Posts Tagged ‘passion’

Ballerina

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« Félicie est une jeune orpheline bretonne qui n’a qu’une passion : la danse. Avec son meilleur ami Victor qui aimerait devenir un grand inventeur, ils mettent au point un plan rocambolesque pour s’échapper de l’orphelinat, direction Paris, ville lumière et sa Tour Eiffel en construction ! Félicie devra se battre comme jamais, se dépasser et apprendre de ses erreurs pour réaliser son rêve le plus fou : devenir danseuse étoile à l’Opéra de Paris… »

Ce sympathique film d’animation français est réalisé par Eric Summer et Eric Warin. Cette belle histoire, dont la trame n’a rien à envier aux dessins animés Walt Disney, présente une épopée romanesque aux fortes valeurs morales. Émotions, amitié, tendresse et humour symbolisent le parcours des protagonistes sur un rythme palpitant.

En effet, les décors sont de toute beauté et le voyage entre la Bretagne et l’Opéra offre une magnifique reconstitution d’un Paris haussmannien à la fin du XIXe siècle. Certes, l’adorable héroïne, véritable charmeuse auréolée d’une certaine grâce, se révèle particulièrement attachante tant nous avons aussi envie de croire en la réalisation de son rêve.

Cependant, ce sont certainement les différentes chorégraphies (créées avec minutie par l’ancienne danseuse étoile Aurélie Dupont et son époux, le danseur Jérémie Bélingard) qui époustouflent le spectateur. Au son d’une musique envoutante, entre petits pas, arabesques et autres entrechats, chaque danse se joue d’audace et de perfection devant le travail réalisé soigneusement, entretenu par le désir de la passion.

Un sublime conte qui illuminera d’étoiles le regard des plus petits et offrira de beaux instants de féérie aux plus grands. Un concentré de bonheur au cinéma !

La vie est un rêve, fais en une réalité. »

Mère Teresa

Carol

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« Dans le New York des années 1950, Therese, jeune employée d’un grand magasin de Manhattan, fait la connaissance d’une cliente distinguée, Carol, femme séduisante, prisonnière d’un mariage peu heureux. À l’étincelle de la première rencontre succède rapidement un sentiment plus profond. Les deux femmes se retrouvent bientôt prises au piège entre les conventions et leur attirance mutuelle. »

Tiré de l’excellent roman de Patricia Highsmith, Todd Haynes réalise ici un film somptueux, d’une beauté extrême. Dans une atmosphère presque glaciale, le New York des années 50 représente un vaste carcan de préjugés, entre conventions et classes sociales, dans lequel les femmes, soumises à l’emprise masculine, n’ont aucune indépendance, aucun choix si ce n’est celui du respect absolu de cette image sociale.

Dans ce décor de relations interdites, les magnifiques costumes de Sandy Powell habillent divinement cette ambiance feutrée à la pudeur élégante, auréolée d’une lumière pure et agrémentée d’une BO fabuleuse.

En bourgeoise sophistiquée, l’actrice stupéfiante Cate Blanchett se révèle tout simplement exceptionnelle, terriblement gracieuse et royale dans sa superbe. Durant cette histoire d’amour magnifique, la performance avec sa partenaire Rooney Mara, à l’interprétation charismatique et mystérieuse, demeure saisissante. Ainsi, le spectateur reste totalement captivé par la relation unique qu’entretiennent ces deux femmes, suivant passionnément les périples de cette romance taboue dans une Amérique conservatrice et moralisatrice.

Entre raffinement, élégance et noirceur, « Carol » est un film bouleversant, terriblement émouvant dont on ne peut sortir indemne. À lui seul, il représente certainement la plus belle définition du mot « amour » puisqu’il donne viscéralement l’envie d’aimer l’autre.

