Posts Tagged ‘envie’

Tatouée pour la première fois

Cela faisait déjà plus d’une dizaine d’années que je pensais à me faire tatouer un motif précis qui tranquillement se dessinait dans mon esprit. Une envie récurrente qui venait puis s’estompait. Inconsciemment, je savais que ce n’était pas le bon moment. En effet, le tatouage ne représente pas un acte anodin, il doit être réfléchi consciencieusement afin de ne pas succomber à un vulgaire effet de mode.

Puis ces longs derniers mois, ma vie a incontestablement changé, certaines épreuves douloureuses m’ont fait évoluer. Soudainement, ce tatouage est presque devenu obsessionnel, ce n’était plus une envie, mais un réel besoin viscéral. Je ne souhaitais pas un tatouage seulement esthétique, il a une réelle symbolique pour moi. Il fallait que je le fasse, que je marque ma peau de ce souvenir précis, de cette partie de mon histoire. Ma décision était prise, actée par la date indispensable du rendez-vous.

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Crazy Amy

crazy

« Depuis sa plus tendre enfance, le père d’Amy n’a eu de cesse de lui répéter qu’il n’est pas réaliste d’être monogame. Devenue journaliste, Amy vit selon ce crédo – appréciant sa vie de jeune femme libre et désinhibée loin des relations amoureuses, qu’elle considère étouffantes et ennuyeuses ; mais en réalité, elle s’est un peu enlisée dans la routine. Quand elle se retrouve à craquer pour le sujet de son nouvel article, un brillant et charmant médecin du sport nommé Aaron Conners, Amy commence à se demander si les autres adultes, y compris ce type qui semble vraiment l’apprécier, n’auraient pas quelque chose à lui apprendre. »

Sans aucun doute, ce film de Judd Apatow ( connu pour « 40 ans : mode d’emploi« ) représente la comédie romantique typiquement américaine. Pour les amateurs du genre, tous les ingrédients sont réunis pour passer un agréable moment, sans se prendre la tête (ce qui n’est déjà pas si mal, en cette période délicate…)

Certes, le niveau général ne se révèle pas très élevé tant les situations sont parfois primaires, pour autant les dialogues sont percutants et l’humour grinçant permet de rire sans réfléchir. C’est franchement drôle, souvent en dessous de la ceinture, limite vulgaire, mais terriblement attendrissant dans cette grossièreté outrancière. De plus, cette sympathique Amy (qui a écrit le scénario) plait particulièrement puisqu’enfin elle déroge aux beautés superficielles estampillées « made in USA ». Nature et sans fioritures, certainement les raisons d’un tel succès ! Chaque femme peut ainsi facilement s’identifier à elle.

Le casting, avec de nombreuses célébrités, permet aussi de découvrir d’autres acteurs plus méconnus du grand public : Amy Schumer est excellentissime, Tida Swinton totalement méconnaissable et Ezra Miller exploite à merveille ses compétences. Cependant, il reste regrettable que l’épilogue soit assez plat et achève, sans grande ambition, ce long-métrage.

Pourtant, indéniablement, on s’amuse et l’on s’étonne même de s’esclaffer devant de tels moments incongrus. Le film, d’un moment de vie, idéal pour passer une bonne soirée, plus particulièrement entre filles, et ensuite savourer une exquise pizza tout en parlant de ces hommes kleenex … ou pas.

Je ne sais rien en matière de sexe, parce que j’ai toujours été mariée. « 

Zsa-Zsa Gabor

Has been du sac

Aujourd’hui, journée spéciale, journée entre filles.

Gentiment, vous allez chercher votre nièce adorée, la prunelle de vos yeux (qui d’ailleurs a les mêmes que vous, votre fierté) pour être entre filles et faire tranquillement du shopping. Pas simplement afin de profiter d’un agréable lèche-vitrine, mais plus spécialement pour célébrer le prochain anniversaire de votre Princesse.

C’est sa journée, vous êtes le génie qui exauce avec une infinie tendresse tous ses vœux. Aucune contrainte, vous envisagez cette journée comme une féérie, il ne manquerait plus que Mickey et votre état d’excitation serait proche de celui dans lequel vous vous trouvez perpétuellement à Eurodisney. Dans votre for intérieur, vous préférez ne pas relever la remarque cynique de votre frère – toujours négatif –  lorsque vous partez avec votre beauté : « Bon courage, hein ! »

À peine assises toutes les deux dans la voiture, vous trépignez d’impatience. Avec une voix très enjouée de la parfaite tante, souhaitant faire plaisir exclusivement à votre petite chérie « Alors ma puce, on va dans quelle direction, on se précipite vers quelle boutique ? », la demoiselle vous regarde et vous souffle « à la crêperie, je mangerais bien une crêpe au chocolat ». Oui, évidemment l’enfant a bon appétit et ses origines bretonnes transparaissent dans ses choix. Cependant, j’objecte « Ok pour le goûter, mais après le shopping, alors on va où? ». Princesse vous rétorque en tapant du pied que l’on ne va nulle part, sauf à la crêperie (cette enfant est obsessionnelle !) car elle veut un sac, et ce fameux sac s’achète uniquement sur internet. S’ensuit un dialogue incongru :

  • « Tu veux un sac ? »
  • « Oui pour quand je sors le soir chez les copines, je veux être classe. Le sac que je désiiiiire est un « M bé MJ »

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Arrêter de fumer : le deuil de la cigarette (2)

Une semaine seulement après ma première séance d’acupuncture, me voici prête psychologiquement pour endurer la seconde phase, celle qui représente concrètement le début du sevrage, et je dois m’y présenter « vierge » de tout tabac. En réalité, il me restait 5 pauvres cigarettes nichées dans mon paquet, il était donc inenvisageable de ne pas les consommer complètement (impossible de les jeter, je suis contre le gaspillage !).

Consciente de ma démarche honteuse, j’ai presque eu les larmes aux yeux en écrasant mon (je l’espère !) dernier mégot. En véritable droguée au tabac, j’avoue avoir reniflé mes doigts à plusieurs reprises avant de nettoyer au savon toutes traces et senteurs du passage de la cigarette dans ma vie.

Naturellement, je mens donc effrontément à mon acupuncteur en lui précisant que je suis une « ex-fumeuse » depuis la veille au soir.

Visiblement pour me punir de ce petit mensonge, la pose d’aiguilles est beaucoup (ÉNORMÉMENT) plus douloureuse, centrée principalement sur les pieds, le nez, les tempes et le front. Non seulement je souffre atrocement, mais je ne me sens pas du tout au top de mon sex-appeal. 30 minutes d’inconfort, durant lesquelles je suis pourtant censée respirer doucement, apprécier paisiblement l’harmonie de mon corps et ressentir la plénitude… Que dalle !

Une boule de stress habite entièrement mon corps et envahit intégralement mon esprit. Au bout de quelques minutes, je louche sur les aiguilles posées sur mon nez et tente de les dégommer d’un simple regard, toutefois, je n’ose pas bouger tellement la douleur irradie chaque point transpercé par ces immenses pointes (qui finalement me semblent être des javelots !) Même la musique zen m’irrite prodigieusement. Dans quelle galère me suis-je embarquée ?!

Mais le pire reste à venir incontestablement (ne jamais se contenter de ce que l’on a !)

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