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Moi, Moche et Méchant 3

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« Alors que Gru, totalement déprimé par sa mise à pied, tente de trouver une nouvelle voie, un mystérieux individu se présente pour l’informer du décès de son père. Dans la foulée, il lui annonce l’existence d’un frère jumeau prénommé Dru qui a exprimé le désir d’une rencontre. Ébranlé par la nouvelle, Gru interroge sa mère qui avoue son secret: après avoir donné naissance à des jumeaux, elle a divorcé en faisant la promesse à son ex-mari de disparaître totalement de sa vie en échange d’un des enfants. Tout en précisant, en substance, qu’elle n’a pas eu son mot à dire et que Gru n’est somme toute qu’un second choix. Si Gru, tout d’abord enthousiasmé à l’idée d’avoir un frère, se rend avec Lucy et les filles dans son île natale, Freedonia, pour rencontrer son jumeau, il déchante vite quand il découvre que Dru est nettement supérieur à lui, et ce en tout point. Là où Gru est un misanthrope aussi dépourvu d’emploi que de cheveux, Dru arbore une masse capillaire impressionnante, un charisme naturel et une fortune colossale héritée de son père et de son élevage de cochons. Gru est rapidement miné par un sentiment d’infériorité, quand Dru lui révèle sa faille: leur père n’a jamais vu en lui l’étoffe d’un méchant, et de ce fait ne l’a pas formé dans cette direction qui est pourtant la marque de fabrique de la famille. Avec son aide, ils pourraient à eux deux perpétuer la tradition familiale… »

Voici le troisième volet des aventures de Gru dans lequel nous retrouvons avec plaisir les adorables Minions aux multiples facéties agrémentées de leur incroyable vocabulaire (vraiment trop mimi). Malgré les importants succès commerciaux des précédents opus, le spectateur pourrait largement se lasser de cette saga lucrative sans fin, pourtant le pari est encore une fois réussi.

Certes, de légères longueurs apparaissent puisque le scénario ne révèle que peu de surprises, toutefois cette suite reste véritablement appréciable. En effet sur un rythme délirant, l’humour omniprésent et les gags à foison divertissent avec une énergie éclatante cette ambiance années 80 rythmée par une B.O. phénoménale.

Un excellent moment d’animation en compagnie de tous nos personnages préférés (tout en découvrant de nouveaux protagonistes) qui pétille délicieusement l’été.

Bref, un plaisir distrayant et savoureux pour les petits et plus grands.

Certainement, un numéro 4 en préparation… À suivre !

Pourquoi les moustiques ne pourraient pas se nourrir de graisse plutôt que de sang ? »

Un Minion

Papa ou Maman 2

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« Deux ans ont passé. Après avoir raté leur séparation, les Leroy semblent parfaitement réussir leur divorce. Mais l’apparition de deux nouveaux amoureux dans la vie de Vincent et de Florence va mettre le feu aux poudres. Le match entre les ex-époux reprend. »

Personnellement, j’avais adoré le premier opus « Papa ou Maman » donc je me suis précipitée pour visionner cette suite, réalisée de nouveau par Martin Bourboulon. Pourtant, il est évidemment délicat de prolonger des aventures sans risquer d’essouffler les spectateurs, tant le sujet semble avoir déjà été largement exploité… Toutefois, dans le cas présent, le pari de réunir les protagonistes est nettement réussi puisque c’est toujours drôle et caustique !

Voici donc une comédie irrésistible, aussi hilarante que le film précédent, avec un humour beaucoup plus corrosif, délicieusement « piquant » sur un rythme effréné.

Ainsi, on retrouve avec plaisir le duo formé par Laurent Laffite, charmant tout en étant irrévérencieux, et Marina Foïs, époustouflante de réalisme dans son rôle de femme blessée. Inévitablement, la complicité fonctionne et ce couple de parents terribles, totalement immatures, demeure encore une fois excellent.

