La Momie

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« Bien qu’elle ait été consciencieusement enterrée dans un tombeau au fin fond d’un insondable désert, une princesse de l’ancienne Égypte, dont le destin lui a été injustement ravi, revient à la vie et va déverser sur notre monde des siècles de rancœurs accumulées et de terreur dépassant l’entendement humain. Des sables du Moyen-Orient aux pavés de Londres en passant par les ténébreux labyrinthes d’antiques tombeaux dérobés, La Momie nous transporte dans un monde à la fois terrifiant et merveilleux, peuplé de monstres et de divinités, dépoussiérant au passage un mythe vieux comme le monde. »

Après deux précédents opus (dont l’original date de 1932), ce blockbuster, nouvelle version 2017 de «  La Momie »,  est réalisé par Alex Kurtzman.

Même si l’horreur laisse parfois la place à de l’humour en mode autodérision, le film demeure intéressant grâce aux différentes scènes d’action spectaculaires ainsi qu’aux cascades et effets spéciaux incroyables qui s’enchaînent avec une vive efficacité… Pas le temps de s’ennuyer tant le rythme est effréné.

Au milieu de ces divers monstres, encore énergique et bondissant de tous les côtés, Tom Cruise, toujours aussi beau (merci le botox !) et indestructible, crève l’écran ainsi que la divine Annabelle Wallis. Diaboliquement séductrice, Sofia Boutella reste effrayante comme « Momie ». De plus, l’interprétation de Russel Crowe (qui sera le héros du prochain long-métrage du Dark Universe d’Universal), dans le rôle du Docteur Jekyll, est excellente.

Voici un premier volet divertissant, une belle introduction pour la suite, qui concentre une bonne dose d’adrénaline.

Le prodige et le monstre ont les mêmes racines. »

Victor Hugo

Baywatch : Alerte à Malibu

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« Le légendaire sauveteur Mitch Buchannon  est contraint de s’associer à une nouvelle recrue, Matt Brody, aussi ambitieux que tête brûlée ! Ensemble, ils vont tenter de déjouer un complot criminel qui menace l’avenir de la Baie… »

Ah que de sentiments nostalgiques à l’évocation de la série culte « Alerte à Malibu » ! Cette dernière rappelle, pour les moins jeunes d’entre nous, de doux souvenirs réjouissants (et pour certains garçons les premiers émois sexuels devant la bombe atomique Pamela Anderson), ainsi l’adaptation au cinéma, version parodie, semblait donc assez hasardeuse.

Certes, les décors sont magnifiques entre soleil brulant et eau turquoise, et l’humour, même si souvent potache, est au rendez-vous. Pourtant l’ensemble reste surjoué, dans une totale autodérision risible au début puis passablement lassante.

Cependant, les deux acteurs principaux, Zac Efron et Dwayne Johnson, sauveteurs aux gros muscles huilés (waouh les pectoraux et abdominaux saillants) offrent un agréable duo comique tout en admirant les ralentis sur les corps de rêve des filles.

Une comédie de l’été qui fleure bon le sable chaud et les maillots de bain rouges mouillés… mais qui se noie très rapidement dans l’oubli.

Jamais le soleil ne voit l’ombre. »

Léonard de Vinci

Wonder Woman

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« C’était avant qu’elle ne devienne Wonder Woman, à l’époque où elle était encore Diana, princesse des Amazones et combattante invincible. Un jour, un pilote américain s’écrase sur l’île paradisiaque où elle vit, à l’abri des fracas du monde. Lorsqu’il lui raconte qu’une guerre terrible fait rage à l’autre bout de la planète, Diana quitte son havre de paix, convaincue qu’elle doit enrayer la menace. En s’alliant aux hommes dans un combat destiné à mettre fin à la guerre, Diana découvrira toute l’étendue de ses pouvoirs… et son véritable destin. »

Ce film particulièrement spectaculaire, mais aussi souvent drôle, est réalisé par Patty Jenkins. Ainsi, cette dernière s’attaque avec Wonder Woman, pour la première fois sur grand écran, à l’adaptation d’un des personnages DC Comics les plus emblématiques. Enfin un superhéros féminin véritable justicière, loin de la potiche au physique avantageux. Et quelle femme !

En effet, la sublime actrice Israélienne Gal Gadot joue cette superhéroïne extraordinaire, en illuminant tous les plans, grâce un corps de mannequin de rêve et un enthousiasme saisissant. Véritablement, elle représente totalement le film tant son interprétation charismatique reste convaincante. De plus, le personnage, joué par Chris Pine, se révèle particulièrement intéressant dans le duo, à la parfaite alchimie, avec notre invincible guerrière, souvent prenant émotionnellement.

Loin des clichés, la mise en scène s’avère efficace notamment lors des scènes d’actions où les acrobaties et autres chorégraphies révèlent d’une réelle prouesse esthétique.

Bref les aventures de l’amazone légendaire méritent largement le déplacement.

Une agréable surprise qui offre un divertissement visuellement convaincant !

Le courage n’est rien sans la réflexion. »

Euripide

Marie-Francine

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« Trop vieille pour son mari, de trop dans son boulot, Marie-Francine doit retourner vivre chez ses parents… … à 50 ans ! Infantilisée par eux, c’est pourtant dans la petite boutique de cigarettes électroniques qu’ils vont lui faire tenir, qu’elle va enfin rencontrer Miguel. Miguel, sans oser le lui avouer, est exactement dans la même situation qu’elle. Comment vont faire ces deux-là pour abriter leur nouvel amour sans maison, là est la question… »

Rien que le titre attrayant de ce film fleure bon la comédie française romantique. On devine déjà combien la charmante héroïne vivra de nombreux bouleversements du cœur suite à cet aléa majeur dans sa vie. Ainsi, tout perdre à l’âge de la cinquantaine, et se retrouver telle une enfant à devoir retourner vivre chez ses parents, exprime un message social d’actualité encore risible par certains, pourtant tellement révélateur du malaise de notre société contemporaine. Sur fond de nostalgie, le conflit générationnel promet bien des étincelles ainsi que des éclats de rire !

Totalement fan de la femme atypique et actrice Valérie Lemercier, j’ai de nouveau succombé à son style décalé, son humour cinglant inégalable, ses émotions qu’elle laisse transparaitre naturellement d’un simple regard, son élégance charismatique et son don des mots qu’elle énonce toujours avec une certaine magie poétique. Face à elle, l’acteur Patrick Timsit se révèle surprenant dans un rôle de dragueur, en totale opposition au registre dans lequel il se cantonne habituellement. Concernant les indétrônables parents, la merveilleuse Hélène Vincent et l’attachant Philippe Laudenbach sont délicieusement excellents.

Voici un très beau film, tendre, piquant et émouvant… Enfin, une agréable bouffée de bonheur dans le cinéma français. Divin !

Grandir sa vie, c’est servir ses parents. »

Amadou Koné

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