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La Belle et la Bête

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« Fin du XVIIIè siècle, dans un petit village français. Belle, jeune fille rêveuse et passionnée de littérature, vit avec son père, un vieil inventeur farfelu. S’étant perdu une nuit dans la fôret, ce dernier se réfugie au château de la Bête, qui le jette au cachot. Ne pouvant supporter de voir son père emprisonné, Belle accepte alors de prendre sa place, ignorant que sous le masque du monstre se cache un Prince Charmant tremblant d’amour pour elle, mais victime d’une terrible malédiction. »

L’un de mes grands classiques de Disney préférés lorsque j’étais petite fille. J’espérais donc avec une vive impatience l’adaptation moderne de ce merveilleux film d’animation. Sincèrement, l’attente en valait effectivement la peine tant le réalisateur Bill Condon a su redonner vie à la féérie unique de cet univers légendaire, en proposant cette sublime comédie musicale. Ah la nostalgie de l’enfance !

Dès le début de l’histoire (très respectueuse de la version d’origine), le spectateur sera subjugué par l’enchantement qui s’imprègne des décors grandioses, des costumes somptueux, des chorégraphies sensationnelles et des multiples effets spéciaux… Le tout agrémenté d’une bande-son très rythmée, encore plus appréciable en version originale.

De plus, certes le casting se révèle exceptionnel (notamment Luke Evans et Dan Stevens), mais c’est principalement lorsqu’apparait la comédienne Emma Watson que l’immersion fantastique devient extraordinaire. En effet, l’actrice charismatique excelle dans ce rôle féministe et s’offre même le loisir d’interpréter, avec une belle justesse, les diverses chansons qui parsèment ce superbe conte.

Voici un film poétique d’une rare beauté, époustouflant de magie, toujours porteur d’un message de tolérance, de respect et d’amour…

Tout simplement, un magistral spectacle d’émerveillement, véritable ode à la différence !

Il y a bien des hommes qui sont plus monstres que vous, dit la Belle, et je vous aime mieux avec votre figure, que ceux qui, avec la figure d’homme, cachent un cœur faux, corrompu et ingrat. »

Jeanne-Marie Leprince de Beaumont

La magie des saisons

L’été indien a doucement tiré sa révérence depuis peu. Les premiers frimas de l’hiver ne semblaient point s’inviter cette année tant l’arrière-saison a été fabuleuse dans toute la France. Quotidiennement, je ne me lasse pas d’admirer ces roses magnifiques dans le jardin en novembre. Que cette transition avant la froideur des prochains mois est savoureuse à observer !

Puis, subtilement, avec l’arrivée de la Toussaint et son infernal changement d’heure, l’automne a pointé son nez et s’est installé paisiblement. Ainsi, les feuilles des arbres ont changé de couleurs, tombant délicatement, recouvrant patiemment le sol comme une jolie chorégraphie d’un ballet de danse. Peu à peu, les paysages se parent de nouveaux coloris dorés et flamboyants, illuminant l’environnement de touches étincelantes.

(suite…)

Les Animaux Fantastiques

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« New York, 1926. Le monde des sorciers est en grand danger. Une force mystérieuse sème le chaos dans les rues de la ville : la communauté des sorciers risque désormais d’être à la merci des Fidèles de Salem, groupuscule fanatique des Non-Maj’ (version américaine du « Moldu ») déterminé à les anéantir. Quant au redoutable sorcier Gellert Grindelwald, après avoir fait des ravages en Europe,il a disparu… et demeure introuvable. Ignorant tout de ce conflit qui couve, Norbert Dragonneau débarque à New York au terme d’un périple à travers le monde : il a répertorié un bestiaire extraordinaire de créatures fantastiques dont certaines sont dissimulées dans les recoins magiques de sa sacoche en cuir – en apparence – banale. Mais quand Jacob Kowalski, Non-Maj’ qui ne se doute de rien, libère accidentellement quelques créatures dans les rues de la ville, la catastrophe est imminente… »

Ancré dans cet esprit de continuité de « Harry Potter » (même si l’époque est totalement différente) ce film fantastique, réalisé par David Yates, offre une nouvelle immersion dans le monde des sorciers, cet univers magique et irrésistible qu’affectionne particulièrement J.K. Rowling. Pour cette saga inédite, bien loin de proposer une pâle copie de ses précédents succès, la brillante romancière anglaise (qui signe ici son premier scénario) nous dévoile un spectacle grandiose et inventif, plus sombre et mature, toutefois toujours imprégné d’un redoutable humour.

