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L’Odyssée

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« 1948. Jacques-Yves Cousteau, sa femme et ses deux fils, vivent au paradis, dans une jolie maison surplombant la mer Méditerranée. Mais Cousteau ne rêve que d’aventure. Grâce à son invention, un scaphandre autonome qui permet de respirer sous l’eau, il a découvert un nouveau monde. Désormais, ce monde, il veut l’explorer. Et pour ça, il est prêt à tout sacrifier. »

Grâce à ce biopic admirable, Jérôme Salle réalise un film sincère, en dressant un portrait sans concession, sur un homme mythique, dont la valorisation médiatique a souvent été très controversée.

Que l’on apprécie ou non ce personnage emblématique et complexe aux multiples facettes, l’esthétisme de ce long-métrage reste majestueux. En effet, la beauté visuelle demeure époustouflante grâce aux splendides paysages et fonds sous-marins présentés durant ce voyage autour du globe. Certaines séquences sont aussi magnifiées par une musique envoutante, contemplative de chaque instant. Un moment magique d’enchantement !

Bien évidemment, Lambert Wilson compose superbement le personnage du commandant de la Calypso. Ainsi, outre sa transformation physique liée à une importante perte de poids, il semble habité par l’aura de Cousteau, sa force et sa fragilité dans cette dramatique relation familiale terriblement conflictuelle. Le bonnet rouge lui sied donc à merveille ! L’acteur Pierre Niney se révèle aussi exceptionnel, mais la réelle surprise est incarnée par la stupéfiante (et vieillissante) Audrey Tautou qui donne vie à cette épouse sacrifiée par son mari au profit de sa gloire individuelle, et dont l’histoire personnelle semble assez méconnue du grand public.

Une magnifique Odyssée émotionnelle au sein de la nature, jonglant entre un univers paradisiaque et la complexité des rapports humains. Définitivement, l’apaisement provient du monde du silence ! À voir absolument.

On aime ce qui nous a émerveillés, et on protège ce que l’on aime. »

Jacques-Yves Cousteau

Radin !

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« François Gautier est radin ! Economiser le met en joie, payer lui provoque des suées. Sa vie est réglée dans l’unique but de ne jamais rien dépenser. Une vie qui va basculer en une seule journée : il tombe amoureux et découvre qu’il a une fille dont il ignorait l’existence. Obligé de mentir afin de cacher son terrible défaut, ce sera pour François le début des problèmes. Car mentir peut parfois coûter cher. Très cher… »

Ce sympathique long métrage est réalisé par Fred Cavayé, habitué plutôt à la réalisation de thrillers. Pourtant, il relève habilement le défi en s’amusant dans un style plus comique. En effet, cette comédie française se révèle riche en rebondissements et possède de jolies scènes d’émotions.

Pour une fois, et cela ravira ses détracteurs, Dany Boon exprime un personnage plus sombre, en totale retenue, sans surjouer. Dans son rôle de composition d’homme mesquin maladif, oppressé par son histoire familiale, il s’avère épatant en radin attendrissant. Une belle prestation d’acteur puisque le spectateur ressent une réelle empathie pour cet individu jugé par le regard des autres, en totale exclusion d’une réelle vie sociale.

À ses côtés, les comédiennes, Laurence Arné et Noémie Schmidt, sont vraiment attachantes en incarnant chacune une douce folie décalée et aveuglée par l’amour. Cependant, le scénario manque parfois de rythme et reste un peu avare sur certaines analyses (notamment la relation père et fille) mais demeure hélas trop expansif en clichés stéréotypés.

Bref, un honnête divertissement familial, émouvant et tendre, à voir pour les inconditionnels de l’acteur vedette.

L’avare est un riche honteux. »

Adolphe d’Houdetot

L’Âge de Glace : les Lois de l’Univers

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« L’éternelle quête de Scrat pour attraper son insaisissable gland le catapulte dans l’espace, où il déclenche accidentellement une série d’événements cosmiques qui vont transformer et menacer le monde de l’Âge de Glace. Pour survivre, Sid, Manny, Diego et le reste de la bande vont devoir quitter leur foyer et se lancer dans une nouvelle aventure pleine d’humour au cours de laquelle ils vont traverser d’incroyables paysages exotiques et rencontrer des personnages tous plus étonnants les uns que les autres. »

Personnellement, j’attendais avec une rare impatience ce cinquième volet tant je suis une fan inconditionnelle de Manny, Diego et plus particulièrement de l’adorable Sid. Et bien évidemment, je m’offusque toujours des scènes trop rares de Scart accompagné de ce fameux gland, si ardemment désiré.

Visuellement, les décors et expressions des personnages sont toujours superbement réussis. Le spectateur peut très nettement ressentir un véritable esprit de cartoons qui règne dans l’assemblage des différents plans.

Explorant le ressenti inévitable d’abandon  des parents suite aux enfants qui quittent le « nid » familial, certes le scénario ne révèle pas une grande originalité, mais charme par la tendresse des sentiments. De plus, l’humour omniprésent, toujours extrêmement désopilant, et les gags à répétitions de notre trio poilu (ainsi que des nouveaux personnages) se savourent avec délice… Un bonheur absolu de contempler la magie qui anime ces bestioles !

Un film d’animation familial, tendre et rafraichissant. Est-ce réellement le dernier de cette saga givrée ?

L’authenticité est une quête de la vérité. »

Marc Roussel

Le Monde de Dory

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« Dory, le poisson chirurgien bleu amnésique, retrouve ses amis Nemo et Marin. Tous trois se lancent à la recherche du passé de Dory. Pourra-t-elle retrouver ses souvenirs ? Qui sont ses parents ? Et où a-t-elle bien pu apprendre à parler la langue des baleines ? »

Impossible sincèrement d’oublier ce personnage charmant, tendre et émouvant qu’était Dory dans le mythique et fabuleux « Monde de Némo ». Cette suite inventive des studios Pixar (après 13 longues années de patience) permet de redécouvrir avec enchantement l’extravagance de ce poisson bleu, à la mémoire défaillante, ainsi que de nouveaux protagonistes totalement loufoques et attachants. Alors allez-vous aussi succomber au caractère rebelle du poulpe Hank ?

Grâce aux nombreux rebondissements et à un humour dynamique, vraiment irrésistible, le spectateur, totalement captivé, s’immerge rapidement, et avec un réel plaisir, dans les fonds marins. Au-delà d’une beauté visuelle extrêmement réussie, le message social, sur la base de l’amitié, se pare de poésie pour explorer le handicap, le retour aux origines et la difficulté d’appréhender son passé.

Ce magnifique film d’animation représente donc une véritable réussite qui ravivera un large public. En période estivale, voici un concentré de bonheur dans l’océan !

Et un petit conseil : restez jusqu’à la fin du générique…

La mémoire est pleine d’images déformées qu’un feu lointain éclaire. »

Hubert Haddad

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