Posts Tagged ‘différence’

Life – Origine Inconnue

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« À bord de la Station Spatiale Internationale, les six membres d’équipage font l’une des plus importantes découvertes de l’histoire de l’humanité : la toute première preuve d’une vie extraterrestre sur Mars. Alors qu’ils approfondissent leurs recherches, leurs expériences vont avoir des conséquences inattendues, et la forme de vie révélée va s’avérer bien plus intelligente que ce qu’ils pensaient… »

Au départ, cet excellent thriller de science-fiction, réalisé par Daniel Espinosa, n’est pas sans rappeler les films cultes « Allien » et « Gravity ». Cependant, même si l’on remarque un manque d’originalité du sujet déjà exploité, le spectateur conquis est happé par une ambiance souvent terrifiante, où le suspense se mêle à une atmosphère réaliste surprenante.

Malgré un casting royal, dont Jake Gyllenhaal accompagné de Ryan Reynolds et Rebecca Ferguson, les personnages semblent souvent trop « lisses », pas assez approfondis. Toutefois, la vision scientifique et le côté horrifique (avec cette fameuse créature) offrent une belle part d’imaginaire au sein de l’espace, environnement toujours porteur de multiples questions, constamment en quête de réponses énigmatiques.

Grâce à de nombreuses scènes impressionnantes, un visuel réaliste en apesanteur et une action effrénée, ce film plaisant procure un agréable moment, délicieusement divertissant. Prêts pour ce nouveau voyage spatial ?

Deux possibilités existent : soit nous sommes seuls dans l’univers, soit nous ne le sommes pas. Les deux hypothèses sont tout aussi effrayantes. »

Arthur Charles Clarke

Il a déjà tes yeux

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« Paul est marié à Sali. Tout irait pour le mieux s’ils arrivaient à avoir un enfant. Jusqu’au jour où Sali reçoit l’appel qu’ils attendent depuis si longtemps : leur dossier d’adoption est approuvé. Il est adorable, il a 6 mois, il s’appelle Benjamin. Il est blond aux yeux bleus et il est blanc. Eux… sont noirs ! »

Cette sympathique comédie sociale, fourmillant de bons et tendres sentiments sans se parer d’une indigeste niaiserie, est réalisée et interprétée par Lucien Jean-Baptiste. Ainsi, l’acteur-réalisateur de « Première étoile » confirme une nouvelle fois l’étendue de son talent en abordant un sujet délicat, qu’il connaît hélas et qui lui tient particulièrement à cœur.

En effet, ce film prône, avec une rare intelligence couplée à une grande leçon d’humanité, le principe même du vivre ensemble. Avec humour, il s’agit ici d’une lutte contre l’intolérance raciale et culturelle, sans aucune leçon de morale ou exagération déplacée. Les répliques, très percutantes, résonnent admirablement dans leur justesse et le casting se révèle fabuleux, en compagnie notamment d’Aïssa Maïga et de Zabou Breitman. Cependant, la réelle surprise vient de l’acteur Vincent Elbaz, particulièrement excellent dans un nouveau rôle comique.

En combattant de nombreux préjugés, voici un « feel good movie » jubilatoire qui combine à la fois le rire tout en éveillant les consciences, trop souvent sectaires, sur un sujet sensible et pourtant d’actualité.

À voir pour se gorger d’une belle leçon d’amour, au-delà de toutes les différences imposées par la normalité conformiste de notre société.

