Patients

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« Se laver, s’habiller, marcher, jouer au basket, voici ce que Ben ne peut plus faire à son arrivée dans un centre de rééducation suite à un grave accident. Ses nouveaux amis sont tétras, paras, traumas crâniens…. Bref, toute la crème du handicap. Ensemble ils vont apprendre la patience. Ils vont résister, se vanner, s’engueuler, se séduire mais surtout trouver l’énergie pour réapprendre à vivre. Patients est l’histoire d’une renaissance, d’un voyage chaotique fait de victoires et de défaites, de larmes et d’éclats de rire, mais surtout de rencontres : on ne guérit pas seul. »

En adaptant sa propre histoire, déjà relatée dans son livre éponyme, ce premier film de Grand Corps Malade propose ici un sujet délicat, souvent pesant pour les biens portants. Pourtant ce très beau long-métrage ne sombre jamais dans un pathos larmoyant, évite la facilité de l’attendrissement en dévoilant principalement une superbe leçon de vie, portée brillamment par un casting prometteur à l’humour désopilant.

En plongeant au sein d’un univers hospitalier, le spectateur ému suit les douloureuses aventures et autres inquiétudes de jeunes gens aux corps abimés dont le quotidien a été amputé par l’existence. Chaque pas est une lutte dans la survie, dans cette envie viscérale de guérir en s’armant d’un immense courage sans pour autant s’apitoyer lamentablement sur son propre sort. Ainsi, le mot « Patients » rime définitivement avec « Patience ». En effet, peu à peu, le handicap, justifiant cette lourde rééducation, laisse place à une réelle solidarité dans l’attente et l’espoir du retour à une certaine forme de normalité.

Un magnifique concentré exemplaire d’humanité, célébrant une ode à la vie et à l’amitié.

Un film bouleversant !

Si on ne peut guérir de ses maux, que faire d’autre que vivre avec. »

Oxmo Puccino

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