Les Trois frères, le retour

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Éprouvant une forte admiration pour Les Inconnus (Bernard Campan, Didier Bourdon et Pascal Légitimus), je me suis fait une joie particulière d’assister à leur nouveau film, sachant pertinemment que je ne retrouverai pas la magie du premier opus. Une suite est forcément différente, car l’effet de surprise n’existe pas. Mon état d’esprit était de découvrir ce nouveau volet et simplement passer un bon moment en leur compagnie (13 ans sans jouer ensemble dans un film), me rappelant alors, avec nostalgie, d’anciens souvenirs agréables liés aux festivités des années 90.

Cette suite, sans prétention, du film culte « Les Trois Frères », se révèle une comédie populaire sympathique, avec une multitude de clins d’œil pour les fans de ce trio. Les tribulations des frères Latour, qui se retrouvent, avec toujours autant de haine mutuelle, pour recueillir les cendres de leur mère, continuent de nous amuser follement. Leur complicité fonctionne à nouveau et j’ai bien retrouvé l’humour, les caricatures, le jugement sur notre société actuelle dans l’esprit des Inconnus. Dans l’ensemble, les personnages sont attachants et les seconds rôles bien choisis.

Toutefois, le début est un peu long à démarrer même si cela produit un effet crescendo dans le rythme du film. Ainsi, le spectateur termine avec une bonne tranche de rigolade et plusieurs moments (non vus dans la bande-annonce), avec quelques rebondissements bien trouvés, d’où un véritable effet de surprise, ce qui est fort appréciable.

Personnellement, j’ai quitté la salle de bonne humeur et enchantée du résultat de ce film même s’il est vrai que ce n’est pas la comédie de l’année et que nos zygomatiques ne sont pas épuisés à la sortie du cinéma. Globalement,  j’ai passé cependant un moment plaisant.

Bravo aux Inconnus, retour réussi !

Le mensonge et le silence arrangent bien des drames de famille. »

Tristan Bernard

Le complexe du minou

Tous les ans, je panique en prenant rendez-vous auprès de ma gynéco. La peur de dévoiler mon intimité me met mal à l’aise, l’angoisse liée aux résultats de l’examen me trouble. Généralement, je décroche timidement une consultation 3 mois après mon appel. Ouf ! Cela me laisse le temps d’entamer un petit régime, surveiller mon cholestérol et oublier mon stress naissant.

Le jour fatidique (qui arrive hélas !), je ne suis qu’une loque humaine. J’ose avouer que je pose une RTT quand je vais rencontrer ma gynéco. Dès le réveil, je flippe déjà, mange peu pour éviter toute flatulence, bois peu pour stopper l’envie de pipi et me prépare (bain, hydratation du corps, brushing, maquillage léger, mais sophistiqué) comme pour rencontrer le Prince charmant.

Inconsciemment, j’essaye constamment de « plaire » à ma gynéco… Finalement, c’est elle qui me connait le mieux, à l’intérieur ! Même moi, je ne sais pas si je suis harmonieuse dans ma cavité !

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Le plafond résonnait de ses pas

Depuis 10 minutes environ, des sirènes hurlantes brisent la quiétude de mon sommeil. Pourtant, je ne prends pas la peine de me laisser distraire par ce vacarme en me rendant devant ma fenêtre. En effet, harassée par ma longue journée de travail, mes paupières se referment immédiatement, même si inconsciemment, mon esprit me laisse supposer qu’un accident est certainement survenu à quelques rues de mon domicile.

Cependant, après quelques instants, la danse des lumières bleues dans les interstices des volets me perturbe sérieusement. Les gyrophares qui illuminent ma chambre réveillent complètement ma conscience. Vraisemblablement, un drame se produit en ce moment au sein de mon immeuble. Attentive, j’écoute et ne perçois aucun bruit particulier. Pas d’alerte au feu, pas de panique ou de course dans les escaliers. Peu à peu, je vois la voiture du SAMU partir et les pompiers la précèdent. Plus rien. La vie reprend tranquillement sa routine.

Le lendemain, je croise dans la journée, plusieurs voisins qui ne possèdent pas non plus une explication miraculeuse à l’intervention médicale de ce matin. J’oublie alors cet événement. Et puis, trois jours après ce brusque réveil nocturne, je croise par hasard le facteur. Sa simple phrase « C’est horrible, non ? » me rappelle immédiatement les faits des jours précédents. Très étonnée, je ne sais ce que je suis censée répondre, et lui demande simplement de quoi il parle concrètement. Et là, j’apprends que ma voisine du dessus, la petite mamie du troisième est malheureusement décédée chez elle, seule. Sa fille n’ayant plus de ses nouvelles depuis une semaine a préféré contacter les secours. Ces derniers l’ont trouvée inanimée, à la table de cuisine, près de sa tasse à café. Morte, au petit déjeuner.

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La Belle et la Bête

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Sans aucune honte, j’avoue être une grande romantique dans l’âme, je trépignais donc d’impatience de découvrir la nouvelle version du film La Belle et la Bête, de Christophe Gans. Avec ravissement, je me souvenais du mémorable dessin animé de Walt Disney et cette évocation faisait renaitre, dans mon esprit, de doux moments de mon enfance.

Évidemment, la bande-annonce de ce film m’attirait fortement : une histoire d’amour comme je les aime sincèrement, qui me fascine vraiment. Cette jeune fille se sacrifiant pour sauver son père et affronter « une bête » dans un sombre château, perdu dans une forêt. Mon côté « fleur bleue » était au comble de l’excitation ! Inutile de préciser que j’ai galopé au cinéma le plus proche, pour admirer aussi l’un de mes acteurs favoris, Vincent Cassel, et découvrir, par la même occasion, l’actrice principale Léa Seydoux.

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