Posts Tagged ‘guerre’

Alliés

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« Casablanca 1942.  Au service du contre-espionnage allié, l’agent Max Vatan rencontre la résistante française Marianne Beauséjour lors d’une mission à haut risque. C’est le début d’une relation passionnée. Ils se marient et entament une nouvelle vie à Londres. Quelques mois plus tard, Max est informé par les services secrets britanniques que Marianne pourrait être une espionne allemande. Il a 72 heures pour découvrir la vérité sur celle qu’il aime. »

Ce film d’espionnage est réalisé par le talentueux Robert Zemeckis qui signe ici un voyage romanesque sur fond de seconde guerre mondiale, dévoilant alors une reconstitution historique impeccablement réalisée.

Entre aventures et actions, le dépaysement se révèle étonnant grâce à de nombreuses images spectaculaires de Casablanca et Londres. Grâce à une mise en scène de qualité, l’esthétisme somptueux, à la fois des décors et des sublimes costumes, demeure fabuleux. Ainsi, divers plans visuels sont de toute beauté, permettant d’oublier rapidement le manque de crédibilité de certaines scènes.

Bien évidemment, ce blockbuster repose énormément sur le duo d’agents secrets de charme, réellement exceptionnel, formé par Brad Pitt et Marion Cotillard. En effet, tous deux représentent un couple magnifique au sein de cette superbe histoire d’amour dramatique. L’actrice y joue notamment avec une imposante conviction, vraiment perceptible, les différents moments émotionnels, sans se dénuer de son image glamour tellement élégante.

Bref, un divertissement hollywoodien appréciable en cette fin d’année, qui contentera un large public.

L’amour est d’autant plus probable qu’il paraît impossible. »

Jules Sandeau

Le voyage de Fanny

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« Du haut de ses 12 ans, Fanny a la tête dure ! Mais c’est surtout une jeune fille courageuse qui, cachée dans un foyer loin de ses parents, s’occupe de ses deux petites sœurs. Devant fuir précipitamment, Fanny prend alors la tête d’un groupe de huit enfants, et s’engage dans un dangereux périple à travers la France occupée pour rejoindre la frontière suisse. Entre les peurs, les fous rires partagés et les rencontres inattendues, le petit groupe fait l’apprentissage de l’indépendance et découvre la solidarité et l’amitié… »

Inspiré du roman autobiographique « Le journal de Fanny » de Fanny Ben-Ami, cet incroyable film de Lola Doillon évoque l’exode authentique des réfugiés et le triste sort de leurs enfants durant la tourmente de la guerre… Un sujet, hélas, toujours tristement d’actualité.

Cependant, malgré un scénario malheureusement assez classique face au contexte historique, le bonheur naïf et la joie de cette magnifique troupe d’enfants permettent d’alléger énormément la tragédie du récit, en proposant de riches instants en émotions.

À la fois combative, intelligente et obstinée, l’actrice Léonie Souchaud (qui crève littéralement l’écran) excelle dans son rôle d’héroïne, dirigeant ainsi formidablement cette folle équipée. En effet, elle caractérise merveilleusement cette âme d’enfant devenant courageusement adulte afin d’affronter des situations tragiques… Véritable symbole de l’enfance fracassée par l’effroi.

Au gré d’une immersion au sein de magnifiques paysages, entre humour et réflexion, voici un divertissement familial qui représente une bouleversante aventure humaine, offrant aussi une vision parfois poétique, mais toujours sensible et émouvante, grâce à un aspect pédagogique salvateur.

Le rire dans l’enfance est toujours près des larmes. »

Ernest Legouvé

Terminator : Genisys

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« Le leader de la résistance John Connor envoie le sergent Kyle Reese dans le passé pour protéger sa mère, Sarah Connor et préserver l’avenir de l’humanité.  Des événements inattendus provoquent une fracture temporelle et Sarah et Kyle se retrouvent dans une nouvelle version du passé. Ils y découvrent un allié inattendu : le Guardian. Ensemble, ils doivent faire face à un nouvel ennemi. La menace a changé de visage. »

Ce nouveau Terminator, le cinquième volet de la saga, est réalisé par Alan Taylor.

