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La Danseuse

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« Loïe Fuller est née dans le grand ouest américain. Rien ne destine cette fille de ferme à devenir la gloire des cabarets parisiens de la Belle Epoque et encore moins à danser à l’Opéra de Paris. Cachée sous des mètres de soie, les bras prolongés de longues baguettes en bois, Loïe réinvente son corps sur scène et émerveille chaque soir un peu plus. Même si les efforts physiques doivent lui briser le dos, même si la puissance des éclairages doit lui brûler les yeux, elle ne cessera de perfectionner sa danse. Mais sa rencontre avec Isadora Duncan, jeune prodige avide de gloire, va précipiter la chute de cette icône du début du 20ème siècle. »

En réalisant son premier long-métrage, Stéphanie Di Guisto a choisi de s’inspirer librement de l’histoire méconnue de la danseuse américaine Loïe Fuller. Dans ce biopic romanesque, la beauté visuelle, auréolée d’une splendide lumière domine chaque plan grâce à de nombreux mouvements épiques de danse, totalement portés par une réelle sensualité.

Le casting se révèle assez prestigieux. Pourtant, l’actrice française Soko, à elle seule, subjugue et envoute totalement ce film. Entre force immense et tendre délicatesse, sa performance demeure exceptionnelle tant cette dernière semble habitée par le personnage de l’héroïne et les émotions ressenties. Ainsi, celle-ci exprime merveilleusement la sensibilité artistique de cette femme, indissociable de son talent chorégraphique novateur à cette époque.

Évidemment, le spectateur conquis se laissera aussi charmer par la gracieuse juvénile Lily-Rose Depp, interprétant Isadora Duncan, même si sa présence n’apparait seulement qu’après une heure de film. Une très belle révélation ! Incontestablement, ses premiers pas de comédienne novice s’avèrent réellement très prometteurs pour un futur avenir étoilé.

Un magnifique film, émouvant et enveloppé d’une douce poésie, qui décline le portrait d’une femme libérée et passionnée.

L’acte le plus courageux est toujours de penser par soi-même. À haute voix. »

Coco Chanel

 

Elle

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« Michèle fait partie de ces femmes que rien ne semble atteindre. À la tête d’une grande entreprise de jeux vidéo, elle gère ses affaires comme sa vie sentimentale : d’une main de fer. Sa vie bascule lorsqu’elle est agressée chez elle par un mystérieux inconnu. Inébranlable, Michèle se met à le traquer en retour. Un jeu étrange s’installe alors entre eux. Un jeu qui, à tout instant, peut dégénérer. »

« Elle » est l’adaptation du livre « Oh… » écrit par l’intemporel Philippe Djian.

Comme souvent le réalisateur Paul Verhoeven s’amuse ici à la provocation, bouleverse la moralité bien-pensante avec ce thriller psychologique, qui devrait déranger une certaine partie du public tant le vice entre les personnages est haletant.

Avec une mise en scène soignée et rigoureuse, le rythme de cette descente aux enfers monte crescendo. Les protagonistes (Laurent Lafite, Virginie Efira, Charles Berling, et Anne Consigny) sont tous particulièrement étonnants de justesse, parfois inquiétants et souvent troublants, mais bien évidemment on succombe rapidement à LA femme de ce long-métrage : l’unique Isabelle Huppert.

L’actrice est tout simplement époustouflante dans son rôle de femme machiavélique aux multiples facettes. À la fois perverse et ambigüe, jonglant entre les souvenirs de l’enfance et ses propres pulsions, son talent d’interprétation explose face à la cruauté des situations. Somptueuse et impériale, elle est définitivement cette « Elle ».

Entre noirceur, suspense saisissant et humour corrosif, ce film, totalement amoral,  véritablement jubilatoire, au délicieux goût de scandale, réveille nos sens. Monsieur Verhoeven signe ainsi un retour magistral !

