Posts Tagged ‘liberté’

Bye bye London !

Me voici de retour en France, non sans un léger pincement au cœur, symptôme récurrent comme à chaque fois que je quitte avec regret Londres.

En fait, mon esprit « chonchon » made in France se met en pause lorsque j’arpente les rues londoniennes. Autant ici dans mon pays, je m’offusque des transports en commun, je « chouine » pour l’incivilité dans le quotidien, j’affronte péniblement la foule en ville et ma fréquentation dans les boutiques se révèle énormément restreinte n’ayant plus la patience d’affronter certaines vendeuses peu aimables… Bref, j’aime la France sans en apprécier toutefois les contraintes pour lesquelles j’ai l’impression de devoir constamment faire des efforts afin de surmonter mon incompréhension.

À Londres, je ressens une totale liberté qui me procure un sentiment d’euphorie qui éveille en moi une réelle passion pour cette ville. Mon cerveau occulte volontiers tous les aspects néfastes tellement j’apprécie la sensation de n’appartenir à personne et de n’être que moi sans aucun masque de complaisance.

Rien ne semble exubérant, seuls vos complexes peuvent freiner votre propre mode ou attitude. La possibilité de manger à toute heure, de tenter d’improbables tenues, de se promener au gré de ses envies sans planning précis, de penser que son anglais est totalement fluently alors qu’il n’est que déroutant avec cet accent french bien trop énoncé.

(suite…)

Je suis Charlie

Depuis maintenant un certain nombre d’années, je ne suis pas friande des informations et du journal télévisé. Bien au contraire, j’ai tendance à zapper ce moment tellement cela me déprime systématiquement. Ainsi, je préfère me protéger en évitant les mauvaises nouvelles récurrentes et tente alors de me persuader que le monde recèle aussi de merveilleux instants.

Cependant, je n’ai hélas pas pu éviter les faits impensables de cette terrible journée du 7 janvier 2015. Stupeur, effroi, terreur, angoisse devant une telle horreur ! À cet instant précis, je ressens une immense tristesse en pensant et m’interrogeant sur ce que devient notre société. Mon cœur saigne devant tant d’injustice.

Comment peut-on agir ainsi ? Qu’est-ce qui peut pousser des êtres humains à commettre de tels actes ? Ces questions aux réponses inconcevables vont me hanter longtemps comme pour beaucoup de personnes traumatisées. L’inimaginable s’est produit… Impossible, totalement inexplicable pour moi de le comprendre malgré les images en boucle de ce triste évènement.

Ces personnes, ces humoristes entraient comme des amis dans notre quotidien. Souvent on rigolait en cœur de leurs caricatures, parfois on s’offusquait tout de même de leur manque d’éducation et de leur affront… J’ai grandi avec Cabu et ses dessins commentés par Dorothée et jeune fille, j’admirais secrètement Georges Wolinski.

La tolérance, l’humour, le respect de la pensée sont en deuil. Cette attaque à notre liberté commune me terrorise et me glace le sang.

Je pense à toutes ces familles touchées personnellement lors de cette funeste journée, à ces victimes anonymes qui ont été froidement assassinées durant ces deux autres jours de tragédie, aux forces de l’ordre qui risquent constamment leur destin pour secourir celui de leur prochain.

La chaine de solidarité me réconforte, mais je souhaite sincèrement que lorsque l’émotion sera moins vive, on n’oublie pas, jamais. Il ne faut pas qu’un autre fait divers efface peu à peu le souvenir de notre ressenti, de notre choc lors de ce foutu mercredi.

Souvent, je garde espoir en restant positive. J’aime à croire que l’équipe de Charlie Hebdo serait tout de même sacrément heureuse que l’on continue à communiquer par le rire, à échanger sur nos idées, à exister par notre liberté d’expression, que notre humour dédramatise grandement le monde actuel, et surtout que l’on ne se soumette pas, jamais, à la barbarie de certains amalgames.

Pour leur rendre hommage, par un élémentaire geste de soutien, en allumant une simple bougie, je me suis surprise à espérer que malgré ces trois jours de terrorisme, nous pourrions encore croire en nos valeurs, en notre tolérance, en notre spontanéité à saisir vigoureusement le pot de crayons pour imaginer et dessiner encore notre liberté.

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Je n’ai pas l’impression d’égorger quelqu’un avec un feutre. »

Charb

 

Hunger Games – La Révolte : Partie 1

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« Katniss Everdeen s’est réfugiée dans le District 13 après avoir détruit à jamais l’arène et les Jeux. Sous le commandement de la Présidente Coin, chef du district, et suivant les conseils de ses amis en qui elle a toute confiance, Katniss déploie ses ailes pour devenir le symbole de la rébellion. Elle va se battre pour sauver Peeta et libérer le pays tout entier, à qui son courage a redonné espoir.»

Ce troisième et avant-dernier volet adapté des best-sellers de Suzanne Collins (aujourd’hui la mode cinématographique est de faire durer le plaisir et d’autant plus le suspense en coupant en deux parties un dernier épisode) se révèle différent des deux premiers. En fait, il nous prépare à la bataille finale pour détruire le Capitole. Des scènes d’action grandioses sont donc à prévoir… Patience !

Le rythme est cependant moins soutenu et l’histoire plus sombre. La stratégie politique pour la préparation à la rébellion a pris le pas sur l’action réelle. Le combat pour la liberté est lancé, un jeu psychologique s’installe progressivement. Même si Jennifer Lawrence est toujours excellente dans son rôle d’héroïne, séductrice à souhait, ce film de transition reste assez répétitif.

Comme une chose annoncée dès le début de la projection, on reste sur notre faim en ayant envie de découvrir l’ultime épisode final. Un sentiment d’inachevé qui peut soit susciter l’envie de voir ce dernier opus, soit lassé indéniablement le spectateur.

Rendez -vous dans un an !

Se révolter ou s’adapter, il n’y a guère d’autre choix dans la vie. »

Gustave Le Bon

Libre et Assoupi

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Un mardi, sans réelle envie, je suis allée voir « Libre et assoupi » avec mon mari, un peu par hasard. Ce film était en vente flash (tarif exceptionnel à 3,90 euros) et de plus, j’ai profité d’une place achetée, une place offerte  grâce à Cinéday… Alléchée par ce super prix, je me suis donc laissée tenter.

Sébastien (Baptiste Lecaplain) approche de la trentaine et n’a qu’une ambition dans la vie : ne rien faire malgré qu’il soit bardé de diplômes (Bac +10). En effet, celui-ci ne veut pas travailler, il souhaite seulement contempler sa vie plutôt que de la vivre réellement. Poussé par ses parents qui désirent lui faire intégrer prestement l’âge adulte, il finit par prendre une colocation avec Anna (Charlotte Le Bon) et Bruno (Félix Moati)…

Ce film, plutôt innovant, regorge de scènes savoureuses, d’images tendres et poétiques et le trio des acteurs, terriblement attachant, fonctionne vraiment bien.

Benjamin Guedj, dont c’est le premier film, a tout de même sacrément travaillé sur la glande pour concocter cette comédie atypique !

Agréablement surprise d’avoir passé un si bon moment et je reste admirative de l’originalité du sujet : faire l’éloge de la paresse à notre époque où tout va très vite, dans une société bercée par l’image sociale, dont la valeur reste plus importante que celle des qualités humaines, demeure sensiblement courageux.

À voir pour bousculer certaines vérités !

Rien n’est plus fatigant que la paresse. »

Rivarol

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