RAID dingue

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« Johanna Pasquali est une fliquette pas comme les autres. Distraite, rêveuse et maladroite, elle est d’un point de vue purement policier sympathique mais totalement nulle. Dotée pourtant de réelles compétences, sa maladresse fait d’elle une menace pour les criminels, le grand public et ses collègues. Assignée à des missions aussi dangereuses que des voitures mal garées ou des vols à l’étalage, elle s’entraîne sans relâche pendant son temps libre pour réaliser son rêve : être la première femme à intégrer le groupe d’élite du RAID. Acceptée au centre de formation du RAID pour des raisons obscures et politiques, elle se retrouve alors dans les pattes de l’agent Eugène Froissard (dit Poissard), le plus misogyne des agents du RAID. Ce duo improbable se voit chargé d’arrêter le redoutable Gang des Léopards, responsable de gros braquages dans les rues de la capitale. Mais avant de pouvoir les arrêter, il faudrait déjà qu’ils parviennent à travailler en binôme sans s’entretuer au cours des entraînements ou des missions de terrain plus rocambolesques les unes que les autres. »

Cette sympathique comédie d’action française est réalisée, et interprétée, par l’humoriste Dany Boon. Pour son nouveau film, l’acteur s’est soumis à un entrainement intensif afin d’être crédible dans son rôle de superflic misogyne au sein du RAID. Ainsi, sa métamorphose physique reste impressionnante dévoilant aussi une autre facette de son talent beaucoup plus en retenue et sobriété.

Sur un rythme comique, sa comparse, la comédienne Alice Pol se révèle incroyable en tant que jeune policière maladroite, une sorte de version féminine de Gaston Lagaffe (mixée à Michel Blanc et Pierre Richard dans les vieux films des années 80) qui multiplie les situations burlesques avec entrain et malice.

Certes, ce duo explosif de protagonistes s’avère formidable, mais les nombreux personnages secondaires (Michel Blanc, Sabine Azéma, Patrick Mille, Florent Peyre…) offrent aussi de réels instants sympathiques qui dynamisent le rythme. De plus, une mention spéciale à Yvan Attal, excellent dans le rôle du « méchant » et particulièrement drôle dans une scène d’anthologie…

Bref, « RAID dingue » propose un moment de détente appréciable, tout en prônant les valeurs de ce corps d’élite, grâce à des dialogues efficaces et un scénario prenant, malgré une fin prévisible.

À voir pour illuminer la morosité d’un dimanche gris…

Le vrai courage ne se laisse jamais abattre. »

Fénelon

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