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Ma Meilleure Amie

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« Milly et Jess sont deux meilleures amies inséparables depuis l’enfance. Alors que Milly se voit diagnostiquer une grave maladie, Jess tombe enceinte de son premier enfant… »

Cette magnifique comédie dramatique, tout en pudeur et douceur, réalisée par Catherine Hardwicke, explore les rouages de l’amitié et rend un superbe hommage aux femmes victimes d’un cancer du sein. Effectivement, la vie peut basculer du jour au lendemain…

Entre légèreté pétillante, humour salvateur et de profonds instants d’émotion dévastatrice, le talentueux duo d’actrices Drew Barrymore et Toni Collette, toujours dans une délicate justesse d’interprétation, plonge constamment le spectateur face aux situations les plus tragiques, sans jamais sombrer dans une pathétique caricature. Bravo !

Une superbe réflexion sur la destinée et un puissant hymne à la vie…

À voir avec le regard du cœur, accompagnée de sa meilleure amie, pour ne jamais oublier combien certaines personnes sont essentielles à notre quotidien afin de constamment rester debout malgré les épreuves.

L’idéal de l’amitié c’est de se sentir un et de rester deux. »

Anne Sophie Swetchine

Le juste équilibre

Lorsque vous avez été gravement malade, il est difficilement réalisable de revenir à la problématique des gens normaux. En effet, votre vie a basculé subitement, tragiquement, à l’annonce de cette sentence mortelle et lorsqu’enfin vous pouvez vous féliciter d’avoir gagné le combat, celui de la vie, la vôtre, vous comprenez alors que vous avez indéniablement changé. Aujourd’hui, vous écoutez désormais votre cœur, vous savourez son rythme perpétuel, vous avez tellement souhaité que ces battements ne s’arrêtent pas à jamais.

Étrangement même si la routine reprend son cours, même si cette vie continue, même si les autres vous perçoivent de nouveau comme un être guéri, donc vivant, pourtant, en vous, il y a quelque chose de différent, de difficilement explicable. Vous avez survécu, vous n’êtes plus la personne d’avant, vous ne pouvez plus endosser ce rôle. Débarrassée de ce carcan de malade, vous êtes différente, transformée par cette lutte acharnée, rugissante d’une indomptable force, portée par une incommensurable volonté. Que serait devenu ce nouveau « vous » sans cette horrible transition médicale ?

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Le stress de la mammographie

Eh oui, encore un nouveau suivi obligatoire ! Honnêtement, je devrais être désormais habituée à ce genre d’examen, non douloureux, mais je ressens toujours le même stress opprimant. Indéniablement, je suis quelqu’un de positif, néanmoins à chaque fois, le doute s’empare de mon esprit et je subis ainsi une situation pénible. Bien évidemment, cela m’agace profondément. En réalité, j’ai beau me rassurer et me dire que tout va bien en palpant mon sein contaminé et l’autre également, celui qui est encore sain. À quoi bon se torturer mentalement, se ronger les sangs puisque c’est uniquement un banal contrôle de routine, juste pour me rassurer et savoir, confirmer que je suis guérie, en rémission ?

Cependant, les questions tournent en boucle dans ma tête. J’entends cette petite voix qui me poursuit au réveil, perturbe mon sommeil et chamboule mon cœur : et si « petit crabe » était revenu ? Impossible de ne pas y penser lors de cette visite indispensable. Pourtant, je suis acclimatée, je connais les lieux, le médecin, la fameuse salle d’attente où je m’installe pour patienter un certain temps. En effet, la patience est une des qualités évidentes à posséder pour tout bon malade. Juste pour me rappeler, le sens du mot : PATIENT. Immédiatement, en franchissant la porte, je sais que je deviens un simple numéro, un ancien malade qui restera, qu’importe son devenir, un simple patient fiché dans un dossier. Un patient patiente en attendant son tour, en espérant un avis médical favorable, en souhaitant que ce verdict final ne fasse pas irrémédiablement patienter sa vie.

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Bienvenue à l’hôpital

Malgré mon faible entrain pour participer au parcours médical imposé depuis la découverte de ma maladie auto-immune, j’ai la vague impression désagréable que mon cas n’intéresse plus vraiment quelqu’un. Pourtant, j’ai eu le sentiment de franchir vaillamment toutes les embuches infligées, j’ai acquis la politesse permettant de préserver la susceptibilité des différents spécialistes (on ne nomme pas un imminent « Professeur » en qualité de « Docteur », on ne salue pas d’un simple « Docteur »,  un radiologue…), j’ai suivi consciencieusement tous les protocoles imposés et tenter une étroite collaboration avec l’ensemble des blouses blanches.

Pourtant, après divers traitements inefficaces, mon « Docteur spécialiste presque Professeur » m’a superbement jetée. Dehors ! Merci de votre participation active, au revoir et bonne route ! En effet, il ne peut plus rien pour moi, je fais foirer ses statistiques de réussite donc je suis priée de choir dans un autre service… Bref, la patate chaude (moi) sera dorénavant prise en charge par l’hôpital. Transfert de dossier promptement réalisé afin de maintenir la réputation du cabinet privé ! Le cœur lourd, je n’ai pas d’autre choix que celui de me résigner.

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