Dans un rythme effréné, la balade à travers le New York des années 20 se révèle féérique grâce aux multiples effets spéciaux époustouflants, aux somptueux décors, et à l’étendue créative de ce bestiaire riche en animaux terriblement terrifiants ou délicieusement merveilleux. Certaines créatures sont réellement attachantes, véritablement craquantes de mignonnerie !

Accompagné du chaleureux Dan Floger, son comparse Moldu, l’acteur principal Eddie Redmayne se révèle incroyable dans son incarnation du jeune magicien Norbert Dragonneau, à la fois timide et persévérant. Une très belle révélation !

Un fabuleux conte, aux diverses surprises, rempli d’humanité et de leçons de vie, qui touchera particulièrement une nouvelle génération et les fans devenus eux aussi un peu plus adultes.

Patiemment, il ne reste plus qu’à attendre les 5 prochains films dont le second volet est prévu pour 2018. Pour notre grand bonheur, la sorcellerie n’a décidément aucune limite.

Etrange, cette façon qu’a le cerveau de savoir des choses que le cœur refuse d’accepter. »

J.K. Rowling

Le Petit Prince

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« Pour réussir son entrée à la prestigieuse Académie Werth, la Petite Fille et sa maman emménagent dans une nouvelle maison. Les vacances studieuses de la Petite Fille (sérieuse et adulte avant l’âge), rythmées par l’emploi du temps rigoureux établi par sa maman, vont être perturbées par l’Aviateur, un voisin aussi excentrique que généreux. Avec lui, elle va découvrir un monde extraordinaire où tout est possible. Un monde dans lequel l’Aviateur a autrefois croisé un mystérieux Petit Prince. C’est alors que l’aventure de la Petite Fille dans l’univers du Petit Prince commence. C’est aussi là que la Petite Fille redécouvre son enfance au travers des rencontres du Petit Prince avec le Renard, la Rose, le Serpent, le Vaniteux, le Businessman. Elle comprendra qu’on ne voit bien qu’avec le cœur. L’essentiel est invisible pour les yeux. »

Cette remarquable adaptation très librement inspirée du splendide livre d’Antoine de Saint-Exupéry est une véritable réussite. Mark Osborne réalise ici une époustouflante vision moderne de ce chef d’œuvre littéraire intemporel.

Ce superbe film d’animation est un authentique conte philosophique qui dessine habilement le réalisme de notre société actuelle. Les joies et peines de la vie (l’amour, la mort, la perte de son enfance) sont explorées finement avec poésie, sans jamais tomber dans une forme de mièvrerie.

Toutefois, les images en 3D, malgré une prouesse dans la création, ne me semblent pas assez réussies émotionnellement, le graphisme étant assez sombre. Heureusement, le stop-motion (animation image par image) commémore dignement, avec tendresse, les délicates aquarelles de Saint-Exupéry.

De plus, le doublage français (ah ! le renard qui parle grâce à Vincent Cassel) se révèle particulièrement réussi, notamment grâce à l’incroyable André Dussolier qui donne réellement vie au personnage de l’aviateur.

Certains seront sans doute perplexes et ce film sera sans doute trop audacieux, ultra modernisé, totalement éloigné du récit de Saint-Exupéry. Cependant, afin de l’apprécier pleinement, il faut s’évader du roman, ne retenir que ce titre de « Petit Prince » pour alors vivre cette histoire en contemplant la magie de ce récit initiatique.

De l’enfance à l’âge adulte, l’important étant toujours, continuellement, de continuer à rêver.

On ne voit bien qu’avec le cœur. L’essentiel est invisible pour les yeux. »

Antoine de Saint-Exupéry

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