Quand on a que l’amour

Puisque ce précieux blog reste avant tout une source de plaisir, j’avais envie depuis longtemps d’écrire quelques lignes sur l’homme de ma vie qui partage mon existence depuis maintenant de nombreuses années.

C’est rare, aujourd’hui, les amours au long cours qui durent, qui trébuchent ensemble, mais s’accordent le droit de se relever main dans la main. En cette période où une actualité néfaste rôde, je me félicite de vivre encore d’amour. En effet, je possède le privilège de partager mon quotidien avec un être que j’aime sincèrement, de tout mon cœur, de toute mon âme et au fond de moi, j’ai la certitude qu’il me chérit tout autant.

Tout d’abord, je pense que nous avons un lien très fort entre nous et favorablement, nous prenons toujours le temps de parler ouvertement et de rire ensemble. Totalement unis, nous vivons en fonction de nos propres valeurs et nos désirs s’adaptent spontanément. L’amour dirige ma vie, je me sens parfaitement épanouie avec mon mari grâce à cette véritable alchimie entre nos deux êtres.

Au fil des années, il ne cesse ne me rendre merveilleusement heureuse, j’apprécie donc grandement de pouvoir compter sur lui à chaque instant. En outre, je reste moi-même avec ma moitié, ainsi j’ai une confiance sans limites à son égard, fait rarissime chez moi. Une personnalité indépendante me caractérise et pourtant, avec mon époux, je deviens dépendante puisque son attachement me nourrit inlassablement.

Beaucoup s’étonnent de cette parfaite fusion, pourtant nous n’avons pas deviné la combinaison qui ouvre le coffre du bonheur, nous nous sommes seulement trouvés. La clé de la réussite : être soi-même et ne pas mentir à l’être bien-aimé. De toute évidence, il s’avère primordial d’accepter son semblable tel qu’il est, de rester fidèle à ses certitudes et de partager les petites choses du quotidien qui peuvent souvent être source de grande joie. Indéniablement, les relations sont faites de compromis, en trouvant un terrain d’entente où les efforts doivent être réciproques. Le secret d’un couple heureux et satisfaisant réside, à mes yeux, dans ce constat.

Souvent les épreuves fissurent l’harmonie irrémédiablement, la maladie ou le deuil change obligatoirement une personne, sa vision du lendemain. Pourtant, l’épreuve de « petit crabe » a soudé notre couple. Je n’en avais jamais douté auparavant, mais j’ai acquis la certitude de la bonté de mon mari, je sais aujourd’hui qu’il m’aime vraiment. Durant ces longs mois à côtoyer la mort, il a été tellement formidable, en m’épaulant avec une force inimaginable. Je ne le remercierai jamais assez et je suis bien consciente que j’ai beaucoup de chance de l’avoir rencontré.

Mon couple demeure ma plus grande fierté, et contrairement à beaucoup de binômes, les années renforcent notre passion. La routine, le quotidien n’ont pas d’emprise sur nous. Évoluant dans une direction semblable, nous aspirons aux mêmes attentes. Lucidement, nous possédons tous deux nos qualités et nos défauts, n’étant pas des êtres parfaits, fort heureusement.

Sans l’idéaliser, je prends conscience que ses imperfections ne m’agacent toujours pas. Je ne sais pas ce qu’aurait été ma vie sans lui, mais sincèrement je sais combien il m’aurait manqué. Il est mon oxygène, ma raison de vivre, ma priorité absolue. Cet homme reste immanquablement l’amour de ma vie. Forte de cette constatation, je dispose d’un bien précieux, inestimable : la chance d’aimer et d’être aimée en retour, de réaliser mon rêve de petite fille en ayant épousé mon prince charmant… Parfois, il existe, il suffit de croiser son chemin et d’avoir envie ensuite de le continuer ensemble.

Actuellement, la société semble presque s’accoutumer d’un déferlement de haine, et étrangement il est souvent notoire de se moquer sous cape d’afficher publiquement ses sentiments, d’oser dévoiler et expliquer les battements trop forts qui rythment notre cœur. Pourtant au risque d’assembler divers mots dégoulinants de romantisme, sans doute au goût trop prononcé de guimauve, j’adorerai que notre monde actuel subisse une bonne indigestion d’énormément d’amour.

Seul l’amour peut garder quelqu’un vivant. »

Oscar Wilde

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