Le bonheur d’une bougie

1 an…

Ce formidable mois de juin 2014 célèbre la première bougie de notre livre « À chaque jour suffit sa peine ». Eh oui, déjà…

En une année, le bilan est tout simplement merveilleux.

Pourtant, il y a eu des moments de doute, de peur, de tristesse suite à la perte d’êtres aimés, mais nous ne retenons que l’instant de ces rencontres, ces petits gestes, ces témoignages intenses de victimes du cancer et de leur entourage, la sincérité de nos véritables amis, leur soutien indescriptible et l’amour inestimable de nos proches.

365 jours de rare richesse humaine, d’émotions et de langage du cœur… Une année qui s’est consumée paisiblement dans un unique bonheur.

Pour nous, la définition du bonheur est palpable, authentique, cependant il se révèle évident que pour beaucoup, cette conception représente une réelle quête impossible. Le chemin vers le bonheur est si souvent recherché, parfois difficile à atteindre. Il semble à porter de mains, mais s’éloigne vite, si nous ne le protégeons pas.

Le bonheur, un mot si doux à entendre : il semble facile de l’acquérir, de le donner et d’en recevoir… Et pourtant, tant de gens peinent à obtenir de merveilleux moments.

Le bonheur est essentiellement psychologique et il en existe différentes formes. Cette prise de conscience nécessaire peut être violente et dévastatrice à la fois. Pourtant, arrêtons de se cacher derrière de fausses excuses, en se mentant à soi-même. Pour mieux appréhender notre avenir, acceptons enfin notre véritable personnalité.

Écoutons sagement notre cœur, notre petite voix intérieure, sans attendre un futur prometteur ou en se berçant de nostalgie dans un passé révolu.

Je suis heureuse, tu es heureux, nous sommes heureux… N’est-ce pas facile à dire et à vivre ?

De nature profonde, nous sommes, toutes deux, des personnes positives qui idéalisent facilement les situations, l’environnement humain et la vie en général.

En effet, à la base, chaque être est gentil et bon par nature, mais hélas, ce n’est pas toujours le cas et la vie se charge souvent de nous le rappeler bien fâcheusement. La triste réalité dévoile alors certaines faces obscures.

La jalousie éclabousse souvent le bonheur d’autrui, la petitesse de l’esprit regorge de bassesse envers son prochain… Combien d’êtres nombrilistes et égoïstes, finalement si seuls, tentent de détruire toute floraison de bonheur ? Cependant, est-ce nécessaire de s’y attarder en perdant son énergie, avons-nous réellement du temps à gaspiller pour tous ces haineux ?

Même si chacun de nous détient le droit de désirer un bien-être inné, les aléas de nos existences le dissimulent souvent… Comment trouver alors la force de puiser dans ce ressenti ? Pouvons-nous mériter le bonheur ? Impossible de répondre à ces interrogations, il faut tout de même y réfléchir vigoureusement pour ne jamais prétendre comme acquis ce bonheur et oublier cette chance inouïe.

Beaucoup de choses se passent à l’intérieur de nous, dans notre tête, notre subconscient. Ce moteur se révèle essentiel pour continuer sereinement notre chemin en définissant individuellement ce que représentent nos propres attentes. Si vous menez une quête vaine d’un bonheur irréalisable, alors il ne viendra jamais.

Cette perception personnelle, qui vous est réservée et ne se justifie pas, est différente de celle d’autres individus. L’état de béatitude représente un miroir, une image projetée différente selon notre regard.

Le bonheur est simple, incrusté dans notre âme, comme une force magique qui aide à traverser de nombreuses épreuves douloureuses. Ce sentiment sécurise et porte alors merveilleusement chacun dans son quotidien.

Cette sensation de bien-être se compose essentiellement de toutes petites choses anodines, de joies très simples, mais tellement vraies. Il suffit juste de les saisir pour en profiter pleinement. La sérénité n’a pas de prix, elle ne s’achète donc pas. Ce véritable luxe reste par conséquent accessible à tous.

Juste en scrutant le ciel, découvrir avec enchantement la magie des dégradés des couleurs, l’intensité fabuleuse de la lumière. Notre regard doit devenir photographe pour s’imprégner de la beauté d’un souvenir unique. Au lieu de se focaliser et se morfondre sur nos problèmes en ruminant constamment, observons tout ce que nous avons déjà, en étant sincèrement reconnaissants de les détenir dans notre vie.

Le bonheur se vit avec les autres, dans les retrouvailles avec une amie de cœur, dans l’attente d’en serrer tendrement une autre dans les bras, dans le partage et la complicité avec un lecteur, dans la fierté qui se lit sur le sourire d’une maman, dans l’amour que nous porte notre conjoint, dans le baiser mouillé de tendresse d’un enfant sur votre joue…

Prendre le temps de contempler ce qui nous entoure, d’admirer et se féliciter de pouvoir vivre un instant d’extase.

Regarder et se contenter de ce que nous possédons au sens propre comme au figuré.

Relativiser pour mieux apprécier.

Il faudrait convaincre les hommes du bonheur qu’ils ignorent, lors même qu’ils en jouissent. »

Montesquieu

Comments are closed.