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Au fil de l’amitié, sur la Côte d’Azur

Nostalgique, je viens de quitter mon amie du Sud, emportant un peu de ce soleil précieux qu’elle représente pour moi. Dernièrement, elle me rappelait que cela faisait déjà cinq ans que nous nous connaissions toutes les deux, pourtant j’étais persuadée que notre première rencontre était récente, tout en réfléchissant combien j’ai le sentiment paradoxal de la connaitre depuis toujours. Une évidence ! Cette tendre amitié et notre lien affectif sont presque nés « sur un malentendu », et, à présent, je perçois aisément notre complicité comme une redoutable certitude.

Cette fois-ci, en atterrissant sur le sol de Nice, j’ai vraiment ressenti cette impression merveilleuse d’être « à la maison », je savais qu’en retrouvant les adorables membres de sa famille tellement attachante, je n’aurais pas d’appréhension de les revoir, mais plutôt une forme de tristesse à l’idée de me séparer d’eux prochainement. En effet, tous m’ont accueillie chaleureusement, à bras ouverts, sans les fioritures d’une politesse superficielle, mais avec l’authentique générosité du cœur.

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Patients

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« Se laver, s’habiller, marcher, jouer au basket, voici ce que Ben ne peut plus faire à son arrivée dans un centre de rééducation suite à un grave accident. Ses nouveaux amis sont tétras, paras, traumas crâniens…. Bref, toute la crème du handicap. Ensemble ils vont apprendre la patience. Ils vont résister, se vanner, s’engueuler, se séduire mais surtout trouver l’énergie pour réapprendre à vivre. Patients est l’histoire d’une renaissance, d’un voyage chaotique fait de victoires et de défaites, de larmes et d’éclats de rire, mais surtout de rencontres : on ne guérit pas seul. »

En adaptant sa propre histoire, déjà relatée dans son livre éponyme, ce premier film de Grand Corps Malade propose ici un sujet délicat, souvent pesant pour les biens portants. Pourtant ce très beau long-métrage ne sombre jamais dans un pathos larmoyant, évite la facilité de l’attendrissement en dévoilant principalement une superbe leçon de vie, portée brillamment par un casting prometteur à l’humour désopilant.

En plongeant au sein d’un univers hospitalier, le spectateur ému suit les douloureuses aventures et autres inquiétudes de jeunes gens aux corps abimés dont le quotidien a été amputé par l’existence. Chaque pas est une lutte dans la survie, dans cette envie viscérale de guérir en s’armant d’un immense courage sans pour autant s’apitoyer lamentablement sur son propre sort. Ainsi, le mot « Patients » rime définitivement avec « Patience ». En effet, peu à peu, le handicap, justifiant cette lourde rééducation, laisse place à une réelle solidarité dans l’attente et l’espoir du retour à une certaine forme de normalité.

Un magnifique concentré exemplaire d’humanité, célébrant une ode à la vie et à l’amitié.

Un film bouleversant !

Si on ne peut guérir de ses maux, que faire d’autre que vivre avec. »

Oxmo Puccino

Faut pas lui dire

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« Laura, Eve, Anouch et Yaël sont quatre cousines, très différentes et très attachantes, qui ont un point commun : elles mentent, mais toujours par amour ! Quand les trois premières découvrent quelques semaines avant le mariage de leur petite cousine que son fiancé parfait la trompe, elles votent à l’unisson « Faut pas lui dire » ! »

Cette excellente comédie française est réalisée par Solange Cicurel. Dans une ambiance très « girly », ce talentueux film pour les filles, et entre filles, fait du bien au moral et met immédiatement de bonne humeur offrant alors un agréable moment de détente.

En effet, le quatuor féminin, totalement déluré, fonctionne à merveille : Jenifer Bartoli (dont c’est le premier véritable grand rôle au cinéma), Camille Chamoux, Stéphanie Crayencour et Tania Garbarski sont formidables. Et quel plaisir de revoir à l’écran l’immense Brigitte Fossey, ma « maman » de cœur au cinéma tant que je rêvais de devenir sa fille à l’époque de « La Boum ».

Un divertissant sympathique dans l’air du temps, au ton léger, avec une bonne dose d’humour, de la tendresse, de belles romances puis une fin heureuse… ce que j’apprécie toujours autant !

Bref, une sympathique histoire d’amitié dévoilant un concentré des aléas sentimentaux de quatre cousines inséparables et attachantes.

À voir sans tabou pour simplement se libérer l’esprit et respirer une vraie bouffée d’air frais !

Il n’y a pas d’amour ni d’amitié qui croisent le chemin de notre destination sans laisser de marque pour toujours. »

François Mocuriac

Le fil de l’amitié

Parfois, certaines personnes intimes sont simplement des passages de notre vie. Sur l’instant, elles nous semblent indispensables puis certains faits douloureux ou actes (où  l’absence de leur présence se révèle concrètement à nos yeux) apportent inévitablement l’amer constat de l’infondé de ces relations opportunistes. Malgré la tristesse qui peut nous submerger en comprenant combien nous avons été induits en erreur dans les valeurs de l’amitié et de l’amour, souvent le temps permet ensuite d’apaiser et d’entrevoir alors la libération qu’offre la séparation avec ces êtres nuisibles.

Et il existe les autres… Ces personnes qui éparpillent du bonheur dans votre vie, celles qui pourtant ne sont pas présentes physiquement au quotidien, mais dont le lien tissé ne cesse de se renforcer au fil des jours. Celles qui sont sacrées, puisque différentes dans votre propre conception de l’amitié. En effet, chacun perçoit et construit une relation selon ses affinités. Chaque être considérée en qualité d’amie deviendra alors unique dans votre cœur puisque ce ressenti ne pourra se reproduire avec quelqu’un d’autre…

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