Archive of ‘Le caillou rose au cinéma’ category

Les Trois frères, le retour

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Éprouvant une forte admiration pour Les Inconnus (Bernard Campan, Didier Bourdon et Pascal Légitimus), je me suis fait une joie particulière d’assister à leur nouveau film, sachant pertinemment que je ne retrouverai pas la magie du premier opus. Une suite est forcément différente, car l’effet de surprise n’existe pas. Mon état d’esprit était de découvrir ce nouveau volet et simplement passer un bon moment en leur compagnie (13 ans sans jouer ensemble dans un film), me rappelant alors, avec nostalgie, d’anciens souvenirs agréables liés aux festivités des années 90.

Cette suite, sans prétention, du film culte « Les Trois Frères », se révèle une comédie populaire sympathique, avec une multitude de clins d’œil pour les fans de ce trio. Les tribulations des frères Latour, qui se retrouvent, avec toujours autant de haine mutuelle, pour recueillir les cendres de leur mère, continuent de nous amuser follement. Leur complicité fonctionne à nouveau et j’ai bien retrouvé l’humour, les caricatures, le jugement sur notre société actuelle dans l’esprit des Inconnus. Dans l’ensemble, les personnages sont attachants et les seconds rôles bien choisis.

Toutefois, le début est un peu long à démarrer même si cela produit un effet crescendo dans le rythme du film. Ainsi, le spectateur termine avec une bonne tranche de rigolade et plusieurs moments (non vus dans la bande-annonce), avec quelques rebondissements bien trouvés, d’où un véritable effet de surprise, ce qui est fort appréciable.

Personnellement, j’ai quitté la salle de bonne humeur et enchantée du résultat de ce film même s’il est vrai que ce n’est pas la comédie de l’année et que nos zygomatiques ne sont pas épuisés à la sortie du cinéma. Globalement,  j’ai passé cependant un moment plaisant.

Bravo aux Inconnus, retour réussi !

Le mensonge et le silence arrangent bien des drames de famille. »

Tristan Bernard

La Belle et la Bête

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Sans aucune honte, j’avoue être une grande romantique dans l’âme, je trépignais donc d’impatience de découvrir la nouvelle version du film La Belle et la Bête, de Christophe Gans. Avec ravissement, je me souvenais du mémorable dessin animé de Walt Disney et cette évocation faisait renaitre, dans mon esprit, de doux moments de mon enfance.

Évidemment, la bande-annonce de ce film m’attirait fortement : une histoire d’amour comme je les aime sincèrement, qui me fascine vraiment. Cette jeune fille se sacrifiant pour sauver son père et affronter « une bête » dans un sombre château, perdu dans une forêt. Mon côté « fleur bleue » était au comble de l’excitation ! Inutile de préciser que j’ai galopé au cinéma le plus proche, pour admirer aussi l’un de mes acteurs favoris, Vincent Cassel, et découvrir, par la même occasion, l’actrice principale Léa Seydoux.

(suite…)

Yves Saint Laurent, le film

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Pas vraiment fan des biopics en général, j’ai pourtant souhaité vivement visionner le film Yves Saint Laurent. Toute petite déjà, l’univers de ce grand Monsieur de la mode me passionnait littéralement et j’étais plus qu’admirative de son gigantesque talent. Un génie mystérieux en puissance, tellement fascinant !

À mon avis, cette adaptation cinématographique est une totale réussite, réduisant à néant tous mes préjugés, non justifiés.

En effet, le spectateur s’intègre immédiatement au sein du monde d’YSL, presque choqué de pénétrer aussi facilement dans son intimité, en toute pudeur. Les décors et costumes subliment magnifiquement le film, mais ce qui se révèle le plus passionnant reste incontestablement l’immersion dans la réalité de ce couturier, sans aucun tabou. Certes, un maitre de l’art, mais aussi, et plus particulièrement, une personnalité sombre, caractérielle, difficilement gérable, dépendant de la drogue et de paradis artificiels.

Le film dévoile aussi le hasard du destin dans une vie. Pierre Bergé est certainement le « sauveur » d’Yves Saint Laurent, le « guide » lui permettant la réussite dans sa carrière et la reconnaissance publique nécessaire à tout créateur. Difficile de dissocier les deux hommes tant l’empreinte de Monsieur Bergé s’avère immense. Une formidable histoire d’amour, avant tout, entre deux êtres !

Les acteurs Pierre Niney (Yves Saint Laurent) et Guillaume Galienne (Pierre Bergé) se révèlent époustouflants de vérité et de justesse. Ils semblent « habités » par les deux protagonistes, reflétant parfaitement les caractères et dérives de chacun.

Tragique, bouleversant, déconcertant… Impossible de rester neutre face à ce petit bijou d’émotions.

Le noir est mon refuge, le noir est un trait sur la page blanche. »

Yves Saint Laurent

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