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Le juste équilibre

Lorsque vous avez été gravement malade, il est difficilement réalisable de revenir à la problématique des gens normaux. En effet, votre vie a basculé subitement, tragiquement, à l’annonce de cette sentence mortelle et lorsqu’enfin vous pouvez vous féliciter d’avoir gagné le combat, celui de la vie, la vôtre, vous comprenez alors que vous avez indéniablement changé. Aujourd’hui, vous écoutez désormais votre cœur, vous savourez son rythme perpétuel, vous avez tellement souhaité que ces battements ne s’arrêtent pas à jamais.

Étrangement même si la routine reprend son cours, même si cette vie continue, même si les autres vous perçoivent de nouveau comme un être guéri, donc vivant, pourtant, en vous, il y a quelque chose de différent, de difficilement explicable. Vous avez survécu, vous n’êtes plus la personne d’avant, vous ne pouvez plus endosser ce rôle. Débarrassée de ce carcan de malade, vous êtes différente, transformée par cette lutte acharnée, rugissante d’une indomptable force, portée par une incommensurable volonté. Que serait devenu ce nouveau « vous » sans cette horrible transition médicale ?

(suite…)

Un homme à la Hauteur

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« Diane est une belle femme. Une très belle femme. Brillante avocate, elle a de l’humour et une forte personnalité. Et comme elle vient de mettre un terme à un mariage qui ne la rendait pas heureuse, la voilà enfin libre de rencontrer l’homme de sa vie. Le hasard n’existant pas, Diane reçoit le coup de fil d’un certain Alexandre, qui a retrouvé le portable qu’elle avait égaré. Très vite, quelque chose se passe lors de cette conversation téléphonique. Alexandre est courtois, drôle, visiblement cultivé… Diane est sous le charme. Un rendez-vous est rapidement fixé. Mais la rencontre ne se passe pas du tout comme prévu… »

Laurent Tirard réalise ici un charmant film sentimental tout en abordant aisément, avec humour, le combat quotidien des personnes de petite taille face au regard pénible de notre société, tout en occultant le côté « guimauve » et la lourdeur d’une certaine vulgarité. Une véritable réussite technique !

Cette comédie romantique inhabituelle symbolise donc une belle histoire d’amour qui relègue au placard de nombreux préjugés sociaux… C’est certainement sa force, mais aussi sa faiblesse. En effet, le scénario devient rapidement convenu et le spectateur bascule vite dans le conte de fées parfait, celui qui fait encore rêver les petites filles. Le message sur la tolérance et l’acceptation des différences physiques demeure donc parfois éludé, toutefois les dialogues percutants et les éclats de rire occultent rapidement ces quelques défauts (pour les âmes non romanesques).

Indéniablement, le duo d’acteurs Virginie Efira, toujours exquise, et Jean Dujardin, bluffant de naturel, interprètent avec justesse et sensibilité ces deux personnages atypiques.

À découvrir pour succomber au charme de cette comédie sentimentale… Parfois c’est agréable de croire encore au Prince charmant (lilliputien) !

Parfois, tu peux convaincre ta tête de ne pas écouter ton cœur. Ce sont souvent ces décisions que tu peux regretter pour le reste de ta vie. »

Leah Braemel

Kung Fu Panda 3

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« Po avait toujours cru son père panda disparu, mais le voilà qui réapparaît ! Enfin réunis, père et fils vont voyager jusqu’au village secret des pandas. Ils y feront la connaissance de certains de leurs semblables, tous plus déjantés les uns que les autres. Mais lorsque le maléfique Kaï décide de s’attaquer aux plus grands maîtres du kung-fu à travers toute la Chine, Po va devoir réussir l’impossible : transformer une horde de pandas maladroits et rigolards en experts des arts martiaux, les redoutables Kung Fu Pandas ! »

Ce sympathique troisième volet constitue une suite parfaite de la saga de notre attachant Panda, maitre maladroit des arts martiaux. Une réelle surprise, vraiment ultra positive, après un précédent opus nettement moins élaboré à mon humble avis.

Assurément, ce film charmant d’animation Dreamworks se révèle vraiment efficace, avec une recette bien calibrée pour garantir un vif succès. En effet, les images splendides, aux couleurs magnifiques, sont simplement superbes, tant le graphisme se révèle parfait dans l’expression réaliste des divers protagonistes.

Sur un rythme effréné, ce nouvel épisode, véritablement réussi, conjugue à la fois un humour désopilant, une action efficace et une tendre sensibilité. L’ensemble distille un doux message favorisant l’estime de soi et l’esprit de famille face aux origines.

On retrouve donc avec grand plaisir notre héros poilu bedonnant, toujours aussi attendrissant, et on découvre avec délice les personnages secondaires, terriblement irrésistibles.

Certainement le début d’autres nouvelles aventures…

À visionner en famille durant les vacances scolaires, le bonheur pour petits et grands sera évidemment au rendez-vous.

C’est l’image que nous avons de nous-mêmes qui fait notre destin. »

Nathaniel Branden

Au nom de ma fille

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« Un jour de juillet 1982, André Bamberski apprend la mort de sa fille Kalinka. Elle avait 14 ans et passait ses vacances en Allemagne auprès de sa mère et de son beau-père le docteur Krombach. Rapidement, les circonstances de sa mort paraissent suspectes. L’attitude de Dieter Krombach ainsi qu’une autopsie troublante laissent beaucoup de questions sans réponse. Très vite convaincu de la culpabilité de Krombach, André Bamberski se lance dans un combat pour le confondre. Un combat de 27 ans qui deviendra l’unique obsession de sa vie… »

Dans ce film poignant, inspiré du livre « Pour que justice te soit rendue » d’André Bamberski, le réalisateur Vincent Garenq retranscrit une tragique affaire criminelle abominable, en associant le passé et le présent, pour finalement se concentrer particulièrement, avec une réelle minutie et pudeur, aux faits avérés.

Daniel Auteuil exprime l’étendue de son immense talent d’acteur grâce à son interprétation puissante et dramatique de ce rôle de père anéanti, dont l’unique but est de survivre afin de faire éclater la vérité, en mémoire de sa fille assassinée. Entre vengeance obsessionnelle et folie destructrice, son obstination demeure le seul combat qui l’anime encore pour poursuive un très long parcours judiciaire afin que Kalinka, son enfant, ne soit pas oubliée comme un simple fait divers.

La mise en scène sobre et minimaliste offre une analyse profonde sur la complexité de la justice française, les lenteurs, lacunes administratives et principalement les erreurs humaines, sans jamais tomber dans une émotion envahissante ou un sentimentalisme larmoyant.

Ce récit ne peut laisser indifférent, tant cette affaire horrible, aux rebondissements scandaleux, empoigne avec force l’intérêt du spectateur. Cela peut ressembler à un simple feuilleton dramatique, puis on se souvient de la véracité de l’histoire et on salue alors, avec admiration, le courage exemplaire de ce papa qui ne se résignera jamais à la renonciation.

On ne sépare point un père de son enfant. »

Victor Hugo

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