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Avis de mistral

AVIS+DE+MISTRAL

Résidant dans le sud de la France, et amoureuse des Alpilles, impossible de manquer le film réalisé par Rose Bosch « Avis de mistral » avec Jean Réno, acteur exceptionnel qui me touche énormément. Ce charmant film, d’une banalité désarmante, mais tellement attendrissante, nous permet de ressentir beaucoup d’émotions à travers les plaisirs authentiques de la vie… Une bonne bouffée d’air frais par les temps actuels.

L’histoire d’une fratrie, Léa, Adrien et le petit Théo, sourd de naissance, qui part en vacances en Provence chez leur grand-père, Paul « Oliveron ». Suite à une brouille familiale, ils ne le connaissent pas et vont découvrir un homme quelque peu psychorigide. Véritable conflit générationnel garanti !

Jean Réno excelle en « papy bougon », un pur délice. Le petit Théo est formidable et fabuleusement attachant, avec sa bouille d’ange. Les paysages sont magnifiques et donnent envie de découvrir, ou redécouvrir, la Provence avec ses champs d’oliviers et les chants des cigales (oui, je suis raide dingue de ma région !!)

L’humour omniprésent pendant tout le film est un régal, notamment la caricature des jeunes parisiens découvrant la campagne et la chaleur du Midi, ainsi que les clichés (très réalistes) sur les ados d’aujourd’hui. L’image de jeunes futiles, un peu « têtes à claques », pourris gâtés, qui vivent uniquement pour internet et les réseaux sociaux, la télévision et le téléphone portable, oubliant alors, de par cet environnement superficiel, la saveur des joies simples liée à la nature.

Cette comédie est une jolie surprise, un bon film français, plein de bons sentiments, qui enchante par ses répliques jubilatoires, malgré un manque de subtilité dans le scénario.

Cela sent bon les vacances !

Il n’existe pas de conflits de génération, il n’y a que de l’intolérance. »

Renée Garneau

Rio 2

RIO 2 affiche France

Avec ma nièce , que j’adore profondément, nous apprécions particulièrement l’univers de « Rio », certainement l’un de nos films d’animation préférés et de mémoire, nous avions versé quelques larmes (en cœur !) lors des péripéties endurées par Blu, le perroquet bleu si attachant, dans le premier opus.

Trois ans après, impossible alors de résister à l’appel du Brésil avec « Rio 2 ».

Blu et Perla, avec leurs 3 petits, vivent des jours paisibles à Rio De Janeiro dans un environnement bien douillet. Mais, afin que ses rejetons fassent l’apprentissage de la vraie vie en développant toutes les qualités propres aux aras, Perla insiste pour que la famille s’envole ensemble au sein de la forêt amazonienne. Plus que de simples vacances initiatiques, c’est un appel aux origines et un véritable retour aux sources… Difficile pour Blu de se sentir chez soi dans une jungle plutôt hostile à un oiseau apprivoisé !

Un film marrant, saisissant et avec, qualité très appréciable en 3D, un esthétisme époustouflant ! Les graphismes sont extrêmement raffinés et les couleurs se révèlent somptueuses … Comme dirait la jeune demoiselle qui m’accompagnait : « Encore plus mieux qu’à la Fashion Week ! »

Même si moins percutant et original que le premier « Rio », cette suite demeure un beau spectacle familial, divertissant et émouvant, dont le rythme au son de la samba offre un agréable moment. Une véritable ode à l’Amazonie dont le message écologique est touchant.

Nous n’héritons pas de la Terre de nos parents, nous l’empruntons à nos enfants. »

Antoine de Saint-Exupéry

Un été à Osage County

uneteaosagecountyfrance

Meryl Streep représente l’une de mes actrices favorites en incarnant une beauté mystérieuse et naturelle, dont le simple regard vous vrille d’émotions instantanément. De plus, cette formidable comédienne peut endosser n’importe quel rôle, du tragique au comique. À chaque fois, son éblouissante interprétation transpire par tous les pores de sa peau. Fan de cette grande femme depuis des années, je ne rate bien évidemment aucun de ses films.

Dans le film « Un été à Osage County », elle campe une mère égoïste, perverse et lunatique, prête à accueillir, avec poigne et cynisme, ses trois filles (dont Julia Roberts)venues la rejoindre suite au suicide du père. Au sein d’une Amérique profonde, où les secrets sont nichés dans une terre sèche de tout sentiment, cette famille va se déchirer littéralement, se reprochant mutuellement le comportement de chacun.

Le spectateur, souvent mal à l’aise, assiste à une cacophonie cinglante, où les souvenirs et les rancœurs s’offrent allègrement, sans pudeur, en subissant alors une explosion de ressentiments et de haine. Ce clan n’est simplement plus familial, les protagonistes se déchainent avec verve. Impossible de ressortir indemne devant tant de violence verbale. Un long-métrage presque épuisant psychologiquement, mais qui percute de plein cœur toute personne, connaissant aussi des tribulations et des querelles profondes dans son entité familiale. Bouleversant et dérangeant.

À la fin du générique, je me suis interrogée : quelle serait l’image que ma famille, lors d’un de nos repas dominicaux, dévoilerait à l’écran ? Nos non-dits et sourires hypocrites se révèlent-ils plus sains que ce déchirement cinématographique ?

Les repas de famille ne consistent pas à se manger entre parents. »

Jules Jouy

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