L’éternel constat

Consternée par une découverte accablante, je m’aperçois et réalise malheureusement que certains êtres humains semblent torturés, ont l’art de se compliquer la vie en aimant insidieusement se prendre la tête pour des futilités. Beaucoup se tourmentent en se posant des questions existentielles, en se plaignant inutilement, en enviant son voisin, sa sœur ou son frère, quiconque de son entourage. Les gens se jalousent mutuellement en se comparant, en se jugeant perpétuellement. Pourquoi ne peut-on pas accepter les autres tels qu’ils sont ? Pourquoi veut-on toujours changer pour obtenir alors la vision parfaite de son propre idéal ?

La vie passe si vite, elle est bien souvent difficile à comprendre et pourtant on gaspille un précieux temps à perdre ce dernier dans des choses sans intérêt. Le superficiel prend de plus en plus d’importance, en oubliant alors les véritables combats qui devraient nous animer. Trop souvent, on se dévalorise en refusant d’accepter une situation.

Pourquoi, lorsqu’on aime quelqu’un très fort et qu’il nous quitte, on veut se venger et lui faire du mal, lui faire payer le fait qu’il ne nous désire plus ? On a le droit de cesser d’aimer puisque l’amour est irrationnel. Personne ne s’appartient, chacun est unique et libre de son être,  pourtant ce droit à la possession prend une véritable ampleur dans notre société… Est-ce pour combler ce vide qui enveloppe désormais bon nombre d’individus ?

Pourquoi les gens veulent-ils posséder toujours plus ? Pourquoi ne se contentent-ils pas de ce qu’ils ont déjà ? Pourquoi passe-t-on son temps à se plaindre au lieu d’agir véritablement et de se remettre sincèrement en question. Accablée, je m’interroge sur la nécessité de tout être humain à se comparer afin de se valoriser, satisfaire son égo pour mieux dévaloriser l’autre.

Lorsqu’on est jeune, on se pose énormément de questions sur l’utilité de la vie, sur la compréhension de notre présence sur terre, la raison de notre existence. Ainsi, on cherche le « pourquoi du comment », et ensuite, on glisse dans une douce routine rassurante. Au fil des années, on travaille pour gagner de l’argent, en oubliant alors les véritables priorités. Finalement, on se sent forcé de suivre ce mouvement perpétuel, instauré par une image sociale de réussite, de ce fait on agit par obligation, par devoir et non plus par plaisir.

Ne vous persuadez pas qu’en effet, il est temps d’agir, de profiter, de dédramatiser uniquement lorsque de tragiques évènements font la une de l’actualité. Il ne faut pas attendre un électrochoc pour apprécier les plaisirs furtifs du quotidien et se féliciter de petites victoires souvent anodines, mais tellement savoureuses. Chaque jour, il est indispensable à mes yeux de savoir garder son âme d’enfant, d’être émerveillé par la vie environnante, de dire à ses proches qu’on les aime, de se poser et observer la beauté du monde, même si cette perception s’altère trop rapidement.

Parfois, ouvrir son propre coffre du bonheur permet de se recentrer sur l’essentiel… Ce n’est pas une trop grande naïveté ou un refus de la réalité, mais une réelle prise de conscience : la vie a de la valeur et nous pouvons la contempler qu’une seule fois !

Simplement, être actif de son présent, pour essayer de ne plus jamais subir son futur en totale passivité. Cette vie sera la première et dernière de votre existence, autant la vivre intensément.

Tu ne vis qu’une seule fois, mais si tu le fais correctement, une seule fois suffit. »

Mae West

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