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À l’eau de rose

En toute honnêteté, j’ose avouer que je suis quelqu’un de très romantique, avec une âme de midinette complètement assumée.

Depuis mon enfance, je suis friande de films « gnangnan » dans lesquels les bons sentiments coulent à flot, dans un style « guimauve » à souhait et j’adore les livres de Jane Austen ou des sœurs Brontë … Pour moi, le summum de l’Amour absolu ! J’affectionne particulièrement les histoires « ils se marièrent et eurent beaucoup d’enfants… » (enfin me concernant un seul angelot est suffisant pour autant !)

Sincèrement, j’ai vu, je ne sais combien de fois, « Angélique, Marquise des anges » ou « Sissi »… Même si je les possède en coffret DVD, je ne peux m’empêcher de me coller devant la TV (et interdiction d’émettre le moindre son pendant que je récite les dialogues) lors des multiples rediffusions… Ah Michèle et Romy, mes idoles, mes modèles, mes héroïnes dont la beauté me subjugue à chaque fois ! C’est mon moment télévisuel orgasmique !

Mon attitude amuse beaucoup Carole qui déteste ce type de longs-métrages. Contrairement à elle, je n’apprécie pas les drames où à la fin l’héroïne meurt ou succombe de tristesse. J’aime quand le cœur bat la chamade, éclate d’amour tandis que mon amie le préfère débordant et dégoulinant d’hémoglobine ! Quand je m’exclame « Que c’est beau ! », elle me rétorque « Que c’est niais ! »… Nous sommes le Yin et le Yang !

Dans la « vraie vie », hélas, chacun subit assez de malheur alors lorsque je regarde un film, je veux m’évader absolument et me transporter littéralement, croire que tout est possible, que les contes de fées existent bien, que l’amour peut être éternel.

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Quand le lendemain se dérobe…

Il y a un « avant ».

Il y a un « après ».

Et entre ces deux segments de temps, une mauvaise nouvelle, terrifiante, surgit infailliblement.

Lorsque certains mots redoutables dévastent en une fraction de seconde votre doux quotidien, on s’aperçoit et on comprend fatalement alors, oh combien, c’était mieux « avant ». À cet instant, figé dans la déplorable réalité, juste « avant » d’entendre cette intolérable sentence.

Avant, il y avait une vie pas toujours paisible, mais appréciable, des moments d’engueulades mêlés aux instants de rigolades… Des doutes, des joies partagées, des sentiments non démontrés bien ancrés. Maintenant, cet « avant » n’existera plus et représentera seulement le tendre souvenir d’un temps infiniment précieux.

Après, on sait qu’on ne retrouvera jamais cette simple normalité (cette charmante insouciance) dont on se contentait pourtant et qui nous manque cruellement déjà tant. Après, il y aura toujours cette boule au ventre, cette angoisse sur un futur dont on espère qu’il soit le plus lointain possible, mais que l’on sait pourtant si proche.

Pour ne plus penser douloureusement, le « pourquoi ?» représente l’unique question essentielle. Comprendre ne changera pourtant rien, les faits seront toujours aussi éprouvants. Toutefois ce « pourquoi » permet d’évacuer sa haine féroce et sa colère devant une infâme injustice. Il ne comble hélas pas le sentiment d’impuissance qui nous submerge devant ce constat imposé auquel on ne peut littéralement rien changer.

Pour continuer, il faudra accepter l’inacceptable. La vie ne fait pas de miracles, mais elle permet parfois de s’offrir une seconde chance… Au moins, s’en persuader pour se permettre de rêver encore et fuir une morne réalité.

Parfois, les mots sont difficiles, impossibles à exprimer clairement, il apparait plus simple de les dévoiler impulsivement, à la hâte sur un papier, de les perdre dans ses pensées, de les ressasser avant de se coucher pour que seul l’oreiller s’imprègne de ces larmes refoulées devant l’être aimé.

Il y a toujours un « avant ».

Il y a toujours un « après ».

Et entre ces deux segments de temps, il y a encore l’espoir.

L’envie de vivre, de se battre et d’accompagner dignement jusqu’au bout un proche, l’emporte sur les doutes.

Faut-il vraiment savoir combien de temps, il nous reste à vivre sur cette terre ?

Même sans espoir, la lutte est encore un espoir. »

Romain Rolland

La Belle et la Bête

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Sans aucune honte, j’avoue être une grande romantique dans l’âme, je trépignais donc d’impatience de découvrir la nouvelle version du film La Belle et la Bête, de Christophe Gans. Avec ravissement, je me souvenais du mémorable dessin animé de Walt Disney et cette évocation faisait renaitre, dans mon esprit, de doux moments de mon enfance.

Évidemment, la bande-annonce de ce film m’attirait fortement : une histoire d’amour comme je les aime sincèrement, qui me fascine vraiment. Cette jeune fille se sacrifiant pour sauver son père et affronter « une bête » dans un sombre château, perdu dans une forêt. Mon côté « fleur bleue » était au comble de l’excitation ! Inutile de préciser que j’ai galopé au cinéma le plus proche, pour admirer aussi l’un de mes acteurs favoris, Vincent Cassel, et découvrir, par la même occasion, l’actrice principale Léa Seydoux.

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Yves Saint Laurent, le film

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Pas vraiment fan des biopics en général, j’ai pourtant souhaité vivement visionner le film Yves Saint Laurent. Toute petite déjà, l’univers de ce grand Monsieur de la mode me passionnait littéralement et j’étais plus qu’admirative de son gigantesque talent. Un génie mystérieux en puissance, tellement fascinant !

À mon avis, cette adaptation cinématographique est une totale réussite, réduisant à néant tous mes préjugés, non justifiés.

En effet, le spectateur s’intègre immédiatement au sein du monde d’YSL, presque choqué de pénétrer aussi facilement dans son intimité, en toute pudeur. Les décors et costumes subliment magnifiquement le film, mais ce qui se révèle le plus passionnant reste incontestablement l’immersion dans la réalité de ce couturier, sans aucun tabou. Certes, un maitre de l’art, mais aussi, et plus particulièrement, une personnalité sombre, caractérielle, difficilement gérable, dépendant de la drogue et de paradis artificiels.

Le film dévoile aussi le hasard du destin dans une vie. Pierre Bergé est certainement le « sauveur » d’Yves Saint Laurent, le « guide » lui permettant la réussite dans sa carrière et la reconnaissance publique nécessaire à tout créateur. Difficile de dissocier les deux hommes tant l’empreinte de Monsieur Bergé s’avère immense. Une formidable histoire d’amour, avant tout, entre deux êtres !

Les acteurs Pierre Niney (Yves Saint Laurent) et Guillaume Galienne (Pierre Bergé) se révèlent époustouflants de vérité et de justesse. Ils semblent « habités » par les deux protagonistes, reflétant parfaitement les caractères et dérives de chacun.

Tragique, bouleversant, déconcertant… Impossible de rester neutre face à ce petit bijou d’émotions.

Le noir est mon refuge, le noir est un trait sur la page blanche. »

Yves Saint Laurent

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