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La Grande Muraille

LGM

« Entre le courage et l’effroi, l’humanité et la monstruosité, il existe une frontière qui ne doit en aucun cas céder. William Garin, un mercenaire emprisonné dans les geôles de la Grande Muraille de Chine, découvre la fonction secrète de la plus colossale des merveilles du monde. L’édifice tremble sous les attaques incessantes de créatures monstrueuses, dont l’acharnement n’a d’égal que leur soif d’anéantir l’espèce humaine dans sa totalité. Il rejoint alors ses geôliers, une faction d’élite de l’armée chinoise, dans un ultime affrontement pour la survie de l’humanité. C’est en combattant cette force incommensurable qu’il trouvera sa véritable vocation : l’héroïsme. »

Ce blockbuster chinois américanisé est réalisé par le maître du cinéma Zhang Yimou. Particulièrement spectaculaire, ce film, doté d’une magnifique mise en scène, offre des scènes de combat épiques, des images aux décors somptueux notamment de la magnifique Grande Muraille de Chine au travers de son histoire cachée.

En effet, l’ensemble demeure visuellement très beau, grâce à des effets numériques sublimes, aussi ces décors incroyables permettent un dépaysement total. Le mélange des couleurs des uniformes de l’armée chinoise est tout bonnement incroyable et les multiples cascades restent saisissantes. Grandiose !

Sur un rythme endiablé, sans fioritures inutiles, et même si le scénario peine à se révéler efficace, le charme indéniable de Matt Damon opère toujours. Comme à son habitude, n’en déplaise à la critique qui l’a fustigé, il sublime ce long-métrage par sa simple présence ainsi que sa partenaire, la comédienne chinoise, Jing Tian.

Du grand spectacle à voir essentiellement au cinéma !

Ce n’est pas la distance qui mesure l’éloignement. »

Saint-Exupéry

Vaiana, la légende du bout du monde

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« Il y a 3 000 ans, les plus grands marins du monde voyagèrent dans le vaste océan Pacifique, à la découverte des innombrables îles de l’Océanie. Mais pendant le millénaire qui suivit, ils cessèrent de voyager. Et personne ne sait pourquoi… Vaiana, la légende du bout du monde raconte l’aventure d’une jeune fille téméraire qui se lance dans un voyage audacieux pour accomplir la quête inachevée de ses ancêtres et sauver son peuple. Au cours de sa traversée du vaste océan, Vaiana va rencontrer Maui, un demi-dieu. Ensemble, ils vont accomplir un voyage épique riche d’action, de rencontres et d’épreuves… En accomplissant la quête inaboutie de ses ancêtres, Vaiana va découvrir la seule chose qu’elle a toujours cherchée : elle-même. »

Voici un nouveau film des studios Disney, réalisé par John Musker et Ron Clements, qui réchauffe sensiblement les cœurs de par la beauté majestueuse des paysages paradisiaques (l’envie de sauter dans le premier avion à destination de Tahiti se révèle omniprésente en cette période de grisaille hivernale) et le message d’amour écologique qu’il véhicule superbement.

En conséquence, entre doux rires et tendres émotions, le dépaysement reste grandiose par rapport à cette luxuriante végétation exotique. De plus, les effets spéciaux sont magnifiés dans le moindre détail, chaque élément graphique semble merveilleusement réel grâce à une réalisation visuelle parfaite. Difficile aussi de résister à la perfection d’adorables animaux tellement attachants !

Ainsi, le légendaire Prince charmant, héros favori de la culture Disney, n’existe pas dans cette histoire et rapidement son absence, pourtant attendue, sombre alors dans l’oubli. En effet, la force et l’humour de cette charmante demoiselle Vaiana, en pleine émancipation, nous transportent véritablement dans sa quête et l’on se laisse délicatement bercer par les différentes chansons, et autres musiques entrainantes, accompagnant son voyage.

Un véritable spectacle grandiose et féérique dans l’univers idyllique polynésien !

