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Un homme à la Hauteur

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« Diane est une belle femme. Une très belle femme. Brillante avocate, elle a de l’humour et une forte personnalité. Et comme elle vient de mettre un terme à un mariage qui ne la rendait pas heureuse, la voilà enfin libre de rencontrer l’homme de sa vie. Le hasard n’existant pas, Diane reçoit le coup de fil d’un certain Alexandre, qui a retrouvé le portable qu’elle avait égaré. Très vite, quelque chose se passe lors de cette conversation téléphonique. Alexandre est courtois, drôle, visiblement cultivé… Diane est sous le charme. Un rendez-vous est rapidement fixé. Mais la rencontre ne se passe pas du tout comme prévu… »

Laurent Tirard réalise ici un charmant film sentimental tout en abordant aisément, avec humour, le combat quotidien des personnes de petite taille face au regard pénible de notre société, tout en occultant le côté « guimauve » et la lourdeur d’une certaine vulgarité. Une véritable réussite technique !

Cette comédie romantique inhabituelle symbolise donc une belle histoire d’amour qui relègue au placard de nombreux préjugés sociaux… C’est certainement sa force, mais aussi sa faiblesse. En effet, le scénario devient rapidement convenu et le spectateur bascule vite dans le conte de fées parfait, celui qui fait encore rêver les petites filles. Le message sur la tolérance et l’acceptation des différences physiques demeure donc parfois éludé, toutefois les dialogues percutants et les éclats de rire occultent rapidement ces quelques défauts (pour les âmes non romanesques).

Indéniablement, le duo d’acteurs Virginie Efira, toujours exquise, et Jean Dujardin, bluffant de naturel, interprètent avec justesse et sensibilité ces deux personnages atypiques.

À découvrir pour succomber au charme de cette comédie sentimentale… Parfois c’est agréable de croire encore au Prince charmant (lilliputien) !

Parfois, tu peux convaincre ta tête de ne pas écouter ton cœur. Ce sont souvent ces décisions que tu peux regretter pour le reste de ta vie. »

Leah Braemel

Ange & Gabrielle

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« Gabrielle élève seule sa fille Claire. À 17 ans celle-ci est enceinte de Simon qui refuse de se voir imposer ce bébé. Gabrielle prend les choses en main et décide de demander de l’aide au père de Simon. Elle débarque donc dans le bureau d’Ange, mais celui-ci, célibataire endurci et grand séducteur, n’a jamais assumé sa paternité et n’a aucune intention de le faire. C’est une première rencontre explosive mais Gabrielle ne manque ni de charme, ni de détermination. »

Honnêtement, je n’avais nullement prévu d’aller voir ce film… Je voulais juste oublier en me vidant la tête. Avec entrain, je me dirigeais vers le cinéma pour découvrir plus précisément le nouveau « James Bond », sans doute avec un léger retard puisque la salle a été complète très rapidement… Alors me voici partie à contrecœur visionner celui-ci en nouveauté.

Ce long-métrage plaisant est l’adaptation cinématographique d’une pièce de théâtre de Murielle Magellan « L’éveil du chameau ». Même si le ton est tout de suite donné, l’intrigue rapidement épuisée, l’histoire beaucoup trop idyllique pour être crédible, pour autant on ne s’ennuie pas une minute dans cette jolie comédie romantique, à l’humour subtil, mais bon enfant.

Le film existe vraiment grâce à Patrick Bruel, excellent comme toujours (je l’adore en qualité d’acteur, mais ne le supporte pas quand il se casse la voix) et Isabelle Carré terriblement délicieuse. Toutefois, la réelle surprise vient des seconds rôles et plus particulièrement de Laurent Stocker qui excelle notamment dans son personnage.

Véritablement charmant et rafraichissant, voici un film agréable, délibérément à l’eau de rose, destiné certainement aux romantiques, qui n’hésiteront pas à fondre de bonheur devant tant de tendresse.

