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Captain Fantastic

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« Dans les forêts reculées du nord-ouest des Etats-Unis, vivant isolé de la société, un père dévoué a consacré sa vie toute entière à faire de ses six jeunes enfants d’extraordinaires adultes. Mais quand le destin frappe sa famille, ils doivent abandonner ce paradis qu’il avait créé pour eux. La découverte du monde extérieur va l’obliger à questionner ses méthodes d’éducation et remettre en cause tout ce qu’il leur a appris. »

Dans cette fabuleuse fable moderne, totalement utopique, le réalisateur Matt Ross dresse le portrait d’une famille, plutôt marginale, en total retrait du monde réel dit « civilisé ». Cette immersion surprenante au sein de ce foyer extravagant nous offre une belle comédie féérique mettant en relief certaines questions éducatives, sans jamais sombrer dans un côté moralisateur. Ainsi, chacun est libre de son propre jugement et du regard porté sur cette existence hors-norme… Reste à savoir où commence ce semblant de normalité dictée par notre société actuelle ?

En patriarche de cette galerie de portrait d’êtres atypiques, l’acteur Vigo Mortenssen se révèle extraordinaire dans son interprétation sensationnelle. En effet, sa présence charismatique illumine et agrémente merveilleusement ce film tant il compose avec bonheur son personnage de chef de tribu, parfois sectaire ou impuissant face à ses convictions personnelles.

Avec une constante émotion, entre rires et larmes, voici un film d’une rare intelligence, sensible sur l’humanité dans lequel la tolérance n’est pas un vain mot.

Un voyage humain fantastique et percutant !

L’éducation se compose de ce qu’il faut dire et de ce qu’il faut taire. »

Joseph Joubert

L’Odyssée

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« 1948. Jacques-Yves Cousteau, sa femme et ses deux fils, vivent au paradis, dans une jolie maison surplombant la mer Méditerranée. Mais Cousteau ne rêve que d’aventure. Grâce à son invention, un scaphandre autonome qui permet de respirer sous l’eau, il a découvert un nouveau monde. Désormais, ce monde, il veut l’explorer. Et pour ça, il est prêt à tout sacrifier. »

Grâce à ce biopic admirable, Jérôme Salle réalise un film sincère, en dressant un portrait sans concession, sur un homme mythique, dont la valorisation médiatique a souvent été très controversée.

Que l’on apprécie ou non ce personnage emblématique et complexe aux multiples facettes, l’esthétisme de ce long-métrage reste majestueux. En effet, la beauté visuelle demeure époustouflante grâce aux splendides paysages et fonds sous-marins présentés durant ce voyage autour du globe. Certaines séquences sont aussi magnifiées par une musique envoutante, contemplative de chaque instant. Un moment magique d’enchantement !

Bien évidemment, Lambert Wilson compose superbement le personnage du commandant de la Calypso. Ainsi, outre sa transformation physique liée à une importante perte de poids, il semble habité par l’aura de Cousteau, sa force et sa fragilité dans cette dramatique relation familiale terriblement conflictuelle. Le bonnet rouge lui sied donc à merveille ! L’acteur Pierre Niney se révèle aussi exceptionnel, mais la réelle surprise est incarnée par la stupéfiante (et vieillissante) Audrey Tautou qui donne vie à cette épouse sacrifiée par son mari au profit de sa gloire individuelle, et dont l’histoire personnelle semble assez méconnue du grand public.

Une magnifique Odyssée émotionnelle au sein de la nature, jonglant entre un univers paradisiaque et la complexité des rapports humains. Définitivement, l’apaisement provient du monde du silence ! À voir absolument.

On aime ce qui nous a émerveillés, et on protège ce que l’on aime. »

Jacques-Yves Cousteau

Radin !

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« François Gautier est radin ! Economiser le met en joie, payer lui provoque des suées. Sa vie est réglée dans l’unique but de ne jamais rien dépenser. Une vie qui va basculer en une seule journée : il tombe amoureux et découvre qu’il a une fille dont il ignorait l’existence. Obligé de mentir afin de cacher son terrible défaut, ce sera pour François le début des problèmes. Car mentir peut parfois coûter cher. Très cher… »

Ce sympathique long métrage est réalisé par Fred Cavayé, habitué plutôt à la réalisation de thrillers. Pourtant, il relève habilement le défi en s’amusant dans un style plus comique. En effet, cette comédie française se révèle riche en rebondissements et possède de jolies scènes d’émotions.

Pour une fois, et cela ravira ses détracteurs, Dany Boon exprime un personnage plus sombre, en totale retenue, sans surjouer. Dans son rôle de composition d’homme mesquin maladif, oppressé par son histoire familiale, il s’avère épatant en radin attendrissant. Une belle prestation d’acteur puisque le spectateur ressent une réelle empathie pour cet individu jugé par le regard des autres, en totale exclusion d’une réelle vie sociale.

À ses côtés, les comédiennes, Laurence Arné et Noémie Schmidt, sont vraiment attachantes en incarnant chacune une douce folie décalée et aveuglée par l’amour. Cependant, le scénario manque parfois de rythme et reste un peu avare sur certaines analyses (notamment la relation père et fille) mais demeure hélas trop expansif en clichés stéréotypés.

Bref, un honnête divertissement familial, émouvant et tendre, à voir pour les inconditionnels de l’acteur vedette.

L’avare est un riche honteux. »

Adolphe d’Houdetot

L’Âge de Glace : les Lois de l’Univers

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« L’éternelle quête de Scrat pour attraper son insaisissable gland le catapulte dans l’espace, où il déclenche accidentellement une série d’événements cosmiques qui vont transformer et menacer le monde de l’Âge de Glace. Pour survivre, Sid, Manny, Diego et le reste de la bande vont devoir quitter leur foyer et se lancer dans une nouvelle aventure pleine d’humour au cours de laquelle ils vont traverser d’incroyables paysages exotiques et rencontrer des personnages tous plus étonnants les uns que les autres. »

Personnellement, j’attendais avec une rare impatience ce cinquième volet tant je suis une fan inconditionnelle de Manny, Diego et plus particulièrement de l’adorable Sid. Et bien évidemment, je m’offusque toujours des scènes trop rares de Scart accompagné de ce fameux gland, si ardemment désiré.

Visuellement, les décors et expressions des personnages sont toujours superbement réussis. Le spectateur peut très nettement ressentir un véritable esprit de cartoons qui règne dans l’assemblage des différents plans.

Explorant le ressenti inévitable d’abandon  des parents suite aux enfants qui quittent le « nid » familial, certes le scénario ne révèle pas une grande originalité, mais charme par la tendresse des sentiments. De plus, l’humour omniprésent, toujours extrêmement désopilant, et les gags à répétitions de notre trio poilu (ainsi que des nouveaux personnages) se savourent avec délice… Un bonheur absolu de contempler la magie qui anime ces bestioles !

Un film d’animation familial, tendre et rafraichissant. Est-ce réellement le dernier de cette saga givrée ?

L’authenticité est une quête de la vérité. »

Marc Roussel

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