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Prendre un enfant par la main

Depuis plusieurs mois interminables, je traine une maudite maladie dite « auto-immune », ce qui signifie que les médecins savent que vous avez quelque chose qui ne va pas forcément bien sans pour autant pouvoir véritablement en identifier la cause, mais vous rassure en spécifiant la véracité de votre pathologie, vous signifiant alors que votre cas n’est donc pas psychologique (non, je ne suis pas complètement folle). Bref, merci de prendre un ticket pour effectuer une batterie d’examens et hanter patiemment les couloirs des différents centres médicaux.

Me voici de nouveau à subir une troisième échographie, en moins d’une semaine, dans ce même cabinet qui me parait de plus en plus familier. En effet, la standardiste à l’accueil semble me cataloguer comme une hypocondriaque totalement givrée tant elle me dévisage suspicieusement à chacune de nos retrouvailles. De retour dans la salle d’attente bondée, afin d’obtenir le compte-rendu de mon précédent examen prestement effectué, une femme accompagnée de deux enfants vient me rejoindre. Naturellement, je souris à son adorable bébé joufflu, obstiné à tenter frénétiquement de sucer son gros orteil en tirant sur une chaussette non coopérative. Son autre jeune garçon me dévisage avec de grands yeux cerclés par des lunettes rondes qui lui donnent un air attendrissant de John Lennon.

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Retour chez ma mère

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« Aimeriez-vous retourner vivre chez vos parents ? À 40 ans, Stéphanie est contrainte de retourner vivre chez sa mère. Elle est accueillie les bras ouverts : à elle les joies de l’appartement surchauffé, de Francis Cabrel en boucle, des parties de Scrabble endiablées et des précieux conseils maternels sur la façon de se tenir à table et de mener sa vie… Chacune va devoir faire preuve d’une infinie patience pour supporter cette nouvelle vie à deux. Et lorsque le reste de la fratrie débarque pour un dîner, règlements de compte et secrets de famille vont se déchaîner de la façon la plus jubilatoire. Mais il est des explosions salutaires. Bienvenue dans un univers à haut risque : la famille ! »

Éric Lavaine réalise un joli film sur les rapports familiaux avec de nombreuses situations cocasses, souvent jubilatoires, et inspecte alors ces relations émotionnelles qui heurtent parfois, mais rapprochent aussi souvent une famille.

Le sujet, hautement d’actualité, du retour d’une grande fille (Alexandra Lamy, toujours aussi drôle) de 40 ans chez sa très chère maman (Josiane Balasko, excellente dans sa prestation) est traité avec une justesse incroyable.

En effet, la cohabitation se révèle difficile et le conflit générationnel, lié à la différence de culture et de ressenti, est évidemment ultra présent. Ce duo mère/fille, doté d’un sérieux sens de l’humour, est formidable et réellement émouvant. Pour compléter ce casting féminin, Mathilde Seigner, incarne parfaitement son rôle de personnage bougon, sœur ennemie.

Grâce aux dialogues particulièrement bien écrits et percutants, cette comédie populaire, presque théâtrale, aborde aussi diverses questions sur des retrouvailles parfois forcées : est-ce la fille qui régresse en revenant au bercail ou est-ce la mère qui ne peut alors plus succomber à une seconde jeunesse et profiter ainsi de sa liberté de femme ? Comment faire comprendre à sa progéniture, l’envie de refaire sa vie après un veuvage ?

Un très joyeux film, tendre et émouvant, parfois acide, doté d’une certaine nostalgie.

La famille ça se porte sur le dos du matin au soir de la vie. »

Alice Ferney

Les Minions

les minions

« A l’origine de simples organismes monocellulaires de couleur jaune, les Minions ont évolué au cours des âges au service de maîtres plus abjectes les uns que les autres. Les disparitions répétitives de ceux-ci, des tyrannosaures à Napoléon, ont plongé les Minions dans une profonde dépression. Mais l’un d’eux, prénommé Kevin, a une idée. Flanqué de Stuart, l’adolescent rebelle et de l’adorable petit Bob, Kevin part à la recherche d’un nouveau patron malfaisant pour guider les siens. Nos trois Minions se lancent dans un palpitant voyage qui va les conduire à leur nouveau maître : Scarlet Overkill, la première superméchante de l’histoire. De l’Antarctique au New York des années 60, nos trois compères arrivent finalement à Londres, où ils vont devoir faire face à la plus terrible menace de leur existence : l’annihilation de leur espèce. »

La principale qualité de ces trois minions se symbolise justement par « des êtres » vraiment mignons. Dans « Moi, Moche et Méchant », les minions coloraient le décor et n’étaient nullement identifiables. À présent, ces trois petits adorables gnomes jaunes à lunettes et salopettes bleues prennent réellement vie dans ce dessin animé, devenant ainsi terriblement attachants et personnalisés : Stuart, Kevin et Bob (vraiment trop mimi !)

Ce nouveau film de Pierre Coffin explose d’ingéniosité, le spectateur est séduit par les nombreuses références cinématographiques ou musicales et les divers clins d’œil nostalgiques. Le scénario reste très épuré, mais l’animation révèle véritablement l’envie de s’éclater naïvement et d’exciter nos zygomatiques. Pas de prise de tête, une aventure généreuse sans chercher une réelle trame narrative.

Ce film enchaine de multiples gags qui séduiront principalement les plus petits. Totalement enfantin, avec un côté burlesque appréciable et une animation trépidante. Il y a là la magie des films muets de par cet attrait visuel.

Un concentré de bonne humeur contagieuse, saupoudré d’une bonne dose (bien grasse) d’humour potache.

Rien de transcendant, cependant impossible de ne pas craquer littéralement … C’est vrai qu’ils sont vraiment « minions » !

Il y a les amis, il y a la famille, puis il y a les amis qui deviennent une famille. »

Les Minions

L’insouciance de la jeunesse

Comme vous pouvez l’imaginer, j’aime profondément (et presque constamment) mon fils adoré, mais je dois bien l’admettre : être parent d’un adolescent de 15 ans se révèle parfois –souvent ? – énormément difficile et épuisant. Ce grand gaillard, qui me dépasse d’une tête, égaye quotidiennement mes journées en ayant une créativité débordante pour toutes les situations farfelues. Un véritable concentré de folklore ! L’inventivité est un art dans lequel il excelle.

Sa phrase préférée du moment est : « T’inquiètes, je gère ! » Évidemment, cela reste en théorie et non en pratique.

Pourtant, j’ai le sentiment de m’être grandement adaptée au florilège d’élucubrations de mon fils. Régulièrement, je tente, en expérimentant la respiration ventrale et la méditation, de rester souriante et conciliante (dans l’espoir secret d’obtenir ainsi le titre de « mère la plus cool ») tout en me persuadant que cette phase délicate passera un jour ou l’autre (si possible le plus rapidement), et si ce n’est pas le cas, j’envisage sereinement, dès l’âge de sa majorité, une union avec la première personne intéressée par le spécimen !

Malgré mes efforts pour contenir ma lassitude, mon intense ouverture d’esprit est cependant tuée dans l’œuf très fréquemment et beaucoup trop souvent.

Dernièrement, mon fils a décidé de partir avec des copains à Aix en Provence pour faire les boutiques… Son passe-temps favori depuis quelques mois. Les mecs sont presque plus coquets que les filles maintenant !

(suite…)

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