Always London

Sincèrement, je sais combien je suis chanceuse d’avoir eu l’opportunité de visiter de nombreux pays, pourtant je reste toujours attachée en priorité à Londres. Malgré les innombrables séjours depuis ma plus tendre jeunesse, cette ville me comble toujours autant. Constamment, je ressens ce lien invisible qui me guide vers elle, telle une réelle nécessité de m’imprégner alors de la richesse culturelle qui l’anime, tant sa propre créativité est inspirante.

À chaque voyage, je découvre avec enthousiasme de nouveaux endroits, déguste divers mets culinaires, rencontre des personnes dont l’accent demeure parfois aussi improbable que le mien… Tellement d’instants précieux qui m’apportent ce frétillement de bonheur, cette saveur inestimable de la première fois.

Comme souvent, le début de mon voyage semblait quelque peu chaotique, particulièrement stressant : manquer de rater l’avion malgré une arrivée deux heures AVANT le vol (merci la réactivité inexistante du comptoir d’enregistrement de bagages qui met 1h15 à gérer une file impressionnante, merci le personnel « psychorigide » de l’aéroport qui refuse de laisser les voyageurs passer en priorité tandis qu’une voix nasillarde vous informe que les portes d’embarquement vont fermer MAINTENANT alors que vous n’avez pas encore pu passer la sécurité) puis récupérer sa valise graisseuse d’huile à London Gatwick, suite à un sac éclaté sur le tapis roulant qui a donc joyeusement contaminé tous les autres bagages.

Enfin, restons positive ! Surtout en apprenant, confortablement installée dans le taxi, que l’aéroport fermait et l’ensemble des vols seraient détournés sur Stansted pour cause de drone survolant la zone. Finalement, je reste une chanceuse ! Et je suis à Londres, mon havre de sérénité.

Évidemment, cette ville fourmille de monde, encore plus en période de soldes. À se demander si Oxford Street, Regent Street ou Harrods ne proposent pas une gratuité totale sur les articles achetés tant les cris hystériques des diverses shoppeuses sont exaltés. Ainsi le célèbre magasin Liberty ressemble presque à une boutique habitée de la force du mot « Sales » ! Les trottoirs sont bondés et je m’étonne encore de cette douceur humaine qui, lorsque vous semblez chercher une rue, s’arrête pour vous proposer de l’aide, malgré une véritable cohue.

De Covent Garden, où j’ai pu déguster de délicieuses galettes presque aussi savoureuses que celles de ma région, à Highgate qui m’a offert une rencontre typique et enflammée avec un charmant individu revendiquant sa passion pour les chiens, en passant par un homard façon hot-dog chez Harvey Nichols, j’ai eu l’immense joie d’échanger parfois de façon incompréhensible (puisque le vocabulaire manque à certaines occasions) avec des amoureux inconditionnels de cette ville.

En toute franchise, je me souviendrai avec empathie d’un immigré, fan de François Hollande (oui, oui, ça existe !), ému aux larmes en comprenant que j’étais française. J’aime passionnément son pays, et lui rêvait du mien, telle une envie commune de s’imprégner d’autres saveurs, loin de notre quotidien. Tout comme, je me rappelle tendrement ces deux mamies parées de leurs plus belles robes, se déplaçant difficilement avec des cannes, prêtes pour arpenter les allées de Wimbledon. En partageant un Pimm’s, cocktail estival, elles m’ont inculqué combien une véritable passion ne vieillit jamais, que l’essentiel demeure dans la réalisation de nos envies.

À peine rentrée, je consulte déjà les prochains vols pour fouler encore ce sol londonien si cher à mon esprit. Régulièrement, je ne cesserai de visiter cette capitale enchanteresse, même si je la connais énormément et pourtant si peu, tant Londres possède une âme mystérieuse qui garde sournoisement certains secrets et recoins cachés.

Ces dernières années m’ont apporté beaucoup de peine, et même en sachant que je ne serai plus jamais foncièrement heureuse comme cet « avant » envolé, je devine que je savourerai toujours le bonheur dans cette capsule lumineuse, ornée de l’Union Jack, qui sait toujours faire chavirer mon cœur.

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Dans 20 ans, vous serez plus déçu par les choses que vous n’avez pas faites que par celles que vous avez faites. »

Mark Twain

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