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Arrêter de fumer : le deuil de la cigarette (2)

Une semaine seulement après ma première séance d’acupuncture, me voici prête psychologiquement pour endurer la seconde phase, celle qui représente concrètement le début du sevrage, et je dois m’y présenter « vierge » de tout tabac. En réalité, il me restait 5 pauvres cigarettes nichées dans mon paquet, il était donc inenvisageable de ne pas les consommer complètement (impossible de les jeter, je suis contre le gaspillage !).

Consciente de ma démarche honteuse, j’ai presque eu les larmes aux yeux en écrasant mon (je l’espère !) dernier mégot. En véritable droguée au tabac, j’avoue avoir reniflé mes doigts à plusieurs reprises avant de nettoyer au savon toutes traces et senteurs du passage de la cigarette dans ma vie.

Naturellement, je mens donc effrontément à mon acupuncteur en lui précisant que je suis une « ex-fumeuse » depuis la veille au soir.

Visiblement pour me punir de ce petit mensonge, la pose d’aiguilles est beaucoup (ÉNORMÉMENT) plus douloureuse, centrée principalement sur les pieds, le nez, les tempes et le front. Non seulement je souffre atrocement, mais je ne me sens pas du tout au top de mon sex-appeal. 30 minutes d’inconfort, durant lesquelles je suis pourtant censée respirer doucement, apprécier paisiblement l’harmonie de mon corps et ressentir la plénitude… Que dalle !

Une boule de stress habite entièrement mon corps et envahit intégralement mon esprit. Au bout de quelques minutes, je louche sur les aiguilles posées sur mon nez et tente de les dégommer d’un simple regard, toutefois, je n’ose pas bouger tellement la douleur irradie chaque point transpercé par ces immenses pointes (qui finalement me semblent être des javelots !) Même la musique zen m’irrite prodigieusement. Dans quelle galère me suis-je embarquée ?!

Mais le pire reste à venir incontestablement (ne jamais se contenter de ce que l’on a !)

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Arrêter de fumer : le deuil de la cigarette (1)

Déjà plus de 20 ans, hélas, que ma main droite est ornée, tel un sixième doigt, d’une cigarette. Depuis tout ce temps, cette blonde fait intégralement partie de ma personnalité, complète mon quotidien, ma manière d’être, mon statut social. Parfois, je peux vivre sans son compagnon « briquet », mais impossible de ne pas caresser machinalement la blancheur du papier de cette cigarette, jouer avec son filtre et la sentir au plus près de moi quand le désir de l’allumer apparait brutalement.

Ma cigarette est mon « doudou » d’adulte…

À présent, je l’ai reléguée fièrement dans l’oubli.

Plusieurs fois (surtout après les bonnes résolutions de début d’année), j’ai arrêté, enfin essayé de me sevrer du tabac et à chaque fois, j’ai échoué lamentablement.

Malgré diverses méthodes et autres motivations : les patchs m’ont filé une gigantesque allergie et une tachycardie, les gommes à mâcher m’ont ballonnée, tout en me luxant la mâchoire, tellement j’en mastiquais avec frénésie… De plus, j’ai une insensibilité extrême face aux avis médicaux sur l’état de mes poumons et mon espérance de vie, ce n’est pas que cela ne m’affole pas, c’est simplement que je ne me sens pas concernée (comme tout bon fumeur). En dernier recours, j’avais testé le fameux livre d’Allen Carr… qui a surtout déclenché une irrépressible envie de fumer !

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Le complexe du minou

Tous les ans, je panique en prenant rendez-vous auprès de ma gynéco. La peur de dévoiler mon intimité me met mal à l’aise, l’angoisse liée aux résultats de l’examen me trouble. Généralement, je décroche timidement une consultation 3 mois après mon appel. Ouf ! Cela me laisse le temps d’entamer un petit régime, surveiller mon cholestérol et oublier mon stress naissant.

Le jour fatidique (qui arrive hélas !), je ne suis qu’une loque humaine. J’ose avouer que je pose une RTT quand je vais rencontrer ma gynéco. Dès le réveil, je flippe déjà, mange peu pour éviter toute flatulence, bois peu pour stopper l’envie de pipi et me prépare (bain, hydratation du corps, brushing, maquillage léger, mais sophistiqué) comme pour rencontrer le Prince charmant.

Inconsciemment, j’essaye constamment de « plaire » à ma gynéco… Finalement, c’est elle qui me connait le mieux, à l’intérieur ! Même moi, je ne sais pas si je suis harmonieuse dans ma cavité !

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