L’amour, c’est peut-être d’être égoïstes ensemble. »

Marcel Achard

Le BGG – Le Bon Gros Géant

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« Le Bon Gros Géant ne ressemble pas du tout aux autres habitants du Pays des Géants. Il mesure plus de 7 mètres de haut et possède de grandes oreilles et un odorat très fin. Il n’est pas très malin mais tout à fait adorable, et assez secret. Les géants comme le Buveur de sang et l’Avaleur de chair fraîche, sont deux fois plus grands que lui et aux moins deux fois plus effrayants, et en plus, ils mangent les humains. Le BGG, lui, préfère les schnockombres et la frambouille. À son arrivée au Pays des Géants, la petite Sophie, une enfant précoce de 10 ans qui habite Londres, a d’abord peur de ce mystérieux géant qui l’a emmenée dans sa grotte, mais elle va vite se rendre compte qu’il est très gentil. Comme elle n’a encore jamais vu de géant, elle a beaucoup de questions à lui poser. Le BGG emmène alors Sophie au Pays des Rêves, où il recueille les rêves et les envoie aux enfants. Il va tout apprendre à Sophie sur la magie et le mystère des rêves… »

Le grand maitre Steven Spielberg présente ici son adaptation du roman culte éponyme de l’auteur britannique Roald Dahl (qui fêtera son centenaire en septembre) en nous délectant avec bonheur de son immense talent de conteur.

Même si cette fabuleuse histoire d’amitié entre un géant et une adorable petite fille n’est pas sans rappeler l’histoire magnifique d’E.T., elle ne parvient pas à égaler la richesse et la tendresse qui nous animaient lors de la contemplation du voyage poétique de ce désormais célèbre Extra-Terrestre, si présent encore dans notre cœur. Cependant, le spectateur succombe rapidement au charisme de ce Bon Gros Géant, dont le regard enfantin, souvent malicieux, nous propulse inévitablement dans les délices de nos propres souvenirs et permet forcément de croire en la force de vaincre les différences, tout en ayant confiance en l’autre (ce qui en résulte d’une très belle initiative).

Surfant sur le parallèle du monde réel et de l’imaginaire, les images d’animation sont réellement superbes et les effets spéciaux vraiment réussis. Malgré quelques longueurs du rythme qui peuvent lasser les petits et grands, certaines séquences demeurent irrésistibles de beauté (notamment le royaume des rêves) et surprenantes (la visite au palais de The Queen), apportant ainsi de l’émerveillement au récit.

Un conte familial fantastique, doté d’une extraordinaire B.O, à découvrir avec une âme d’enfant.

Respecter les différences des autres, parce que le mérite et la valeur de chacun sont souvent à découvrir. »

Jacques Brel

Tarzan

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« Après avoir grandi dans la jungle africaine, Tarzan a renoué avec ses origines aristocratiques, répondant désormais au nom de John Clayton, Lord Greystoke. Il mène une vie paisible auprès de son épouse Jane jusqu’au jour où il est convié au Congo en tant qu’émissaire du Commerce. Mais il est loin de se douter du piège qui l’attend. Car le redoutable Belge Leon Rom est bien décidé à l’utiliser pour assouvir sa soif de vengeance et sa cupidité… »

Voici la légende du fameux Tarzan, qui a bercé notre enfance, revisitée par David Yates. Ce dernier réalise donc un blockbuster d’aventure spectaculaire avec ce personnage mythique, joué ici par Alexander Skars­gard, au physique musclé délicieusement savoureux.

Ainsi, ce film d’action regorge de scènes épiques grâce à des effets numériques incroyables qui fourmillent aussi d’effets spéciaux implacables. Le casting est certes appréciable, notamment grâce à la belle romance entre la superbe Jane (Margot Robbie) et Tarzan, sans oublier la présence toujours énigmatique de Christoph Waltz, tout bonnement parfait dans son rôle récurent de « méchant ».

Cependant, c’est réellement la beauté visuelle, véritable contemplation artistique des différents décors, qui reste pleinement saisissante. Les images magnifiques de l’Afrique nous procurent un dépaysement total. De plus, les animaux sont impressionnants de réalisme, en présentant une agréable vision de la jungle et de la Savane.

Le voyage et le spectacle se révèlent magiques ! Bref, un divertissement estival efficace.

Un monde sans paroles ne serait plus humain, mais un monde sans animaux le serait-il encore ? »

Boris Cyrulnik

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