En amour, il n’y a que le premier faux pas qui coûte. »

Albert Willemetz

Lolo

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« En thalasso à Biarritz avec sa meilleure amie, Violette, quadra parisienne travaillant dans la mode, rencontre Jean-René, un modeste informaticien fraîchement divorcé. Après des années de solitude, elle se laisse séduire. Il la rejoint à Paris, tentant de s’adapter au microcosme parisien dans lequel elle évolue. Mais c’est sans compter sur la présence de Lolo, le fils chéri de Violette, prêt à tout pour détruire le couple naissant et conserver sa place de favori. »

On ne l’attendait pas forcément dans ce registre, pourtant Julie Delpy réalise ici un film pour un large public. Pour autant, je suis allée voir ce « Lolo » sans réel enthousiasme, juste pour le fun puisque c’est le surnom de mon Homme ! Ainsi, parfois, l’achat d’un ticket de cinéma ne tient qu’à un prénom… et peut aussi réserver de belles surprises.

En effet, la brochette d’acteurs se révèle totalement exquise tant les personnages sont superbement interprétés. Tout d’abord, Vincent Lacoste (celui qui auparavant jouait des rôles plutôt gentillets) se transforme en nouveau Tanguy diabolique, machiavélique grâce à sa sournoiserie et son arrogance irrésistibles. Véritablement ignoble, il est prêt à tout pour détruire le bonheur de sa mère, heureusement entourée de Dany Boon (le gentil timide) et Karin Viard. Cette dernière se révèle excellente dans le registre de la bonne copine aux dialogues abrupts.

Même si la mise en scène reste parfois poussive en n’évitant hélas pas les clichés, les personnages sont croustillants, les dialogues piquants, les réparties fusent tandis que les situations hilarantes s’enchainent et dégénèrent rapidement. C’est osé, déjanté, cinglant, mais rafraichissant !

Ce long-métrage ouvre la porte à diverses névroses et problématiques : oser refaire sa vie, oser détrôner de son piédestal un enfant roi, oser s’accorder le droit. Face à son propre choix de vie, peut-on s’autoriser l’égoïsme de choisir son seul plaisir ?

Une véritable comédie sociale, délicieusement satirique sur la famille recomposée qui offre un bon moment de divertissement.

La famille des autres, c’est presque toujours amusant. Le problème, c’est la nôtre. »

Judith Messier

 

Ricki and the Flash

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« Pour accomplir son rêve et devenir une rock star, Ricki Rendazzo a sacrifié beaucoup de choses et commis bien des erreurs… Dans l’espoir de se racheter et de remettre de l’ordre dans sa vie, elle revient auprès des siens. »

Honnêtement dès que Meryl Streep déboule dans un film, je me précipite pour LA voir. Pourtant, cette fois-ci le sujet me paraissait assez simple et je n’étais donc que peu conquise. Mais comment résister à cette grande actrice américaine (une des meilleures de notre époque) qui dégaine la guitare ?

Comme toujours Madame Streep, totalement bluffante en rockeuse, excelle dans ce rôle de mère atypique, lui insufflant un véritable dynamisme qui favorise l’élan principal de ce long-métrage réalisé par Jonathan Demme. L’exubérance de son look (qui lui va à ravir), l’excentricité du personnage et son désir de rédemption lui permettent d’exprimer encore une fois son immense talent. Quelle prestation admirable !

Malgré un scénario un peu trop convenu (problèmes familiaux, réconciliations et happy end), une histoire typiquement américaine dégoulinante de clichés et de guimauve, ce film est sauvé par ces pointes d’humour et ces instants d’émotion.

Une agréable comédie sympathique dont on retiendra principalement la musique et l’interprétation subtile de cette mère de famille féministe confrontée à certains choix cornéliens.

Le seul mauvais choix est l’absence de choix. »

Amélie Nothomb

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