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Le nouveau Levothyrox m’empoisonne

Voici une rentrée bien difficile pour moi. Pourtant les vacances, symboles de bonheur, restent encore de délicieux souvenirs entre franches baignades, soleil au rendez-vous et apéros amicaux… mais ces instants savoureux s’apparentent désormais au passé. En effet, ma vie, ma santé, mon esprit se sont dérobés depuis que je prends la nouvelle version du Levothyrox, le fameux médicament de la thyroïde.

Au départ, malgré divers symptômes, je ne me suis pas inquiétée. En effet, j’ai supposé que mon état léthargique, associé à cette fatigue intense, était le résultat physique et psychologique de divers évènements difficiles subis dernièrement… Comment aurai-je pu alors remettre en cause ce fidèle médicament dont « seule la couleur de la boite avait changé » selon mon propre pharmacien ?

Puis peu à peu, les douleurs ont empiré, les terribles effets secondaires ont explosé la quiétude de mon être. Divers examens et un suivi personnalisé auprès de mon endocrinologue ont décelé une hausse alarmante de mon taux de TSH. Que faire ? Naïvement, je pensais que la médecine pouvait me proposer une solution concrète, résoudre alors tous mes désagréments pour que je puisse reprendre une vie normale… pourtant il n’y en a actuellement aucune.

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Dans la file

Finalement, 2017 sera l’année du check-up médical me concernant. Et comme mon endocrinologue m’aime énormément (il semble que je la fasse rire, elle beaucoup moins lorsqu’elle me dit d’un ton ferme que j’ai passé un âge critique en qualité de femme), lors de ma dernière visite, cette dernière a décidé de me prescrire des analyses sanguines à n’en plus finir, souhaitant ainsi explorer les tribulations de ma santé vacillante.

Me voici donc, un samedi matin, à jeun (en pensant déjà au délicieux pain frais et autres gourmandises que je vais déguster ensuite), à 7h45, en route pour le laboratoire qui n’ouvre qu’à 8 heures. En effet, en arrivant de bonne heure, j’ai toutes les chances de passer la première et d’être ainsi libérée de cette pénible contrainte très rapidement. Ainsi, dans une allégresse totale, je me gare sur le parking… pour découvrir une file d’attente de plus de quinze personnes devant moi ! Cette masse humaine est agglutinée devant des portes toujours closes.

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Octobre Rose

Comme tous les ans, octobre se pare de rose afin de nous rappeler constamment que, parfois, notre survie dépend d’un simple dépistage.

En effet, ce précieux mois permet de développer une opération de sensibilisation fondamentale pour les femmes. Aujourd’hui encore, il demeure essentiel que la prévention active devienne un réflexe spontané, un acte anodin ancré dans notre quotidien. Effectivement, lors de la détection d’un nodule, un diagnostic dès le début du cancer offre de plus grandes chances de guérison, permettant alors un taux de survie important. Afin que le dépistage reste primordial dans nos vies, la mobilisation et l’information demeurent toujours essentielles !

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Le stress de la mammographie

Eh oui, encore un nouveau suivi obligatoire ! Honnêtement, je devrais être désormais habituée à ce genre d’examen, non douloureux, mais je ressens toujours le même stress opprimant. Indéniablement, je suis quelqu’un de positif, néanmoins à chaque fois, le doute s’empare de mon esprit et je subis ainsi une situation pénible. Bien évidemment, cela m’agace profondément. En réalité, j’ai beau me rassurer et me dire que tout va bien en palpant mon sein contaminé et l’autre également, celui qui est encore sain. À quoi bon se torturer mentalement, se ronger les sangs puisque c’est uniquement un banal contrôle de routine, juste pour me rassurer et savoir, confirmer que je suis guérie, en rémission ?

Cependant, les questions tournent en boucle dans ma tête. J’entends cette petite voix qui me poursuit au réveil, perturbe mon sommeil et chamboule mon cœur : et si « petit crabe » était revenu ? Impossible de ne pas y penser lors de cette visite indispensable. Pourtant, je suis acclimatée, je connais les lieux, le médecin, la fameuse salle d’attente où je m’installe pour patienter un certain temps. En effet, la patience est une des qualités évidentes à posséder pour tout bon malade. Juste pour me rappeler, le sens du mot : PATIENT. Immédiatement, en franchissant la porte, je sais que je deviens un simple numéro, un ancien malade qui restera, qu’importe son devenir, un simple patient fiché dans un dossier. Un patient patiente en attendant son tour, en espérant un avis médical favorable, en souhaitant que ce verdict final ne fasse pas irrémédiablement patienter sa vie.

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