Posts Tagged ‘émotion’

Ricki and the Flash

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« Pour accomplir son rêve et devenir une rock star, Ricki Rendazzo a sacrifié beaucoup de choses et commis bien des erreurs… Dans l’espoir de se racheter et de remettre de l’ordre dans sa vie, elle revient auprès des siens. »

Honnêtement dès que Meryl Streep déboule dans un film, je me précipite pour LA voir. Pourtant, cette fois-ci le sujet me paraissait assez simple et je n’étais donc que peu conquise. Mais comment résister à cette grande actrice américaine (une des meilleures de notre époque) qui dégaine la guitare ?

Comme toujours Madame Streep, totalement bluffante en rockeuse, excelle dans ce rôle de mère atypique, lui insufflant un véritable dynamisme qui favorise l’élan principal de ce long-métrage réalisé par Jonathan Demme. L’exubérance de son look (qui lui va à ravir), l’excentricité du personnage et son désir de rédemption lui permettent d’exprimer encore une fois son immense talent. Quelle prestation admirable !

Malgré un scénario un peu trop convenu (problèmes familiaux, réconciliations et happy end), une histoire typiquement américaine dégoulinante de clichés et de guimauve, ce film est sauvé par ces pointes d’humour et ces instants d’émotion.

Une agréable comédie sympathique dont on retiendra principalement la musique et l’interprétation subtile de cette mère de famille féministe confrontée à certains choix cornéliens.

Le seul mauvais choix est l’absence de choix. »

Amélie Nothomb

Vice-Versa

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 « Au Quartier Général, le centre de contrôle situé dans la tête de la petite Riley, 11 ans, cinq Émotions sont au travail. À leur tête, Joie, débordante d’optimisme et de bonne humeur, veille à ce que Riley soit heureuse. Peur se charge de la sécurité,  Colère s’assure que la justice règne, et Dégoût empêche Riley de se faire empoisonner la vie – au sens propre comme au figuré. Quant à Tristesse, elle n’est pas très sûre de son rôle. Les autres non plus, d’ailleurs… Lorsque la famille de Riley emménage dans une grande ville, avec tout ce que cela peut avoir d’effrayant, les Émotions ont fort à faire pour guider la jeune fille durant cette difficile transition. Mais quand Joie et Tristesse se perdent accidentellement dans les recoins les plus éloignés de l’esprit de Riley, emportant avec elles certains souvenirs essentiels, Peur, Colère et Dégoût sont bien obligés de prendre le relais. Joie et Tristesse vont devoir s’aventurer dans des endroits très inhabituels comme la Mémoire à long terme, le Pays de l’Imagination, la Pensée Abstraite, ou la Production des Rêves, pour tenter de retrouver le chemin du Quartier Général afin que Riley puisse passer ce cap et avancer dans la vie… »

Un immense film d’animation révélant une grandiose ingéniosité. Impossible donc de résister à cette véritable pépite cinématographie de Pete Docter ! En effet, les studios Disney / Pixar nous offrent une palette de couleurs, aux visuels élaborés, agrémentée d’une profonde richesse d’émotions : du rire aux larmes, le charme opère ! Fabuleux !

Une réflexion originale, émouvante et inventive sur la réelle métamorphose de l’identité : difficile psychologiquement d’accepter sereinement et de franchir ce pas vers la puberté, le cap difficile de l’adolescence qui marquera alors de son empreinte le devenir de chacun.

Complètement ludique, ce film audacieux et poétique s’adresse aux enfants, à partir de 10 ans, mais retiendra plus particulièrement l’attention des plus grands. Vous vous retrouverez, en qualité d’adulte, plongé dans vos souvenirs, vos profondes angoisses, dans une douce nostalgie baignée par la mélancolie. Une redoutable aventure humaine, la petite introspection intérieure gagne le spectateur…

Attention aux tendres larmes qui pourraient perler au bord des cils, il est certain qu’une des cinq émotions va vous emporter.

Tout simplement génialissime ! À voir absolument !

Exprimer ses émotions, c’est comme d’enlever les nuages noirs devant le soleil pour laisser pousser les fleurs. »

Tanya Sénécal

 

L’art du tri

Le tri est une tâche que j’effectue en général une fois par an, souvent à l’arrivée des beaux jours, bref comme beaucoup, je fais mon nettoyage de printemps.

Avec les premiers rayons de soleil et les journées qui rallongent, je ressens l’envie de ranger à fond ma maison et à cette occasion d’aérer au maximum afin de la purifier, la débarrasser de son surplus. Je me lance dans une traque effrénée de la poussière et élimine le moindre bazar qui gêne ma vision de propreté.

Impulsivement, le désordre me saute au visage, semble néfaste pour ma santé. En fait, j’aime bien remettre en ordre mon nid douillet, de fond en comble, ranger les placards, vider et trier les divers tiroirs des meubles.

J’ai le sentiment de repartir sur de bonnes bases, entamer un nouveau chapitre puisqu’en jetant, j’en ai ainsi clôturé un précédent.

De toute évidence, j’ai l’impression que je me libère l’esprit en me délestant d’objets inutiles, abimés ou de cadeaux que je n’affectionne pas particulièrement… J’ai tenté de garder quelque temps le vase hideux offert par une copine, le bibelot à l’art grossier reçu pour me remercier d’un service, mais passé un délai, j’envisage honteusement de me cacher derrière l’excuse que ma maladresse a réduit en poussière ce somptueux présent ou que mon chat adoré et vieillissant (que je ne possède pas encore !) a malencontreusement bousculé cette sculpture !

Bref, je m’autorise et m’accorde le droit de me débarrasser de l’encombrement des autres sur ma propre vie et mon espace.

(suite…)

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