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Cinquante Nuances plus sombres

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« C’est un Christian blessé qui tente de reconquérir Anastasia. Cette dernière exige un nouveau contrat avant de lui laisser une seconde chance. Mais une ombre surgit du passé de Christian et plane sur les deux amants, déterminée à détruire un quelconque espoir de vie commune. »

Ce joli film doucement érotique, associant tout de même une dose de thriller, est réalisé par James Foley. Il s’agit du deuxième volet de l’adaptation cinématographique du phénomène « 50 Shades of Grey« , écrit par E.L James.

Enfin un nouvel opus de cette magnifique romance, intense et torride entre un play-boy milliardaire sadique, Christian Grey (Jamie Dornan, hyper musclé) et une jeune fille, Anastasia Steele (Dakota Johnson, toujours désirable et superbement belle). Ah, la magie de l’amour que j’ai contemplée un soir de Saint-Valentin dans cette salle obscure ! La complicité reste réelle, permettant aux protagonistes un jeu plus savamment étudié et approfondi notamment dans la complexité de leur propre personnalité. À noter aussi la présence de la parfaite garce de service, Kim Basinger, dans le rôle de la méchante.

Bref, quel plaisir (cependant à réserver principalement pour les fans de cette saga) de retrouver ce conte de fées contemporain pour adultes. Même si les scènes de sexe sont plutôt légères et n’offrent que peu de réelle excitation visuelle, heureusement, la musique agrémente l’ambiance d’une note suggestive.

Allez on y croit encore en se persuadant que la suite sera alléchante…

L’amour est une passion qui met l’âme en désordre, et qui lui fait commettre les plus grandes fautes. »

Madeleine de Scudéry

 

Deadpool

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« A l’origine, il s’appelle Wade Wilson : un ancien militaire des Forces Spéciales devenu mercenaire. Après avoir subi une expérimentation hors norme qui va accélérer ses pouvoirs de guérison, il va devenir Deadpool. Armé de ses nouvelles capacités et d’un humour noir survolté, Deadpool va traquer l’homme qui a bien failli anéantir sa vie. » 

Ce dernier Marvel présente un personnage totalement inclassable de par sa vulgarité, son côté outrancier et une audacieuse impertinence. Ce blockbuster, réalisé par Tim Miller (avec un budget restreint) ne démérite pas, grâce à l’humour noir omniprésent et de spectaculaires rebondissements visuels. Sans grande prétention, mais avec une réelle efficacité, voici un film irrésistible de super-héros atypiques et distrayant qui ressemble à une jolie parodie transgressive.

Le sexy et irrévérencieux Ryan Reynolds, qui endosse aussi la casquette de co-producteur, réalise ici une performance d’acteur à la gloire d’un personnage séduisant et complètement déjanté, très largement différent des  autres comics.

Malgré un scénario un peu léger, les scènes d’action offrent un véritable spectacle de grande envergure et le rythme ne s’essouffle pas…. Pas le temps de s’ennuyer ! Le spectateur complice se réjouira de certaines références cinématographiques assez jubilatoires tout en se délectant des dialogues hilarants et pointus, souvent grossiers, mais jamais totalement vulgaires. Flirtant constamment avec le mauvais goût et énormément d’absurdité, ce long-métrage permet toutefois de se satisfaire d’un rare moment d’humour corrosif, décomplexé, grotesque… et pourtant tellement jouissif !

Ne pas hésiter à choisir la version non censurée, même si à réserver cependant à un public ultra averti puisque certains passages sont très violents, vraiment explicites et les dialogues peuvent parfois être « trash » avec des allusions sexuelles franchement crues ou outrancières.

De plus, la bande originale du film se révèle excellente… De la bonne musique qui ravive de nombreux souvenirs pour les plus âgés. Fan de George Michael, je n’ai pu que me réjouir de retrouver son premier tube solo « Careless Whisper » dont la tendresse dégoulinante dénote joyeusement avec cette ambiance nettement violente. Deadpool aime Wham!, heureusement personne n’est parfait !

Une presque comédie, en roue libre, qui souffle un vent frais, plutôt givré, sur l’univers aseptisé des précédents héros Marvel !

