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Meilleurs vœux

Plus que quelques journées seulement et Noël sera de nouveau présent.

Comme à chaque fois, on s’étonnera réellement que l’année soit passée si vite, se réjouissant de cette période propice à la joie et à l’échange avec les gens intimes que l’on porte dans nos cœurs. Pourtant, les derniers préparatifs, souvent source de stress intense (penser à tous les cadeaux, les menus, le plan de table, la décoration…) se terminent doucement et la magie de Noël va encore opérer divinement.

Tous ces jours qui le précèdent permettent de renouer, en légèreté et enchantement, avec l’esprit festif.

Qu’importe nos croyances personnelles, la présence d’un sapin et ses boules sublimes colorées, les cadeaux parsemés à son pied, la traditionnelle buche dégoulinante de crème au beurre, le nombre de convives autour de la table dressée avec un soin infini et illuminée pour célébrer le réveillon du 24 décembre ou la magie de son lendemain.

L’histoire de Noël appartient à chacun, la conception du visage de l’attendrissant monsieur poilu et joufflu, à la barbe blanche floconneuse en costume rouge, se dessine bien évidemment selon notre propre ressenti.

L’important étant de retrouver et essentiellement de garder la petite étincelle fantastique qui brillait dans nos yeux d’enfant émerveillé.

Joyeux instants de bonheur, de partage et meilleurs vœux en ces fêtes de fin d’année.

Bonne promenade chaleureuse dans le traineau du Père-Noël et la féerie de votre imaginaire !

Celui qui n’a pas Noël dans le cœur ne le trouvera jamais au pied d’un arbre. »

Roy Lemon Smith

Parce que c’est elle, parce que c’est moi

Son absence physique est totalement présente dans mon existence même si nous nous téléphonons très régulièrement et « discutons » aussi dans de longs mails. À vrai dire, elle me manque fréquemment, mais je sais combien elle est là… à distance.

Lors de nos échanges, j’entends souvent sa douceur, elle écoute patiemment mon silence. Notre authentique complicité s’installe continuellement dans notre chemin de vie.

En fait, je la qualifierai comme ma meilleure amie malgré plus de mille kilomètres nous séparant l’une de l’autre. Et pourtant, même si je n’ai aucun doute la concernant, seulement des certitudes, la revoir après une longue séparation reste quelque peu angoissant.

Cette relation, certes construite et renforcée par de nombreuses douleurs, mais aussi beaucoup d’éclats de rire,  peut-elle rester aussi intense lorsque l’on « percute » l’intimité de l’autre ? Vivre ensemble au sein du même logement pour quelques jours inflige de se livrer totalement, d’être soi et de ne plus paraitre. Impossible de tricher ou de simuler une fausse personnalité ! Et si notre amitié ne se révélait alors que mirage lors de ce quotidien ?

Cependant, lorsque je l’ai revue à l’aéroport, j’ai su immédiatement que rien n’avait changé depuis notre précédente rencontre. En effet, notre amitié était la même, figée à la minute de nos dernières retrouvailles et tellement amplifiée grâce à tant d’émotions partagées. J’ai simplement bénéficié de cette immense chance de profiter d’elle, tout en la savourant encore plus intensément.

Lorsque l’on se fréquente tous les jours, la joie d’un moment n’est guère aussi puissante, la routine empiète souvent sur la rareté de l’instant. Le temps qui passe défile trop rapidement et les priorités de vie engloutissent parfois nos sentiments, nous empêchent souvent de considérer ce qui est essentiel.

Si elle n’existait pas, si je ne la connaissais pas, ma vie n’en serait pas pour autant insignifiante, mais très certainement mon quotidien n’aurait pas le même sens. Une tendre affection réciproque nous lie comme un fil invisible.

En réalité, elle est une évidence et m’accompagne dans la mémoire de mes jours. Dans le fond, je ne sais toujours pas quelle lettre du mot « bonheur » lui correspond le plus, toutefois je perçois combien elle a marqué mon cœur de son empreinte : la délicate conviction d’une véritable amie.

Savoir que l’on peut compter l’une sur l’autre représente un bien précieux. Une aventure intérieure extraordinaire sans aucun jugement malveillant.

