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Le miroir aux alouettes

Avant la prochaine sortie imminente de notre second livre « Le bal des pétasses », voici quelques mots uniquement destinés à vous, précieux lecteurs de notre blog, afin de vous présenter, notre personnage principal : Lina.

En lisant, en tant que privilégiés,  le début de ce roman, vous pourrez ainsi percevoir sa volonté accrue d’incorporer un univers professionnel et son désir d’affronter la réalité du monde du travail.

Bien évidemment, ses premiers pas engendreront ensuite de nombreuses tribulations et autres péripéties. Une véritable immersion qui ressemble à un long chemin semé d’embuches… Courage Lina !

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Le conseil de classe

Depuis ma plus tendre enfance, l’école représente un florilège de souvenirs douloureux. Constamment, ma timidité exacerbée (et maladive)  était mise à rude épreuve tant les professeurs (parfois, trop autoritaire à mon goût personnel) m’effrayaient. Le simple appel de mon nom me faisait rougir de honte pour des bêtises imaginaires dont je n’ai pourtant jamais été coupable.

À présent, j’ai reporté ma phobie scolaire sur le propre parcours de mon enfant adoré. Et comme tous les ans, ce que je redoutais le plus se produit : le fameux conseil de classe. Le tout premier, celui qui vous collera une étiquette de mère parfaite ou indigne pour le restant de l’année scolaire. Afin de tenter de m’apaiser un peu, je demande à mon fils chéri si je dois craindre le pire. Ce dernier semble offusqué par ma question, oubliant visiblement sa créativité débordante pour tout ce qui concerne l’engagement à contourner l’interdit et me rétorque « T’inquiète, Maman, tout roule, je gère… », cela ne me rassure nullement.

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C’est grave docteur ?

Limite phobique, je ne vais jamais chez le médecin.

Enfin pour être totalement honnête, je le vois, ce fameux docteur, une fois par an (par pure obligation) pour un renouvellement d’ordonnance lié la prescription de mon médicament contre l’hypothyroïdie, autrement je l’évite judicieusement (même s’il est plutôt beau garçon avec un charisme à la Mark Greene). Non pas que je n’ai pas confiance en lui, mais il me semble que Google prend un peu plus au sérieux les terribles pathologies dont je souffre en général.

Quotidiennement, suite aux divers maux que je ressens, ce moteur de recherche me donne des réponses pertinentes et je considère alors que mon hypocondrie n’est pas du tout injustifiée… Malade imaginaire, la bonne blague !

À chaque fois, mon médecin semble penser que ce sont des maladies bénignes et que je n’ai donc aucune raison de m’inquiéter sérieusement. Bref, au vu de nos différences évidentes de diagnostics, je doute légèrement de sa compétence à évaluer mon dramatique état et évite donc de le rencontrer en consultation (en plus, cela m’évite l’interminable et pénible attente dans la fameuse salle d’attente pour tout bon patient qui se respecte). Puisqu’il me soigne si peu souvent, j’espère ainsi que lors d’une prochaine visite, il sera au maximum de ses capacités, c’est à dire conforme aux résultats que je sais pertinemment déjà avoir. La qualité prime toujours sur la quantité.

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Tendre la main

Comme toutes les fins de semaine, mon frigo est désespérément vide (alors que j’ai le sentiment intime de ne quasiment rien manger, sauf du chocolat et des noix de Macadamia), et comme toutes les fins de semaine, je rechigne allègrement à aller faire des courses. Autant, j’aime inlassablement le shopping et flâner devant les vitrines des boutiques, autant je déteste catégoriquement remplir un caddie de denrées alimentaires. Au moins, je n’ai aucun achat compulsif en ce domaine (il y a toujours du positif dans le négatif !)

Direction le supermarché le plus proche, liste détaillée en mains (pour gagner du temps et définir l’essentiel), prête à affronter la marée humaine de 18h30 qui veut elle aussi effectuer ses courses. Dès le parking, la tension est palpable pour choper une place libre de stationnement. Afin d’éviter tous conflits, je me gare assez loin et trottine jusqu’à l’entrée sous les klaxons d’énervés refusant de se céder la place tant convoitée au même moment ! Et le clignotant alors !

Montre en main, je réalise miraculeusement l’ensemble de mes achats en un quart d’heure, je pousse énergiquement, comme une championne de vitesse le caddie, choisi mes produits habituels qui pour une fois n’ont pas changé de place (je bafferai à plaisir le chef de rayon, vraisemblablement un homme affectionnant Valérie Damidot, qui est régulièrement habité d’une envie de « fraicheur » sur son rayon et le déplace alors à l’autre bout du magasin… sans me prévenir !)

Me voici enfin à faire la queue tranquillement devant une caisse. Quand j’observe avec attention cette foule humaine, alignée sagement devant chaque caisse, je suis toujours aussi émerveillée de penser que tous ces gens patientent pour donner de l’argent, attendent de payer leurs victuailles sans réelle animosité, alors que la plupart du temps ces mêmes personnes ne peuvent simplement donner gracieusement quelques minutes de leur précieux temps à autrui.

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