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Wonder Woman

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« C’était avant qu’elle ne devienne Wonder Woman, à l’époque où elle était encore Diana, princesse des Amazones et combattante invincible. Un jour, un pilote américain s’écrase sur l’île paradisiaque où elle vit, à l’abri des fracas du monde. Lorsqu’il lui raconte qu’une guerre terrible fait rage à l’autre bout de la planète, Diana quitte son havre de paix, convaincue qu’elle doit enrayer la menace. En s’alliant aux hommes dans un combat destiné à mettre fin à la guerre, Diana découvrira toute l’étendue de ses pouvoirs… et son véritable destin. »

Ce film particulièrement spectaculaire, mais aussi souvent drôle, est réalisé par Patty Jenkins. Ainsi, cette dernière s’attaque avec Wonder Woman, pour la première fois sur grand écran, à l’adaptation d’un des personnages DC Comics les plus emblématiques. Enfin un superhéros féminin véritable justicière, loin de la potiche au physique avantageux. Et quelle femme !

En effet, la sublime actrice Israélienne Gal Gadot joue cette superhéroïne extraordinaire, en illuminant tous les plans, grâce un corps de mannequin de rêve et un enthousiasme saisissant. Véritablement, elle représente totalement le film tant son interprétation charismatique reste convaincante. De plus, le personnage, joué par Chris Pine, se révèle particulièrement intéressant dans le duo, à la parfaite alchimie, avec notre invincible guerrière, souvent prenant émotionnellement.

Loin des clichés, la mise en scène s’avère efficace notamment lors des scènes d’actions où les acrobaties et autres chorégraphies révèlent d’une réelle prouesse esthétique.

Bref les aventures de l’amazone légendaire méritent largement le déplacement.

Une agréable surprise qui offre un divertissement visuellement convaincant !

Le courage n’est rien sans la réflexion. »

Euripide

Sans enfants et Heureuse

D’aussi loin que je me souvienne, sincèrement, je n’ai jamais eu de désir d’enfant. Toute petite déjà, je ne me suis jamais visualisée dans mon futur en qualité de maman, entourée d’un ou plusieurs bambins en culottes courtes. Tout comme, il semble incohérent de demander à des hétérosexuels ou homosexuels le choix de leur sexualité, certaines jeunes filles ne ressentent aucune envie de donner la vie. Et fréquemment cela dérange énormément notre société actuelle soumise à une intense pression sociale. La Femme doit féconder pour se réaliser…

(suite…)

RAID dingue

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« Johanna Pasquali est une fliquette pas comme les autres. Distraite, rêveuse et maladroite, elle est d’un point de vue purement policier sympathique mais totalement nulle. Dotée pourtant de réelles compétences, sa maladresse fait d’elle une menace pour les criminels, le grand public et ses collègues. Assignée à des missions aussi dangereuses que des voitures mal garées ou des vols à l’étalage, elle s’entraîne sans relâche pendant son temps libre pour réaliser son rêve : être la première femme à intégrer le groupe d’élite du RAID. Acceptée au centre de formation du RAID pour des raisons obscures et politiques, elle se retrouve alors dans les pattes de l’agent Eugène Froissard (dit Poissard), le plus misogyne des agents du RAID. Ce duo improbable se voit chargé d’arrêter le redoutable Gang des Léopards, responsable de gros braquages dans les rues de la capitale. Mais avant de pouvoir les arrêter, il faudrait déjà qu’ils parviennent à travailler en binôme sans s’entretuer au cours des entraînements ou des missions de terrain plus rocambolesques les unes que les autres. »

Cette sympathique comédie d’action française est réalisée, et interprétée, par l’humoriste Dany Boon. Pour son nouveau film, l’acteur s’est soumis à un entrainement intensif afin d’être crédible dans son rôle de superflic misogyne au sein du RAID. Ainsi, sa métamorphose physique reste impressionnante dévoilant aussi une autre facette de son talent beaucoup plus en retenue et sobriété.

Sur un rythme comique, sa comparse, la comédienne Alice Pol se révèle incroyable en tant que jeune policière maladroite, une sorte de version féminine de Gaston Lagaffe (mixée à Michel Blanc et Pierre Richard dans les vieux films des années 80) qui multiplie les situations burlesques avec entrain et malice.

Certes, ce duo explosif de protagonistes s’avère formidable, mais les nombreux personnages secondaires (Michel Blanc, Sabine Azéma, Patrick Mille, Florent Peyre…) offrent aussi de réels instants sympathiques qui dynamisent le rythme. De plus, une mention spéciale à Yvan Attal, excellent dans le rôle du « méchant » et particulièrement drôle dans une scène d’anthologie…

Bref, « RAID dingue » propose un moment de détente appréciable, tout en prônant les valeurs de ce corps d’élite, grâce à des dialogues efficaces et un scénario prenant, malgré une fin prévisible.

À voir pour illuminer la morosité d’un dimanche gris…

Le vrai courage ne se laisse jamais abattre. »

Fénelon

La Danseuse

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« Loïe Fuller est née dans le grand ouest américain. Rien ne destine cette fille de ferme à devenir la gloire des cabarets parisiens de la Belle Epoque et encore moins à danser à l’Opéra de Paris. Cachée sous des mètres de soie, les bras prolongés de longues baguettes en bois, Loïe réinvente son corps sur scène et émerveille chaque soir un peu plus. Même si les efforts physiques doivent lui briser le dos, même si la puissance des éclairages doit lui brûler les yeux, elle ne cessera de perfectionner sa danse. Mais sa rencontre avec Isadora Duncan, jeune prodige avide de gloire, va précipiter la chute de cette icône du début du 20ème siècle. »

En réalisant son premier long-métrage, Stéphanie Di Guisto a choisi de s’inspirer librement de l’histoire méconnue de la danseuse américaine Loïe Fuller. Dans ce biopic romanesque, la beauté visuelle, auréolée d’une splendide lumière domine chaque plan grâce à de nombreux mouvements épiques de danse, totalement portés par une réelle sensualité.

Le casting se révèle assez prestigieux. Pourtant, l’actrice française Soko, à elle seule, subjugue et envoute totalement ce film. Entre force immense et tendre délicatesse, sa performance demeure exceptionnelle tant cette dernière semble habitée par le personnage de l’héroïne et les émotions ressenties. Ainsi, celle-ci exprime merveilleusement la sensibilité artistique de cette femme, indissociable de son talent chorégraphique novateur à cette époque.

Évidemment, le spectateur conquis se laissera aussi charmer par la gracieuse juvénile Lily-Rose Depp, interprétant Isadora Duncan, même si sa présence n’apparait seulement qu’après une heure de film. Une très belle révélation ! Incontestablement, ses premiers pas de comédienne novice s’avèrent réellement très prometteurs pour un futur avenir étoilé.

Un magnifique film, émouvant et enveloppé d’une douce poésie, qui décline le portrait d’une femme libérée et passionnée.

L’acte le plus courageux est toujours de penser par soi-même. À haute voix. »

Coco Chanel

 

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