L’amitié nous donne la chance de désherber notre jardin intérieur, ou de faire fleurir notre propre désert. »

Jacqueline Kelen

Pendaison de crémaillère

Nous y voilà !

Ma maison est dorénavant décorée à mon goût, rangée de tous cartons envahissants (ceux qui n’ont pu être triés ont été lamentablement confinés dans un placard sur le point d’exploser !), mon jardin est fabuleusement aménagé (avec mes fameux graviers) et les transats prêts pour recevoir des convives au bord de la piscine.

Eh oui, après les joies d’un long déménagement, d’un aménagement éreintant, il y a ensuite cette traditionnelle célébration du Moyen-âge, pour remercier les gens qui vous ont aidés gracieusement, dans ces moments inoubliables : la fameuse crémaillère.

Cette fois-ci, en prévoyant l’organisation, j’avoue stresser énormément, car la météo est capricieuse malgré la période estivale, l’été est pourtant le moment propice de l’année où l’on espère fortement manger dehors. Beaucoup plus appréciable tout de même de profiter d’un vaste espace en extérieur (et cela m’évite de m’horrifier à chaque miette qui tombe par terre, chaque verre renversé sur le magnifique tapis que je viens d’acquérir…), les jeunes enfants peuvent jouer dans le jardin, laissant une liberté supplémentaire à leurs parents, les fumeurs s’en griller une librement sans effectuer des allers-retours entre la maison et la terrasse et pour préparer des grillades sur un barbecue fumant, c’est beaucoup plus facile… Chacun fait ce qu’il veut, liberté totale !

J’essaye cependant de zapper toutes les contraintes liées à cette tradition afin de ne retenir qu’une seule chose positive : réunion entre amis pour une soirée festive… Recevoir dans ma nouvelle vie, les êtres qui comptent pour moi, fêter ensemble le nouveau point de départ vers un autre chemin.

Le reste n’a que peu d’importance ! Enfin un peu quand même… Me voici à établir une liste pour la préparation de cette crémaillère (moi qui n’aime rien programmer dans ma vie privée !)

Tout d’abord trouver un jour pour réunir tout le monde. Et là, commence la galère ! Désigner une date commune n’est pas si aisé que cela.  Les contraintes et obligations de chacun chamboulent le planning… Après 1 mois et demi de discussions récurrentes, j’ai enfin pu encadrer en rouge sur mon agenda cette date historique !

Et plus le moment approche, plus le stress guette…

(suite…)

Le plafond résonnait de ses pas

Depuis 10 minutes environ, des sirènes hurlantes brisent la quiétude de mon sommeil. Pourtant, je ne prends pas la peine de me laisser distraire par ce vacarme en me rendant devant ma fenêtre. En effet, harassée par ma longue journée de travail, mes paupières se referment immédiatement, même si inconsciemment, mon esprit me laisse supposer qu’un accident est certainement survenu à quelques rues de mon domicile.

Cependant, après quelques instants, la danse des lumières bleues dans les interstices des volets me perturbe sérieusement. Les gyrophares qui illuminent ma chambre réveillent complètement ma conscience. Vraisemblablement, un drame se produit en ce moment au sein de mon immeuble. Attentive, j’écoute et ne perçois aucun bruit particulier. Pas d’alerte au feu, pas de panique ou de course dans les escaliers. Peu à peu, je vois la voiture du SAMU partir et les pompiers la précèdent. Plus rien. La vie reprend tranquillement sa routine.

Le lendemain, je croise dans la journée, plusieurs voisins qui ne possèdent pas non plus une explication miraculeuse à l’intervention médicale de ce matin. J’oublie alors cet événement. Et puis, trois jours après ce brusque réveil nocturne, je croise par hasard le facteur. Sa simple phrase « C’est horrible, non ? » me rappelle immédiatement les faits des jours précédents. Très étonnée, je ne sais ce que je suis censée répondre, et lui demande simplement de quoi il parle concrètement. Et là, j’apprends que ma voisine du dessus, la petite mamie du troisième est malheureusement décédée chez elle, seule. Sa fille n’ayant plus de ses nouvelles depuis une semaine a préféré contacter les secours. Ces derniers l’ont trouvée inanimée, à la table de cuisine, près de sa tasse à café. Morte, au petit déjeuner.

(suite…)

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