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Départ pour un nouvel envol

Tous les ans, la tradition incontournable des bonnes résolutions revient inlassablement chaque 1er janvier. Parfois, le réveillon festif de la veille (accompagné d’un peu trop de bulles de champagne) égaye encore plus d’un fol optimisme la réalité enjolivée de notre esprit quelque peu embué.

En vieillissant dans la joie et la bonne humeur, malgré une certaine maturité évidente (ce que les jeunes appellent, avec dédain, les rides), l’inventaire de toutes nos espérances inassouvies augmente, nos projets personnels deviennent alors totalement fantasmagoriques… Cependant, la croyance dans la concrétisation de ces souhaits reste souvent une expérience éphémère le temps des cris joyeux de la « Bonne Année ».

À présent, je préfère, grâce à une forme de sagesse, ne pas me risquer à céder à la tentation d’une énième liste de bonnes résolutions, puisque je ne m’en rappelle nullement la semaine suivante et même en notant rigoureusement l’ensemble de mes motivations, je sais oh combien mon manque de conviction ne me permettra jamais d’atteindre la quête de perfection que je m’affligeais régulièrement auparavant. Ah la lucidité !

Pourtant, cette année, la lassitude de l’habitude quant à des promesses rapidement oubliées ne m’a pas gagnée. En effet, je suis habitée d’une heureuse dynamique, d’une féroce envie de bonheur, pour entamer ces douze prochains mois.

En toute honnêteté, l’année 2017 a vraiment été ponctuée d’embuches tant son chemin fut caillouteux, douloureux et sinueux. Ainsi, le meilleur de cette fichue période ne peut être que le pire de 2018.

Parfois, il suffit de réapprendre à gravir l’escalier de la vie !

S’aimer, en restant soi-même, demeure certainement la plus belle des résolutions.

D’ailleurs, j’en profite pour vous souhaiter, au nom du duo Le Caillou Rose, une formidable et merveilleuse année 2018.

Toute ma vie, j’ai été à la quête du bonheur. »

France Gall

Always London

Sincèrement, je sais combien je suis chanceuse d’avoir eu l’opportunité de visiter de nombreux pays, pourtant je reste toujours attachée en priorité à Londres. Malgré les innombrables séjours depuis ma plus tendre jeunesse, cette ville me comble toujours autant. Constamment, je ressens ce lien invisible qui me guide vers elle, telle une réelle nécessité de m’imprégner alors de la richesse culturelle qui l’anime, tant sa propre créativité est inspirante.

À chaque voyage, je découvre avec enthousiasme de nouveaux endroits, déguste divers mets culinaires, rencontre des personnes dont l’accent demeure parfois aussi improbable que le mien… Tellement d’instants précieux qui m’apportent ce frétillement de bonheur, cette saveur inestimable de la première fois.

(suite…)

Marie-Francine

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« Trop vieille pour son mari, de trop dans son boulot, Marie-Francine doit retourner vivre chez ses parents… … à 50 ans ! Infantilisée par eux, c’est pourtant dans la petite boutique de cigarettes électroniques qu’ils vont lui faire tenir, qu’elle va enfin rencontrer Miguel. Miguel, sans oser le lui avouer, est exactement dans la même situation qu’elle. Comment vont faire ces deux-là pour abriter leur nouvel amour sans maison, là est la question… »

Rien que le titre attrayant de ce film fleure bon la comédie française romantique. On devine déjà combien la charmante héroïne vivra de nombreux bouleversements du cœur suite à cet aléa majeur dans sa vie. Ainsi, tout perdre à l’âge de la cinquantaine, et se retrouver telle une enfant à devoir retourner vivre chez ses parents, exprime un message social d’actualité encore risible par certains, pourtant tellement révélateur du malaise de notre société contemporaine. Sur fond de nostalgie, le conflit générationnel promet bien des étincelles ainsi que des éclats de rire !

Totalement fan de la femme atypique et actrice Valérie Lemercier, j’ai de nouveau succombé à son style décalé, son humour cinglant inégalable, ses émotions qu’elle laisse transparaitre naturellement d’un simple regard, son élégance charismatique et son don des mots qu’elle énonce toujours avec une certaine magie poétique. Face à elle, l’acteur Patrick Timsit se révèle surprenant dans un rôle de dragueur, en totale opposition au registre dans lequel il se cantonne habituellement. Concernant les indétrônables parents, la merveilleuse Hélène Vincent et l’attachant Philippe Laudenbach sont délicieusement excellents.

Voici un très beau film, tendre, piquant et émouvant… Enfin, une agréable bouffée de bonheur dans le cinéma français. Divin !

Grandir sa vie, c’est servir ses parents. »

Amadou Koné

La Belle et la Bête

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« Fin du XVIIIè siècle, dans un petit village français. Belle, jeune fille rêveuse et passionnée de littérature, vit avec son père, un vieil inventeur farfelu. S’étant perdu une nuit dans la fôret, ce dernier se réfugie au château de la Bête, qui le jette au cachot. Ne pouvant supporter de voir son père emprisonné, Belle accepte alors de prendre sa place, ignorant que sous le masque du monstre se cache un Prince Charmant tremblant d’amour pour elle, mais victime d’une terrible malédiction. »

L’un de mes grands classiques de Disney préférés lorsque j’étais petite fille. J’espérais donc avec une vive impatience l’adaptation moderne de ce merveilleux film d’animation. Sincèrement, l’attente en valait effectivement la peine tant le réalisateur Bill Condon a su redonner vie à la féérie unique de cet univers légendaire, en proposant cette sublime comédie musicale. Ah la nostalgie de l’enfance !

Dès le début de l’histoire (très respectueuse de la version d’origine), le spectateur sera subjugué par l’enchantement qui s’imprègne des décors grandioses, des costumes somptueux, des chorégraphies sensationnelles et des multiples effets spéciaux… Le tout agrémenté d’une bande-son très rythmée, encore plus appréciable en version originale.

De plus, certes le casting se révèle exceptionnel (notamment Luke Evans et Dan Stevens), mais c’est principalement lorsqu’apparait la comédienne Emma Watson que l’immersion fantastique devient extraordinaire. En effet, l’actrice charismatique excelle dans ce rôle féministe et s’offre même le loisir d’interpréter, avec une belle justesse, les diverses chansons qui parsèment ce superbe conte.

Voici un film poétique d’une rare beauté, époustouflant de magie, toujours porteur d’un message de tolérance, de respect et d’amour…

Tout simplement, un magistral spectacle d’émerveillement, véritable ode à la différence !

Il y a bien des hommes qui sont plus monstres que vous, dit la Belle, et je vous aime mieux avec votre figure, que ceux qui, avec la figure d’homme, cachent un cœur faux, corrompu et ingrat. »

Jeanne-Marie Leprince de Beaumont

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