Véritable hommage, cet opus multiplie les références savoureuses et les répliques cultes en générant une réelle innovation.

On retrouve avec plaisir et humour la machine de guerre Arnold Schwarzenegger, excellent dans son rôle fétiche. L’acteur multiplie habilement l’ironie en se la jouant « vieux, mais pas obsolète ».

Les effets spéciaux spectaculaires et l’action non-stop nous offrent un moment de détente absolue. Le message demeure intemporel (la lutte entre le bien et le mal) et assure cependant un spectacle grandiose, distrayant à souhait.

Rien de transcendant, comparé aux deux premiers « Terminator » qui représentent LA référence absolue, néanmoins un agréable blockbuster, au budget colossal, à l’humour dévastateur et au casting de luxe. En effet, le choix des seconds rôles se révèle particulièrement judicieux.

Certes, le scénario est parfois complexe et confus, toutefois cela reste un bon divertissement agrémenté d’une belle dose de nostalgie… On l’aime notre Papy Schwarzy !

Petit conseil : attention, restez jusqu’à la fin…

 I’ll be back… »

Terminator

American Sniper

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«Tireur d’élite des Navy SEAL, Chris Kyle est envoyé en Irak dans un seul but : protéger ses camarades. Sa précision chirurgicale sauve d’innombrables vies humaines sur le champ de bataille et, tandis que les récits de ses exploits se multiplient, il décroche le surnom de « La Légende ». Cependant, sa réputation se propage au-delà des lignes ennemies, si bien que sa tête est mise à prix et qu’il devient une cible privilégiée des insurgés. Malgré le danger, et l’angoisse dans laquelle vit sa famille, Chris participe à quatre batailles décisives parmi les plus terribles de la guerre en Irak, s’imposant ainsi comme l’incarnation vivante de la devise des SEAL : « Pas de quartier ! » Mais en rentrant au pays, Chris prend conscience qu’il ne parvient pas à retrouver une vie normale.»

Le nouveau film de Clint Eastwood, en qualité de réalisateur, est enfin sorti en salles et bien avant sa projection au cinéma, la polémique enflait déjà.

Certes, chacun a sa propre opinion concernant la guerre en Irak, toutefois le spectateur pour apprécier toute la psychologie de ce long-métrage devra, auparavant, se débarrasser littéralement de ses préjugés afin d’être objectif et apte au débat (sans doute conflictuel) que suscite ce film. Difficile pourtant de rester neutre face à un tel sujet : glorifier en héros ce tireur d’élite « légendaire » ou le décrier en simple tueur sanguinaire, responsable de 160 morts ? That is the question !

Cette adaptation impressionnante du livre de Chris Kyle « American Sniper : l’autobiographie du sniper le plus redoutable de l’histoire militaire américaine » se révèle intense. Un rythme soutenu, des images percutantes, parfois provocantes, une tension palpable. La réalisation et la mise en scène sont impeccables avec un Bradley Cooper méconnaissable, virulent, totalement habité par le personnage. Une brillante performance d’acteur !

Cependant, ce film, diablement controversé, représente principalement une ouverture sur la déshumanisation des hommes, ces soldats confrontés à la guerre et dépourvus de sensibilité dans leurs combats, hantés par des traumatismes psychologiques irrémédiables (dont le stress post-traumatique) lors du retour dans une vie réelle et paisible.

Clint Eastwood, cinéaste magicien, toujours autant contestataire et indéniablement rusé, arrive encore une fois à nous provoquer une profonde réflexion, aux questions tortueuses et aux réponses encore plus ambigües.

Regrettable cependant de ne pas creuser plus la discussion idéologique sur la manière de combattre le terrorisme et approfondir le sujet concernant l’avenir des soldats revenants avec leurs séquelles incommensurables nécessitant un suivi médical indispensable pour combler, apaiser, espérer guérir les chocs psychiques et autres dégâts émotionnels liés à la guerre et aux choix imposés. Comment reprendre une existence sereine après l’horreur absolue ?

Poignant, émouvant, dérangeant, parfois exagérément patriotique : les défauts restent les qualités de ce film.

À la guerre, on tue non pour tuer, mais pour ne pas être tué.”

Henri Brialmont

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