Le temps suspendu

Ainsi, hélas, les vacances si désirées ont délicatement tiré leur révérence.  Avec une douce nostalgie, il me restera le délicieux goût de cet été ressourçant, désormais révolu. Comme à chaque fois, je me souviens avec enchantement de cette envie frénétique d’y être enfin, de concrétiser joyeusement les projets souvent idéalisés durant toute l’année.

Lorsque le départ devient imminent, toujours l’angoisse de boucler les valises, de ne rien oublier, puis subitement à l’arrivée l’apaisement de se délecter de tous ses bagages émotionnels pour oublier alors la routine d’un quotidien souvent épuisant et simplement en profiter. Vivre enfin à son propre rythme en écoutant son horloge biologique sans aucune contrainte d’horaire et prendre enfin ce temps de vivre !

Sur le retour (qui arrive toujours trop vite), en parcourant tous ces kilomètres de souvenirs, je me rappelle de la liberté d’agir selon notre propre envie, de ces instants de farniente (parfois étrangement épuisants), de la chaleur du soleil (souvent trop brulant), de ces fêtes nocturnes (quelquefois trop enivrantes), de ces odeurs alléchantes de grillades, du parfum de la crème solaire (réellement trop collante), du picotement du sel de la mer, de la découverte de paysages luxuriants de par leur beauté naturelle, de rencontres parfois improbables et de ces partages intenses entre amis qui voyagent encore aujourd’hui dans notre cœur, pourtant désormais bien loin de notre présence.

Tous ces moments formidables qui ne se renouvelleront plus, qui appartiennent désormais au passé, mais dont notre mémoire nous offrira, à la moindre pensée ravivée, le présent exquis d’un sourire.

Avant la stressante rentrée et la valse inévitable des rendez-vous, l’été a toujours la saveur du bonheur figé dans le temps. Il passe à toute vitesse, s’écoule rapidement tels des grains de sable qui glissent entre nos doigts… Il est donc indispensable de se protéger de la morosité ambiante en gardant à l’esprit ces précieuses vacances et de continuer à savourer la magie de chaque instant.

En effet, l’été, source de joie immense, reste aussi la promesse d’un éternel recommencement, toujours porteur de l’espoir que sa prochaine saison nous permettra encore de prendre congé de soi.

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L’été se marque non moins par ses mouches et moustiques que par ses roses et ses nuits d’étoiles… »

Marcel Proust

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