 L’amour engendre la force, et la force donne la sagesse. »

Honoré de Balzac

Sully

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« L’histoire vraie du pilote d’US Airways qui sauva ses passagers en amerrissant sur l’Hudson en 2009. Le 15 janvier 2009, le monde a assisté au « miracle sur l’Hudson » accompli par le commandant « Sully » Sullenberger : en effet, celui-ci a réussi à poser son appareil sur les eaux glacées du fleuve Hudson, sauvant ainsi la vie des 155 passagers à bord. Cependant, alors que Sully était salué par l’opinion publique et les médias pour son exploit inédit dans l’histoire de l’aviation, une enquête a été ouverte, menaçant de détruire sa réputation et sa carrière. »

Lorsqu’un film réunit Monsieur Clint Eastwood, en qualité de réalisateur, et l’acteur Tom Hanks, en héros protagoniste, il semble impossible, me concernant, de ne pas m’y précipiter d’un pas énergique dès la sortie au cinéma, tant j’apprécie ces deux hommes remarquables. D’autant plus, qu’encore une fois le grand Clint réussit admirablement à fasciner le public !

Adapté du célèbre livre de Chelsey Sullenberger, dit « Sully », ce long-métrage d’action explore brillamment un suspense haletant. Pourtant pour ceux qui se souviennent de cet incroyable évènement relaté par tous les médias du monde, la fin heureuse est déjà connue. Alors, il ne devrait donc pas subsister une once d’angoisse, seulement le spectateur tremble, espère une prochaine survie puis explose de colère lors de la suite des évènements. Chaque scène nous permet de vivre l’instant comme si nous étions présents physiquement dans cet avion et que notre avenir dépendait uniquement du sang-froid et de la dextérité de notre commandant.

Comme souvent dans les réalisations du maître Eastwood, le récit exprime toujours un véritable message. Dans le cas actuel, ce dernier ne se prive pas de fustiger cette société de plus en plus déshumanisée par rapport aux envahissantes technologies électroniques. De ce constat, Sully a simplement effectué son job permettant un réel miracle humain plutôt qu’une horrible tragédie automatisée.

Glorifié, à la suite du sauvetage de l’ensemble des passagers, puis désavoué par une impitoyable commission d’enquête, le comédien Tom Hanks, tout en sobriété, se révèle fabuleux en démontrant puis en saluant l’humilité parfaite et la morale inaltérable de son personnage chevronné.

Un superbe biopic relatant un moment ordinaire de l’existence d’un pilote devenu ensuite un jour de vie extraordinaire !

Passionnant.

Le courage n’est rien sans la réflexion. »

Euripide

Le voyage de Fanny

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« Du haut de ses 12 ans, Fanny a la tête dure ! Mais c’est surtout une jeune fille courageuse qui, cachée dans un foyer loin de ses parents, s’occupe de ses deux petites sœurs. Devant fuir précipitamment, Fanny prend alors la tête d’un groupe de huit enfants, et s’engage dans un dangereux périple à travers la France occupée pour rejoindre la frontière suisse. Entre les peurs, les fous rires partagés et les rencontres inattendues, le petit groupe fait l’apprentissage de l’indépendance et découvre la solidarité et l’amitié… »

Inspiré du roman autobiographique « Le journal de Fanny » de Fanny Ben-Ami, cet incroyable film de Lola Doillon évoque l’exode authentique des réfugiés et le triste sort de leurs enfants durant la tourmente de la guerre… Un sujet, hélas, toujours tristement d’actualité.

Cependant, malgré un scénario malheureusement assez classique face au contexte historique, le bonheur naïf et la joie de cette magnifique troupe d’enfants permettent d’alléger énormément la tragédie du récit, en proposant de riches instants en émotions.

À la fois combative, intelligente et obstinée, l’actrice Léonie Souchaud (qui crève littéralement l’écran) excelle dans son rôle d’héroïne, dirigeant ainsi formidablement cette folle équipée. En effet, elle caractérise merveilleusement cette âme d’enfant devenant courageusement adulte afin d’affronter des situations tragiques… Véritable symbole de l’enfance fracassée par l’effroi.

Au gré d’une immersion au sein de magnifiques paysages, entre humour et réflexion, voici un divertissement familial qui représente une bouleversante aventure humaine, offrant aussi une vision parfois poétique, mais toujours sensible et émouvante, grâce à un aspect pédagogique salvateur.

Le rire dans l’enfance est toujours près des larmes. »

Ernest Legouvé

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