Il y a plus de héros dans l’ombre que dans la lumière. »

Alain Mabanckou

Crazy Amy

crazy

« Depuis sa plus tendre enfance, le père d’Amy n’a eu de cesse de lui répéter qu’il n’est pas réaliste d’être monogame. Devenue journaliste, Amy vit selon ce crédo – appréciant sa vie de jeune femme libre et désinhibée loin des relations amoureuses, qu’elle considère étouffantes et ennuyeuses ; mais en réalité, elle s’est un peu enlisée dans la routine. Quand elle se retrouve à craquer pour le sujet de son nouvel article, un brillant et charmant médecin du sport nommé Aaron Conners, Amy commence à se demander si les autres adultes, y compris ce type qui semble vraiment l’apprécier, n’auraient pas quelque chose à lui apprendre. »

Sans aucun doute, ce film de Judd Apatow ( connu pour « 40 ans : mode d’emploi« ) représente la comédie romantique typiquement américaine. Pour les amateurs du genre, tous les ingrédients sont réunis pour passer un agréable moment, sans se prendre la tête (ce qui n’est déjà pas si mal, en cette période délicate…)

Certes, le niveau général ne se révèle pas très élevé tant les situations sont parfois primaires, pour autant les dialogues sont percutants et l’humour grinçant permet de rire sans réfléchir. C’est franchement drôle, souvent en dessous de la ceinture, limite vulgaire, mais terriblement attendrissant dans cette grossièreté outrancière. De plus, cette sympathique Amy (qui a écrit le scénario) plait particulièrement puisqu’enfin elle déroge aux beautés superficielles estampillées « made in USA ». Nature et sans fioritures, certainement les raisons d’un tel succès ! Chaque femme peut ainsi facilement s’identifier à elle.

Le casting, avec de nombreuses célébrités, permet aussi de découvrir d’autres acteurs plus méconnus du grand public : Amy Schumer est excellentissime, Tida Swinton totalement méconnaissable et Ezra Miller exploite à merveille ses compétences. Cependant, il reste regrettable que l’épilogue soit assez plat et achève, sans grande ambition, ce long-métrage.

Pourtant, indéniablement, on s’amuse et l’on s’étonne même de s’esclaffer devant de tels moments incongrus. Le film, d’un moment de vie, idéal pour passer une bonne soirée, plus particulièrement entre filles, et ensuite savourer une exquise pizza tout en parlant de ces hommes kleenex … ou pas.

Je ne sais rien en matière de sexe, parce que j’ai toujours été mariée. « 

Zsa-Zsa Gabor

50 nuances de Grey

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Impossible de rester indifférent à ces 50 nuances… On aime ou on déteste, même le duo du « Caillou Rose » est divisé !

« L’histoire d’une romance passionnelle, et sexuelle, entre un jeune homme riche amateur de femmes, et une étudiante vierge de 22 ans. »

Voici le film tant attendu, dont personne ne devait parler, seulement murmurer sur la bande-annonce… et finalement il y a peu de choses à en dire suite à sa sortie en salle le 11 février. La patience n’est pas toujours récompensée, l’attente et l’espoir restent finalement parfois préférables.

Les fans du premier livre d’E.L. James, seront certainement décontenancés par la platitude du long-métrage, ce dernier omettant certains faits et retranscrivant peu les scènes dites torrides. À moins que l’érotisme ne devienne ennuyeux à ce point ?

Le personnage de Christian Grey n’est pas assez exploré, son côté sombre, sa face mystérieuse ne transpercent pas dans le film. L’acteur Jamie Dornan semble trop « propret », playboy douceâtre, pour endosser un tel rôle de dominance. La fraicheur liée à la spontanéité de la belle Dakota Johnson permet toutefois de se laisser bercer par certaines illusions au romantisme feint.

Cependant, cela demeure un film plaisir, bon divertissement au goût sulfureux, à visionner un soir de procrastination.

À voir pour se faire une opinion et surtout pour écouter sans modération l’exquise bande originale. Sans aucun doute, la perception du spectateur sera sensiblement différente si ce dernier a ou non lu le roman dont le film est inspiré.

Personnellement, je préfère me remémorer mes souvenirs d’enfance et la liaison torride entre Mickey Rourke & Kim Basinger… et le glaçon !

(suite…)

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