Au sein de situations rocambolesques ponctuées de répliques savoureuses, les autres acteurs Jonathan Cohen et Sara Giraudeau, en qualité de dignes  fiancés  respectifs, sont également fantastiques en s’intégrant parfaitement dans cet univers de folie. Dans cette alchimie parfaite, la sublime Nicole Garcia se révèle épatante en endossant le rôle de la sympathique mère retraitée, plus précisément amoureuse de son gendre.

Bref, un divertissement efficace et sympathique qui offre un agréable moment de détente. Prochainement, une suite à cette suite ?

À chaque jour suffit sa peine, à chaque être sa famille. »

Jacques Sternberg

Ma famille t’adore déjà !

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« Julien, trentenaire bonne pâte et modeste, créateur d’applications pour smartphone, est fou d’amour pour Eva, journaliste dans la presse professionnelle. Après avoir accepté la demande en mariage de Julien, Eva est obligée de le présenter à ses parents qui résident sur l’île de Ré. Au cours d’un week-end de folles péripéties, Julien va faire exploser sa future belle-famille qui ne tenait que par des mensonges et des faux-semblants… »

Cette sympathique comédie française est réalisée par l’humoriste Jérôme Commandeur, qui signe ici sa première réalisation, avec Alan Corno et produite par Dany Boon.

Ce film dispose d’une pléiade de têtes d’affiche, notamment Thierry Lhermitte et Marie-Anne Chazel en duo redoutablement efficace dans le rôle des beaux parents. De plus, on retrouve avec plaisir Sabine Azéma, tout en savourant la prestation de Valérie Karsenti, réellement formidable. Enfin, le couple formé par Arthur Dupont et Déborah François s’avère particulièrement attachant. Finalement, cette galerie d’individus déjantés reste assez réaliste !

Malgré la facilité du scénario (les histoires de famille sont une source inépuisable pour le cinéma ce qui rend l’originalité du sujet de moins en moins convaincante), le panel de personnages savoureux, à l’humour ravageur, offre une vision fraiche et pragmatique à de nombreux moments. En effet, la représentation de certains aspects masculins se révèle intelligemment démontrée, principalement lors des scènes avec la nounou allemande, ultra-sexy en mini bikini, donnant vie à diverses situations cocasses.

Bref, tout en admirant les magnifiques images de l’île de Ré et en nous délectant de dialogues souvent délicieusement piquants, voici un honnête divertissement facétieux, simplement efficace dans l’amusement de l’instant.

En famille, tout se sait, mais rien ne se dit. »

Jean Gouny

Captain Fantastic

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« Dans les forêts reculées du nord-ouest des Etats-Unis, vivant isolé de la société, un père dévoué a consacré sa vie toute entière à faire de ses six jeunes enfants d’extraordinaires adultes. Mais quand le destin frappe sa famille, ils doivent abandonner ce paradis qu’il avait créé pour eux. La découverte du monde extérieur va l’obliger à questionner ses méthodes d’éducation et remettre en cause tout ce qu’il leur a appris. »

Dans cette fabuleuse fable moderne, totalement utopique, le réalisateur Matt Ross dresse le portrait d’une famille, plutôt marginale, en total retrait du monde réel dit « civilisé ». Cette immersion surprenante au sein de ce foyer extravagant nous offre une belle comédie féérique mettant en relief certaines questions éducatives, sans jamais sombrer dans un côté moralisateur. Ainsi, chacun est libre de son propre jugement et du regard porté sur cette existence hors-norme… Reste à savoir où commence ce semblant de normalité dictée par notre société actuelle ?

En patriarche de cette galerie de portrait d’êtres atypiques, l’acteur Vigo Mortenssen se révèle extraordinaire dans son interprétation sensationnelle. En effet, sa présence charismatique illumine et agrémente merveilleusement ce film tant il compose avec bonheur son personnage de chef de tribu, parfois sectaire ou impuissant face à ses convictions personnelles.

Avec une constante émotion, entre rires et larmes, voici un film d’une rare intelligence, sensible sur l’humanité dans lequel la tolérance n’est pas un vain mot.

Un voyage humain fantastique et percutant !

L’éducation se compose de ce qu’il faut dire et de ce qu’il faut taire. »

Joseph Joubert

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