Deadpool

Deadpoool

« A l’origine, il s’appelle Wade Wilson : un ancien militaire des Forces Spéciales devenu mercenaire. Après avoir subi une expérimentation hors norme qui va accélérer ses pouvoirs de guérison, il va devenir Deadpool. Armé de ses nouvelles capacités et d’un humour noir survolté, Deadpool va traquer l’homme qui a bien failli anéantir sa vie. » 

Ce dernier Marvel présente un personnage totalement inclassable de par sa vulgarité, son côté outrancier et une audacieuse impertinence. Ce blockbuster, réalisé par Tim Miller (avec un budget restreint) ne démérite pas, grâce à l’humour noir omniprésent et de spectaculaires rebondissements visuels. Sans grande prétention, mais avec une réelle efficacité, voici un film irrésistible de super-héros atypiques et distrayant qui ressemble à une jolie parodie transgressive.

Le sexy et irrévérencieux Ryan Reynolds, qui endosse aussi la casquette de co-producteur, réalise ici une performance d’acteur à la gloire d’un personnage séduisant et complètement déjanté, très largement différent des  autres comics.

Malgré un scénario un peu léger, les scènes d’action offrent un véritable spectacle de grande envergure et le rythme ne s’essouffle pas…. Pas le temps de s’ennuyer ! Le spectateur complice se réjouira de certaines références cinématographiques assez jubilatoires tout en se délectant des dialogues hilarants et pointus, souvent grossiers, mais jamais totalement vulgaires. Flirtant constamment avec le mauvais goût et énormément d’absurdité, ce long-métrage permet toutefois de se satisfaire d’un rare moment d’humour corrosif, décomplexé, grotesque… et pourtant tellement jouissif !

Ne pas hésiter à choisir la version non censurée, même si à réserver cependant à un public ultra averti puisque certains passages sont très violents, vraiment explicites et les dialogues peuvent parfois être « trash » avec des allusions sexuelles franchement crues ou outrancières.

De plus, la bande originale du film se révèle excellente… De la bonne musique qui ravive de nombreux souvenirs pour les plus âgés. Fan de George Michael, je n’ai pu que me réjouir de retrouver son premier tube solo « Careless Whisper » dont la tendresse dégoulinante dénote joyeusement avec cette ambiance nettement violente. Deadpool aime Wham!, heureusement personne n’est parfait !

Une presque comédie, en roue libre, qui souffle un vent frais, plutôt givré, sur l’univers aseptisé des précédents héros Marvel !

Il y a plus de héros dans l’ombre que dans la lumière. »

Alain Mabanckou

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