mérité, pour sa bouleversante prestation) est tout simplement époustouflante de justesse, émouvante en maman-courage, tentant de survivre constamment pour l’unique amour inconditionnel de son fils. Ce dernier, le jeune et adorable Jacob Tremblay excelle en enfant candide et spectateur de cette vie qui l’entoure, cette prison qui ne lui semble pas exister… Lui aussi méritait amplement une statuette tant sa performance est spectaculaire ! En effet, on plonge inévitablement dans son regard subjuguant, ses grands yeux vibrants d’émotion, de fascination et d’effroi.

Dans la première partie, le spectateur comprend peu à peu la situation tragique, espère avec cette maman et son enfant, lutte avec eux dans cet instinct de survie, protecteur et sauvage, puis garde espoir en leur évasion… Dans la seconde, le constat est différent. Certes, cette découverte de monde extérieur, l’exploration de simples petits plaisirs inconnus durant leur détention, les retrouvailles familiales offrent un véritable cocon de douceur en expérimentant une nouvelle adaptation. Cependant, même si une liberté physique est la racine d’une future renaissance, la reconstruction morale ne reste jamais acquise face à ce genre de traumatisme.

Un film original, touchant, sensible et poétique dans sa perspective humaine. À découvrir absolument !

La liberté est le fruit de l’intelligence et de l’amour. »

Félicité Robert de Lamennais

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