La crainte suit le crime, et c’est son châtiment. »

Voltaire

Un homme à la Hauteur

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« Diane est une belle femme. Une très belle femme. Brillante avocate, elle a de l’humour et une forte personnalité. Et comme elle vient de mettre un terme à un mariage qui ne la rendait pas heureuse, la voilà enfin libre de rencontrer l’homme de sa vie. Le hasard n’existant pas, Diane reçoit le coup de fil d’un certain Alexandre, qui a retrouvé le portable qu’elle avait égaré. Très vite, quelque chose se passe lors de cette conversation téléphonique. Alexandre est courtois, drôle, visiblement cultivé… Diane est sous le charme. Un rendez-vous est rapidement fixé. Mais la rencontre ne se passe pas du tout comme prévu… »

Laurent Tirard réalise ici un charmant film sentimental tout en abordant aisément, avec humour, le combat quotidien des personnes de petite taille face au regard pénible de notre société, tout en occultant le côté « guimauve » et la lourdeur d’une certaine vulgarité. Une véritable réussite technique !

Cette comédie romantique inhabituelle symbolise donc une belle histoire d’amour qui relègue au placard de nombreux préjugés sociaux… C’est certainement sa force, mais aussi sa faiblesse. En effet, le scénario devient rapidement convenu et le spectateur bascule vite dans le conte de fées parfait, celui qui fait encore rêver les petites filles. Le message sur la tolérance et l’acceptation des différences physiques demeure donc parfois éludé, toutefois les dialogues percutants et les éclats de rire occultent rapidement ces quelques défauts (pour les âmes non romanesques).

Indéniablement, le duo d’acteurs Virginie Efira, toujours exquise, et Jean Dujardin, bluffant de naturel, interprètent avec justesse et sensibilité ces deux personnages atypiques.

À découvrir pour succomber au charme de cette comédie sentimentale… Parfois c’est agréable de croire encore au Prince charmant (lilliputien) !

Parfois, tu peux convaincre ta tête de ne pas écouter ton cœur. Ce sont souvent ces décisions que tu peux regretter pour le reste de ta vie. »

Leah Braemel

Ange & Gabrielle

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« Gabrielle élève seule sa fille Claire. À 17 ans celle-ci est enceinte de Simon qui refuse de se voir imposer ce bébé. Gabrielle prend les choses en main et décide de demander de l’aide au père de Simon. Elle débarque donc dans le bureau d’Ange, mais celui-ci, célibataire endurci et grand séducteur, n’a jamais assumé sa paternité et n’a aucune intention de le faire. C’est une première rencontre explosive mais Gabrielle ne manque ni de charme, ni de détermination. »

Honnêtement, je n’avais nullement prévu d’aller voir ce film… Je voulais juste oublier en me vidant la tête. Avec entrain, je me dirigeais vers le cinéma pour découvrir plus précisément le nouveau « James Bond », sans doute avec un léger retard puisque la salle a été complète très rapidement… Alors me voici partie à contrecœur visionner celui-ci en nouveauté.

Ce long-métrage plaisant est l’adaptation cinématographique d’une pièce de théâtre de Murielle Magellan « L’éveil du chameau ». Même si le ton est tout de suite donné, l’intrigue rapidement épuisée, l’histoire beaucoup trop idyllique pour être crédible, pour autant on ne s’ennuie pas une minute dans cette jolie comédie romantique, à l’humour subtil, mais bon enfant.

Le film existe vraiment grâce à Patrick Bruel, excellent comme toujours (je l’adore en qualité d’acteur, mais ne le supporte pas quand il se casse la voix) et Isabelle Carré terriblement délicieuse. Toutefois, la réelle surprise vient des seconds rôles et plus particulièrement de Laurent Stocker qui excelle notamment dans son personnage.

Véritablement charmant et rafraichissant, voici un film agréable, délibérément à l’eau de rose, destiné certainement aux romantiques, qui n’hésiteront pas à fondre de bonheur devant tant de tendresse.

En amour, il n’y a que le premier faux pas qui coûte. »

Albert Willemetz

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