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Seul sur Mars

seul

« Lors d’une expédition sur Mars, l’astronaute Mark Watney (Matt Damon) est laissé pour mort par ses coéquipiers, une tempête les ayant obligés à décoller en urgence. Mais Mark a survécu et il est désormais seul, sans moyen de repartir, sur une planète hostile. Il va devoir faire appel à son intelligence et son ingéniosité pour tenter de survivre et trouver un moyen de contacter la Terre. A 225 millions de kilomètres, la NASA et des scientifiques du monde entier travaillent sans relâche pour le sauver, pendant que ses coéquipiers tentent d’organiser une mission pour le récupérer au péril de leurs vies. »

Depuis quelques années déjà, un film sur l’espace apparait régulièrement sur nos grands écrans. Cet univers inconnu passionne visiblement de nombreux réalisateurs, notamment, dans le cas présent, Ridley Scott. Indéniablement, ce metteur en scène demeure pertinemment le maître de la science-fiction, et il le prouve via ce périple sur Mars.

Malgré un scénario inventif, mais peu approfondi, l’intrigue reste haletante. Ainsi, le rythme effréné offre au spectateur un véritable attachement au protagoniste. On reste en apnée en attendant l’issue de ce sauvetage tout en savourant, étrangement, de bons instants de rigolade. En effet, Matt Damon (toujours remarquable) interprète brillamment ce solitaire aux idées ingénieuses pour survivre et regorge d’humour à travers des situations hallucinantes.

Cependant, ce long-métrage m’a aussi énormément passionné en raison de ses effets spéciaux (les tempêtes de sable se révèlent oppressantes de réalisme) et la musique qui enveloppe les instants de tension extrême. Sensationnel !

Une belle épopée, véritablement optimiste, explorant judicieusement toutes les ressources nécessaires pour une immersion totale au sein de ce voyage spatial… Un peu plus près des étoiles !

Vivre, c’est passer d’un espace à un autre en essayant le plus possible de ne pas se cogner. »

Georges Perec

La magie de Noël, la féerie d’une rencontre

Livre

Désormais, les fêtes de fin d’année vont arriver à grands pas. La course effrénée aux cadeaux de Noël a démarré et la foule se bouscule dans les grandes surfaces… Tout ce que je déteste ! Je privilégie donc essentiellement les achats via le net afin que le présent soit directement livré à son destinataire. Pourquoi courir les magasins, lorsqu’une simple commande, en un clic de souris, est possible ?

Cependant, cette fois-ci, il m’a été nécessaire de me laisser happer par le monde commercial. En effet, cela fait déjà presque 1 an que notre blog est créé. Le temps a passé si vite, avec une année aux émotions diverses, baignée entre joie et tristesse. L’important étant de continuer, une partie du bonheur se situe dans ces 12 mois de confidences, de complicité, d’échanges gracieux…

Parfois, on pense stupidement que tout sera trop compliqué, que la lassitude l’emportera sur le désir, puis on se surprend à être toujours présent dans ce besoin, cette envie. Tout simplement, aimer ce qui nous semblait inconcevable.

Afin de « célébrer » la première bougie du blog, une petite séance de dédicace de notre livre « À chaque jour suffit sa peine » a été organisée. Toujours un challenge de rencontrer des lecteurs qui vous perçoivent selon vos écrits, vous examinent attentivement afin de cerner si vous correspondez ou non à l’image qu’ils se font de vous et essentiellement beaucoup de bonheur à échanger, dialoguer en toute convivialité.

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Nos étoiles contraires

nos étoiles

« Hazel Grace et Gus sont deux adolescents hors-normes, partageant un humour ravageur et le mépris des conventions. Leur relation est elle-même inhabituelle, étant donné qu’ils se sont rencontrés et sont tombés amoureux lors d’un groupe de soutien pour les malades du cancer. »

Le film de Josh Boone est une excellente adaptation du best-seller de John Green, même si certains moments ont été omis, vraisemblablement pour ne pas prolonger la durée du film et rester alors dans l’instant saisissant d’un moment clé.

Un mélodrame fort, fabuleux de justesse, percutant et totalement bouleversant.

Évidemment, cette histoire me touche personnellement en plein cœur, le fantôme de Petit crabe – ma saleté de cancer – m’accompagne contre mon gré toujours au quotidien, toutefois ce récit est aussi destiné à un public ne connaissant pas ou peu la maladie… L’amour, l’amitié et le combat demeurent universels !

Sortez vos mouchoirs, cependant, pas dans l’unique but d’éponger votre tristesse. En effet, de nombreux et magnifiques passages d’ode à la vie, baignés d’une réelle sincérité, explosent face à la tragédie.

Les larmes brulent souvent nos joues de spectateur, mais pour autant elles sont régulièrement chassées par un rire émotif. L’espoir et l’optimisme omniprésents luttent parfaitement contre la maladie. Mention spéciale à Shailene Woodley (Hazel Grace) dont le jeu se révèle magistral.

À voir, sans craindre le côté larmoyant, et à se remémorer lorsque notre propre existence nous semble un peu fade et que nous oublions ou prenons pour acquis la chance incroyable de notre présent, d’être en bonne santé et de posséder le privilège de pouvoir vieillir…

Simplement splendide !

Si la vie vous jette par terre, levez les yeux : il y a des étoiles au-dessus de vous. »

Guy Finley

Bouteille ensablée

Dès mon plus jeune âge, j’ai passé mon temps à me perdre dans mes rêves afin d’apprivoiser ma solitude. De nombreux déménagements liés à ma situation familiale ne favorisaient pas les rencontres durables et les belles amitiés d’enfance débutées sur les bancs d’école. Ainsi, j’évoluais dans un monde imaginaire (mon univers bien à moi), bercée par mes tendres illusions dont seul le réconfort de mon esprit m’apaisait sereinement.

Cependant, parfois les doutes m’envahissaient de nouveau et je ne pouvais les dompter uniquement avec ma simple volonté de petite fille naïve. Peu à peu, je me suis donc persuadée secrètement qu’ailleurs, un autre enfant, le miroir de mon âme (une sorte de sosie invisible) vivait aussi en totale incertitude et espérait vivement qu’une personne, juste quelqu’un comme moi, pense aussi à lui et partage l’harmonie de ses pensées.

Timidement, j’ai donc décidé de lui écrire à ce double affectueux, cet ami qui m’insufflait tant d’espoir et de joie quand les incertitudes semblaient trop lourdes. Tous les jours, je lui « parlais » sur une page quadrillée, arrachée de mon cahier à larges spirales, je lui glissais mes pensées tout en lui murmurant, par écrit, le même réconfort qu’inconsciemment il m’apportait en échange.

Pour que mes mots lui parviennent concrètement, je me suis persuadée que l’océan, que je voyais au loin de la fenêtre de ma chambre, était certainement le plus noble des messagers pour guider mes lettres vers mon ami (et – douce utopie de l’enfance – la mer étant aussi une source sans fin, elle saurait bien évidemment quel flot favoriserait la bonne réception de mon courrier !)

(suite…)

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