Douceur à Portofino

Dernièrement, suite à deux jours de pluie consécutifs, j’ai subitement pris conscience de la fin imminente de l’été, du point final de cette chaleureuse saison, que j’affectionne particulièrement. Même mes pauvres petons, le soir venu, commençaient à ressentir cette fraicheur naissante, m’obligeant presque à reléguer mes tongs adorées au profit de chaussettes bien chaudes, plus enveloppantes. Devant un tel constat et avant que la déprime saisonnière ne me gagne, j’ai décidé de réserver prestement quelques jours en Italie, ce pays si cher à mon cœur.

Ainsi, avec mon bel amoureux, nous allions profiter encore de cette quiétude estivale, baignée de soleil, d’apéritifs en terrasse et de paysages lumineux. Après m’être passablement énervée pour tenter vainement de remplir dix kilos de vêtements dans une valise ne pouvant en contenir que la moitié, nous sommes partis l’esprit léger, heureux de pouvoir découvrir un superbe endroit nommé Portofino, le Saint-Tropez de l’Italie du Nord.

À quelques heures seulement de route de Nice, dès notre arrivée, ce petit village de pêcheurs de la Riviera italienne (au Sud de Gênes) se révèle tel un bijou presque irréel. Bordé de pinède, le port enlace de ravissantes maisons colorées, totalement différentes les unes des autres de par leur architecture et leur peinture représentant parfois de splendides trompes-œil. En flânant sur la petite place, nous sommes plongés dans une ambiance animée, pourtant presque intimiste, tant ce lieu semble le décor idyllique d’une pièce de théâtre.

Certes, nous avons pu profiter pleinement de délicieux restaurants aux spécialités succulentes, humer ses odeurs parfumées aux effluves des épices, rêver devant certaines devantures de boutiques artisanales ou de luxe inaccessible puis admirer la beauté naturelle du parc régional et apprécier la tiédeur de la mer cristalline. Cependant en visitant la vieille ville touristique, nous avons certainement ressenti l’âme de Portofino. Ainsi, le panorama autour de l’Église San Giorgio est véritablement somptueux, tout comme le jardin suspendu qui abrite le Château Brown. Afin de contempler pleinement ces différentes perspectives, il faut prendre un peu de hauteur au Phare de la pointe de Portofino.

Totalement subjuguée, j’en ai même souvent oublié de dégainer mon appareil-photo. En effet, plusieurs lieux se révèlent incontournables, chacun portera son regard selon l’intensité de sa propre perception, mais la richesse culturelle demeure florissante et resplendissante. Devant tant de bonheur visuel, la mémoire du souvenir de ces instants demeure incontournable afin de se ressourcer et affronter sereinement l’automne…

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Tout ce qui est naturel est varié. »

Madame de Staël

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