La femme vit par la pensée de l’amour autant que par l’amour même. »

George Sand

Creed : L’Héritage de Rocky Balboa

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« Adonis Johnson n’a jamais connu son père, le célèbre champion du monde poids lourd Apollo Creed décédé avant sa naissance. Pourtant, il a la boxe dans le sang et décide d’être entraîné par le meilleur de sa catégorie. À Philadelphie, il retrouve la trace de Rocky Balboa, que son père avait affronté autrefois, et lui demande de devenir son entraîneur. D’abord réticent, l’ancien champion décèle une force inébranlable chez Adonis et finit par accepter… »

Petite confidence, j’ai grandi avec Sylvester Stallone, évolué avec les divers « Rambo » et « Rocky » et j’ai toujours adoré son univers musclé (au sens propre comme au figuré), le charisme du personnage et la sensibilité de l’homme. Évidemment, j’attendais donc avec impatience ce nouvel opus (même si ce n’est pas lui le sujet principal du film) réalisé par Ryan Coogler.

Dans ce film, riche en bouleversements, l’hommage à « Rocky » se révèle extraordinaire. Avec émotion, on ouvre de nouveau les différents chapitres de l’histoire de ce boxeur pour définitivement ensuite les refermer : la quête des origines doit prendre fin.

Les protagonistes Michael B. Jordan et Sylvester Stallone forment un duo profondément touchant, crédible, presque à l’état brut tant l’on ressent le lien qui les unit. Doté de beaucoup d’humour et d’autodérision, l’éternel Stallone se moque de son personnage vieillissant tout en transmettant le flambeau à la jeune vedette.

La réalité visuelle se révèle extraordinaire : les combats, filmés avec une grande virtuosité, sont réellement percutants et grandioses notamment le duel final vrillant d’intensité. De plus, la BO, qui accompagne les diverses scènes captivantes, transcende totalement les moments émouvants de l’Étalon italien. Certes, Stallone cède son titre et ne devrait être qu’un personnage secondaire de ce long-métrage, pourtant c’est uniquement pour lui que l’on s’inquiète, que l’on tremble, que l’on suit son nouveau combat contre la maladie, que l’on essuie discrètement une larme… Difficile pour les groupies de jeter l’éponge sur cette légende !

Un très beau film (les fans inconditionnels seront comblés) qui prône les véritables valeurs familiales, le courage, l’honneur, l’amour et le choix de son destin. Avec une totale authenticité, la légende Stallone se libère de tous ses combats et nous laisse totalement émus par tant de nostalgie.

Un véritable uppercut émotionnel en pleine face !

L’amour est une loyauté absolue. Les gens se fanent, les regards se fanent, mais la loyauté ne se fane jamais. »

Sylvester Stallone

London in Love

Il y a des endroits dont on ne se lasse jamais, qui sont ancrés dans nos cœurs, évocateurs de souvenirs fabuleux, de douces rencontres et de clichés heureux. Londres reste depuis longtemps ma ville favorite, celle où je suis « moi », délaissée de ma carapace, réceptive au moindre instant de vie.

Ainsi, mes pas me portent régulièrement vers l’immensité de ce lieu somptueux dont je suis tombée amoureuse, et à chaque fois mes sentiments ne cessent de grandir. Constamment, la sensation qu’un lien invisible me guide vers Londres, comme un besoin permanent de s’y ressourcer, de marcher au gré de l’inconnu dans ses ruelles, de sentir une certaine liberté d’esprit, me procurant ainsi énormément de joie.

Pourtant cette fois-ci, ce voyage programmé comme annonciateur de magie (ah, les décorations de Noël), puisqu’effectué durant les fêtes de fin d’année 2015, s’annonçait légèrement différent. J’y allais aussi pour retrouver une amie de cœur (ma moitié d’écriture), lui faire découvrir concrètement enfin cette ville… Cependant, une petite interrogation me taraudait : et si elle n’aimait pas ? En effet, il est toujours délicat de se répandre sans aucune objectivité sur un endroit adulé, donnant alors l’envie à une personne chère de le découvrir, pour ne sentir ensuite que l’unique déception pour seule opinion.

(suite…)

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