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Ma famille t’adore déjà !

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« Julien, trentenaire bonne pâte et modeste, créateur d’applications pour smartphone, est fou d’amour pour Eva, journaliste dans la presse professionnelle. Après avoir accepté la demande en mariage de Julien, Eva est obligée de le présenter à ses parents qui résident sur l’île de Ré. Au cours d’un week-end de folles péripéties, Julien va faire exploser sa future belle-famille qui ne tenait que par des mensonges et des faux-semblants… »

Cette sympathique comédie française est réalisée par l’humoriste Jérôme Commandeur, qui signe ici sa première réalisation, avec Alan Corno et produite par Dany Boon.

Ce film dispose d’une pléiade de têtes d’affiche, notamment Thierry Lhermitte et Marie-Anne Chazel en duo redoutablement efficace dans le rôle des beaux parents. De plus, on retrouve avec plaisir Sabine Azéma, tout en savourant la prestation de Valérie Karsenti, réellement formidable. Enfin, le couple formé par Arthur Dupont et Déborah François s’avère particulièrement attachant. Finalement, cette galerie d’individus déjantés reste assez réaliste !

Malgré la facilité du scénario (les histoires de famille sont une source inépuisable pour le cinéma ce qui rend l’originalité du sujet de moins en moins convaincante), le panel de personnages savoureux, à l’humour ravageur, offre une vision fraiche et pragmatique à de nombreux moments. En effet, la représentation de certains aspects masculins se révèle intelligemment démontrée, principalement lors des scènes avec la nounou allemande, ultra-sexy en mini bikini, donnant vie à diverses situations cocasses.

Bref, tout en admirant les magnifiques images de l’île de Ré et en nous délectant de dialogues souvent délicieusement piquants, voici un honnête divertissement facétieux, simplement efficace dans l’amusement de l’instant.

En famille, tout se sait, mais rien ne se dit. »

Jean Gouny

Elvis & Nixon

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« En 1970, Elvis Presley se rend à Washington dans le but de convaincre le président Nixon de le nommer agent fédéral. Se présentant à l’improviste à la Maison Blanche, la rock-star réussit à faire remettre une lettre en mains propres au président pour solliciter un rendez-vous secret. Conseillers de Nixon, Egil « Bud » Krogh et Dwight Chapin expliquent à leur patron qu’une rencontre avec Elvis au cours d’une année électorale peut améliorer son image. Mais Nixon n’est pas d’humeur à donner satisfaction à l’artiste. C’est sans compter sur la détermination d’Elvis ! Il propose un « contrat » à Krogh et Chapin : il signera un autographe pour la fille de Nixon en échange d’un tête-à-tête avec le président. À la très grande surprise de Nixon et de ses conseillers, l’homme politique et le chanteur se découvrent des affinités. À commencer par leur mépris affiché pour la contreculture… »

Elvis représente le premier artiste que j’ai admiré et que j’admire toujours. Lorsque j’étais enfant, beaucoup écoutaient Dorothée ou Chantal Goya (une époque sans doute lointaine pour certains nettement encore trop jeunes !) mais dès mes six ans, j’ai été submergée par l’homme et le personnage charismatique que représentait Elvis. The King : un mythe toujours unique et irremplaçable !

Le film de Liza Johnson retrace une rencontre totalement improbable entre l’icône Elvis et le président Nixon. Deux personnages énigmatiques que tout oppose et dont la finalité de cette entrevue, dans le fameux bureau ovale, ne pouvait être imaginée.

Certes, au premier abord, le spectateur (encore plus s’il est fan) ne pourra qu’être dérouté par le choix de Michael Shannon pour incarner Elvis. En effet, il ne lui ressemble nullement physiquement et pourtant l’acteur réussit parfaitement à retranscrire la personnalité du chanteur, l’aura qui émanait de lui. Quant à l’excellent Kevin Spacey, il demeure impérial dans le rôle de Nixon, président tant détesté, en détournant à souhait les subtilités de son personnage.

Qu’importe si la réalité de ce rendez-vous est véritablement retranscrite, cela demeure un moment absolument incroyable dans son déroulement tant cette histoire véridique semble rocambolesque entre ces célébrités improbables. Ce duo, particulièrement réussi, porte totalement le film sur ses épaules et permet d’offrir une réelle comédie vraiment drôle, légèrement loufoque.

Une rencontre de haute voltige entre ces deux symboles de l’Amérique, qui allie de l’humour piquant et un jeu subtil entre les ego des protagonistes.

