Avec ou sans Bac ?

L’approche imminente du baccalauréat me rappelle avec effroi les souvenirs douloureux de ma jeunesse liés à cette période particulièrement éprouvante. Combien de maudites journées ai-je passées à me morfondre seule enfermée dans ma chambre, en espérant décrocher ce précieux sésame, ce diplôme me permettant d’ouvrir les portes de mon avenir afin d’appréhender sereinement ma vie future d’adulte ?

Je me souviens encore de ces multiples soirées à réviser des fiches récapitulatives de cours, je me revois telle une actrice débutante, devant mon miroir, figeant un timide sourire, une expression corporelle dans l’unique but de me donner une prestance, une contenance pour les oraux. De plus, je n’oublie toujours pas l’éternelle menace de mon père qui m’affirmait d’un ton ferme et autoritaire « Tu décroches le bac et tu continues tes études, sinon t’as seulement six mois pour te créer une nouvelle vie avant que je ne te mette dehors » ! Bref, à mon époque, le bac représentait une lourde épée de Damoclès au-dessus de nos jeunes têtes. Plusieurs semaines avant les épreuves obligatoires, mes boyaux se tordaient déjà d’une angoisse incommensurable. Mais ça, ce périple psychologique, c’était avant !

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Le bal des pétasses, première bougie

Nos deux premiers livres représentent en quelque sorte nos « bébés » et pourtant, avouons-le, nous sommes réellement des mères indignes pour nos enfants littéraires. En effet, notre second roman « Le bal des pétasses » a fêté dernièrement son premier anniversaire, en mars, sans que nous lui prêtions la moindre attention… Quel scandale !

Heureusement, nos précieuses lectrices et charmants lecteurs sont souvent plus consciencieux que notre duo atypique, ainsi certains magnifiques messages (Merci du fond du cœur) nous ont demandé pourquoi il n’y avait rien d’organiser pour célébrer dignement cette première bougie. Cordialement (en vérité totalement dépitées), nous avons répondu à cette interrogation judicieuse par de modestes mails, aux formules commerciales excessivement polies, expliquant que débordées par nos nouvelles activités, nous avions un peu de retard dans la concrétisation de cet évènement. Soyons honnêtes, nous avions totalement zappé ces douze derniers mois durant lesquels ce livre a parcouru seul son chemin. Honte à nous et mea culpa !

Beaucoup d’entre vous nous ont soumis l’idée originale d’un concours permettant de remporter un livre dédicacé (suggestion qui a éventuellement flatté notre égo un bref instant) mais selon nous, en choisissant cette possibilité, nous aurions alors pu contenter seulement un nombre minime de participant(e)s. Alors, après une intense réflexion laborieuse, et afin d’offrir un nouveau départ à notre cher livre, nous avons souhaité toutes les deux le présenter à un plus large public, lui donnant alors de nouvelles opportunités dans sa continuité.

À présent, c’est chose faite !

Dès aujourd’hui, vous pouvez retrouver « Le bal des pétasses », en format Kindle, sur Amazon, au prix exceptionnel de 0,99 euro !

Pour celles ou ceux ne l’ayant pas encore découvert ou qui veulent en faire profiter des amis, de la famille, des proches, des collègues de travail, voici l’occasion rêvée d’accompagner nos personnages dans leurs aventures rocambolesques au sein d’un univers professionnel impitoyable.

Maintenant, promis, nous serons de parfaites auteures totalement assidues au devenir de nos « petits ». Cela devient réellement nécessaire tant le bébé numéro 3 (actuellement en couvade) semble craindre de poursuivre sa finalisation en notre compagnie.

Bonne lecture !

Celui dont l’âme est heureuse ne ressent pas le poids des ans. »

Platon

Oh Johnny, si tu savais

Récemment, j’ai lu l’excellent livre « La vérité sur l’affaire Harry Quebert » de Joël Dicker, un immense succès, justifié d’ailleurs. Bref, étrangement, ce titre m’a fait penser à un sujet d’actualité, totalement éloigné de l’histoire de ce roman, concernant la vérité sur l’affaire du clan Hallyday.

Sordide, vous avez dit sordide, je le répèterai inlassablement. Consternant, inimaginable ! Ce sont les premiers mots qui me viennent à l’esprit quand je pense à cette story familiale. Un vulgaire amalgame d’immondices verbales savamment distillé pour attiser la méchanceté, la haine. Même si je ne veux pas y réfléchir, savoir qui à tort ou raison, impossible cependant d’y échapper concrètement.

Sa mort m’avait bouleversée, comme tout le monde, fan absolu ou pas. Sans m’en rendre compte, il faisait partie de ma vie, de nos vies, grâce à ses magnifiques chansons incontournables, ses concerts mythiques… Cette figure emblématique représentait différentes phases de notre existence et inconsciemment les paroles de ses chansons se fredonnent aisément tant Johnny est et sera toujours Johnny !

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Tatouage… ou pas

Depuis mon premier tatouage, je perçois combien cette encre magique sur la peau provoque de multiples réactions surprenantes parfois positives, souvent négatives. Ainsi, être tatouée exprime aujourd’hui une vision de vous-même dans le regard méfiant ou admirateur des autres, force est de constater que cela ne laisse nullement indifférent.

L’une de mes amies proches, tout d’abord horrifiée par cet acte et employant l’habituel discours de la personne réfractaire au tatouage (« tu te rends compte que c’est à vie », « ce sera moins joli quand tu seras vieille », « tu vas te lasser », blabla…) et n’écoutant que vaguement d’une oreille distraite mes perpétuelles réponses (« quand je serai vieille, j’aurai d’autres problèmes que mes tatouages, entre les seins qui tombent, la graisse qui s’étale et les rides qui se creusent », « et peut-être que je ne serai jamais vieille, au sens propre comme au figuré »…) m’a finalement avoué qu’elle rêvait en secret d’un tatouage discret depuis de nombreuses années, mais qu’elle n’osait franchir le pas par peur d’une douleur intense. Forte de mon expérience durant laquelle tout s’était admirablement passé, je l’ai rassurée en lui précisant que si elle avait accouché trois fois (sans péridurale !) ce n’était tout de même pas un petit tatouage qui lui ferait mal ! Mon enthousiasme débordant était une arme de persuasion.

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