Posts Tagged ‘esprit’

Always London

Sincèrement, je sais combien je suis chanceuse d’avoir eu l’opportunité de visiter de nombreux pays, pourtant je reste toujours attachée en priorité à Londres. Malgré les innombrables séjours depuis ma plus tendre jeunesse, cette ville me comble toujours autant. Constamment, je ressens ce lien invisible qui me guide vers elle, telle une réelle nécessité de m’imprégner alors de la richesse culturelle qui l’anime, tant sa propre créativité est inspirante.

À chaque voyage, je découvre avec enthousiasme de nouveaux endroits, déguste divers mets culinaires, rencontre des personnes dont l’accent demeure parfois aussi improbable que le mien… Tellement d’instants précieux qui m’apportent ce frétillement de bonheur, cette saveur inestimable de la première fois.

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Souhaits de Noël

Comme tous les ans, lorsque l’année tire délicatement sa révérence, la seule pensée qui spontanément se présente à nous est le constat impitoyable d’un trop rapide défilement des jours, des mois… Avec étonnement, le sablier 2015 s’est presque écoulé à la vitesse de l’éclair, encore une fois je n’ai pas pris le temps de le contempler assez.

Pourtant, début décembre, j’apprécie toujours particulièrement de ressentir l’hiver qui s’installe doucement, de sentir l’odeur exquise des clémentines, de me réchauffer dans un plaid moelleux devant le crépitement d’un bon feu de cheminée tout en écoutant de vieux chants… Une ambiance chaleureuse, un cocon douillet, un thé  accompagné de pain d’épices parfumé à la cannelle, c’est ainsi que je m’imprègne intiment de cette fin de période.

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Bye bye London !

Me voici de retour en France, non sans un léger pincement au cœur, symptôme récurrent comme à chaque fois que je quitte avec regret Londres.

En fait, mon esprit « chonchon » made in France se met en pause lorsque j’arpente les rues londoniennes. Autant ici dans mon pays, je m’offusque des transports en commun, je « chouine » pour l’incivilité dans le quotidien, j’affronte péniblement la foule en ville et ma fréquentation dans les boutiques se révèle énormément restreinte n’ayant plus la patience d’affronter certaines vendeuses peu aimables… Bref, j’aime la France sans en apprécier toutefois les contraintes pour lesquelles j’ai l’impression de devoir constamment faire des efforts afin de surmonter mon incompréhension.

À Londres, je ressens une totale liberté qui me procure un sentiment d’euphorie qui éveille en moi une réelle passion pour cette ville. Mon cerveau occulte volontiers tous les aspects néfastes tellement j’apprécie la sensation de n’appartenir à personne et de n’être que moi sans aucun masque de complaisance.

Rien ne semble exubérant, seuls vos complexes peuvent freiner votre propre mode ou attitude. La possibilité de manger à toute heure, de tenter d’improbables tenues, de se promener au gré de ses envies sans planning précis, de penser que son anglais est totalement fluently alors qu’il n’est que déroutant avec cet accent french bien trop énoncé.

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Sous les Jupes des Filles

sous les jupes

Pour son premier film en tant que réalisatrice, Audrey Dana dresse le portrait d’une nana type, aux multiples facettes, à travers la personnalité de 11 femmes.

Le casting incroyable est alléchant avec des actrices fabuleuses qui font rêver (Vanessa Paradis, Isabelle Adjani, Sylvie Testud, Julie Ferrier, Laetitia Casta…), que l’on déteste parfois dans le quotidien, que l’on adule pour leur propre vie, bref des actrices éblouissantes qui provoquent une réaction… Ce sont des femmes qui nous ressemblent avec ce subtil mélange de complexité. La fille chiante, mais tellement adorable, car déroutante !

Cependant, la promesse d’un régal cinématographie n’est guère tenue. Beaucoup de scènes dont l’humour est écrasé par la vulgarité, des dialogues percutants non pas par leur contenu, mais grâce aux obscénités dont ils regorgent littéralement. Un film qui rappelle les délires entre copines lorsqu’on était adolescente. La femme est représentée tour à tour comme une idiote, une nympho, une hystérique, une psychorigide… bref le catalogue des pathologies que certains machos se plaisent à décrire ouvertement.

Heureusement, le rythme soutenu permet de s’imprégner du film, la musique est exquise et les actrices sont réellement plaisantes et accrocheuses dans ces rôles de composition.

Délicat de donner un avis positif ou négatif. Ce long métrage offre globalement de bons moments, toutefois impossible de s’en satisfaire puisqu’il frôle constamment avec un sentiment de malaise.

Une comédie caricaturale, mais légère, dont la vision reste cependant rétrograde sur la femme actuelle. On quitte la salle de ciné, soulagée de ne pas être ce type de femme et de ne pas en côtoyer dans notre cercle d’amies (mes amies avec cette somptueuse beauté d’âme, je vous aime pour ce que vous êtes… et surtout ce que vous n’êtes pas !)

 Le film permet au moins de se sentir confortable dans sa propre vie… Et de rire encore de certaines blagues potaches !

De la femme vient la lumière. »

Louis Aragon