Je ne veux pas manquer le paradis à cause d’un détail technique. »

Elvis Presley

Solitude souterraine

Un épisode ordinaire dans la vie d’une maman… enfin, normalement. Le week-end dernier, j’ai emmené mon fils adoré se faire couper les cheveux dans une galerie commerciale. L’avantage, pas de rendez-vous à prendre, toujours une place de disponible et la petite coiffeuse qui travaille dans ce salon, plaît énormément à mon héritier. Je crois même percevoir que ses hormones d’ado se rappellent à lui lorsqu’elle lui masse doucement le crâne. Donc, pour lui faire plaisir, nous allons toujours au même endroit depuis déjà un certain temps.

Pendant qu’il la charme avec entrain, j’en profite alors pour effectuer quelques courses. Souvent, mon homme m’accompagne et nous décidons régulièrement de manger ensuite dans un petit resto sympathique. Le farniente d’un samedi incite à un repas à la bonne franquette chez l’italien du coin dont les odeurs alléchantes nous attirent fortement. Avec délice, nous profitons du calme de cet instant et dinons donc tranquillement en savourant des lasagnes suivies d’un « léger » tiramisu pour faire glisser tout ça. Le week-end, les calories aussi s’éclatent sur mes hanches ! « Libérée, délivrée » comme chanterait l’autre !

Puis, vers 22 heures, repus, nous nous rendons dans le parking souterrain pour récupérer notre véhicule. Cependant, à cet instant, nous vivons un grand moment de solitude. Pour une fois, je ne suis pas seule à faire ma blonde, mon mari peut aussi participer (ma générosité légendaire). En effet, le parking est fermé. Impossible de rentrer à l’intérieur. Nous voici alors coincés à l’extérieur, enfermés dehors… le délire du samedi soir ! Je suis prise immédiatement d’un terrible fou rire. Ce foutu parking reste inaccessible, pourtant bondé de voitures stationnées, sans aucune annonce stipulant sa fermeture à 20h30 pour prévenir les propriétaires (distraits) des véhicules.

(suite…)

Un rayon de soleil

Mon appréhension injustifiée a laissé place à la tristesse de se quitter déjà. Enfin, j’ai rejoint cette relation « virtuelle » non sans quelques craintes, toutefois totalement envolées et infondées lors de nos premiers échanges.

Rien ne nous prédestinait vraiment à nous rencontrer physiquement. Notre lien derrière nos écrans aurait pu se conjuguer encore de nombreuses années. Maintenant, tout semble différent… Parfois, le web, ce monde virtuel sans véritables fondements de valeurs qui se nourrit peu à peu de vanité et de superficialité, offre toutefois un splendide arc-en-ciel relationnel. Une bulle d’oxygène !

Auparavant, en pensant à elle, je ressentais uniquement une forte sympathie à son égard, pourtant, à présent je l’évoque en qualité d’amie proche, terme pourtant employé avec beaucoup de restrictions me concernant de par mon coté sélectif (à mes yeux, la qualité des liens prime sur la quantité). En effet, l’amitié ne s’accorde pas avec une logique tangible, difficile de comprendre pourquoi nous construisons de réelles affinités avec telle ou telle personne ?

Avec elle, je ne peux toujours pas répondre à cette question fondamentale. Depuis elle, je n’évoque plus ces interrogations élémentaires. Simplement, je sais et le ressens.

Quelques modestes jours ont suffi pour que notre complicité soit réciproque, qu’une confiance évidente s’installe entre nous, permettant de partager des sujets parfois intimes, sans jugements et avec beaucoup de rires communiés.  Une étrange sensation de se connaître depuis toujours, de ne pas être seulement une étrangère l’une pour l’autre. Une totale fluidité dans le cours naturel de la vie.

À présent, je l’associe à certains moments de bonheur, je me rappelle avec un sourire aux lèvres certaines expressions de langage, je pense aussi à des moments du quotidien banalement normaux ayant cependant provoqué un débat dans une belle hilarité. Ces rares journées auprès d’elle ont chassé les nuages qui parfois assombrissaient mes pensées.

Spontanément, elle m’a ouvert les portes de sa charmante maison, sa famille (redoutablement formidable) m’a accueillie sans aucune retenue. Tous ont donné une saveur délicieuse au temps partagé, de simples moments insignifiants sont devenus de beaux instants.

Le futur de notre relation reste encore indéfini, mais promet certainement de précieux moments. Comme une évidence, lorsqu’une lumière éclaire vos pas, il n’est plus nécessaire d’avancer à tâtons vers le lendemain.

La seule amitié qui vaille est celle qui naît sans raison. »

Arthur Van Schendel

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