La Fille du Train

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« Rachel prend tous les jours le même train et passe tous les jours devant la même maison. Dévastée par son divorce, elle fantasme sur le couple qui y vit et leur imagine une vie parfaite… jusqu’au jour où elle est le témoin d’un événement extrêmement choquant et se retrouve malgré elle étroitement mêlée à un angoissant mystère. »

Malgré un rythme souvent trop lent selon moi, et un dénouement vraiment déroutant, ce thriller réalisé par Tate Taylor offre un suspense haletant qui se révèle captivant, lorsque le spectateur parvient enfin à s’imprégner de l’histoire. En effet, pour apprécier pleinement ce récit angoissant, il faut préalablement démêler un puzzle géant d’intrigues confuses, souvent inutiles, qui favorisent alors un sentiment d’incompréhension, au pire d’ennui.

Même si les autres acteurs jouent remarquablement grâce à un casting féminin impeccable, l’actrice formidable, Emily Blunt incarne à elle seule le film tant son interprétation de femme alcoolique, anéantie par la vie, jongle entre divers états. À la fois, émouvante, hystérique et inquiétante, elle provoque un véritable chamboulement de questions face à ce semblant de folie qui la submerge.

À réserver donc aux amateurs d’ambiance paranoïaque condensée en moins de deux heures, sinon la lecture du remarquable best-seller, au charme machiavélique, de Paula Hawkins (dont ce film est l’adaptation) vous réjouira certainement plus.

 La fleur de l’illusion produit le fruit de la réalité. »

Paul Claudel

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