Avant-première

En début d’année, les premiers mois naissants, il est toujours appréciable de dresser une liste de bonnes résolutions. Personnellement, je souhaite principalement établir un bilan de ces derniers épisodes passés, m’arrêtant plus précisément sur des cicatrices d’existence encore douloureuses, mais définitivement porteuses d’espoir.

Alors, oui, il y a bien une autre vie après le cancer du sein. Notre premier livre : « A chaque jour suffit sa peine » me parait maintenant tellement loin. Pourtant, j’ai vraiment sombré à la suite de cette maladie, je ne me voyais pas rebondir de nouveau, puiser en moi la force nécessaire pour continuer… et je n’étais pas certaine que le destin m’offrirait le choix de poursuivre un quelconque chemin.

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RAID dingue

raid

« Johanna Pasquali est une fliquette pas comme les autres. Distraite, rêveuse et maladroite, elle est d’un point de vue purement policier sympathique mais totalement nulle. Dotée pourtant de réelles compétences, sa maladresse fait d’elle une menace pour les criminels, le grand public et ses collègues. Assignée à des missions aussi dangereuses que des voitures mal garées ou des vols à l’étalage, elle s’entraîne sans relâche pendant son temps libre pour réaliser son rêve : être la première femme à intégrer le groupe d’élite du RAID. Acceptée au centre de formation du RAID pour des raisons obscures et politiques, elle se retrouve alors dans les pattes de l’agent Eugène Froissard (dit Poissard), le plus misogyne des agents du RAID. Ce duo improbable se voit chargé d’arrêter le redoutable Gang des Léopards, responsable de gros braquages dans les rues de la capitale. Mais avant de pouvoir les arrêter, il faudrait déjà qu’ils parviennent à travailler en binôme sans s’entretuer au cours des entraînements ou des missions de terrain plus rocambolesques les unes que les autres. »

Cette sympathique comédie d’action française est réalisée, et interprétée, par l’humoriste Dany Boon. Pour son nouveau film, l’acteur s’est soumis à un entrainement intensif afin d’être crédible dans son rôle de superflic misogyne au sein du RAID. Ainsi, sa métamorphose physique reste impressionnante dévoilant aussi une autre facette de son talent beaucoup plus en retenue et sobriété.

Sur un rythme comique, sa comparse, la comédienne Alice Pol se révèle incroyable en tant que jeune policière maladroite, une sorte de version féminine de Gaston Lagaffe (mixée à Michel Blanc et Pierre Richard dans les vieux films des années 80) qui multiplie les situations burlesques avec entrain et malice.

Certes, ce duo explosif de protagonistes s’avère formidable, mais les nombreux personnages secondaires (Michel Blanc, Sabine Azéma, Patrick Mille, Florent Peyre…) offrent aussi de réels instants sympathiques qui dynamisent le rythme. De plus, une mention spéciale à Yvan Attal, excellent dans le rôle du « méchant » et particulièrement drôle dans une scène d’anthologie…

Bref, « RAID dingue » propose un moment de détente appréciable, tout en prônant les valeurs de ce corps d’élite, grâce à des dialogues efficaces et un scénario prenant, malgré une fin prévisible.

À voir pour illuminer la morosité d’un dimanche gris…

Le vrai courage ne se laisse jamais abattre. »

Fénelon

Prise de conscience

Souvent, la société actuelle nous impose une norme sociale : être au top sans relâche avec une mine éclatante, un paraitre parfait auréolé d’un état d’esprit spontanément rayonnant… Ainsi ne jamais fléchir publiquement pour éviter de devoir se relever douloureusement. Pourtant, aujourd’hui, j’ai décidé de ne pas respecter ces codes imposés. Ras-le-bol de la perfection !

En effet, je vais faire la grève du sourire, de la bienveillance et de la gentillesse pendant 24 heures. À présent, je m’accorde le choix d’être de mauvaise humeur, maussade en mode « chonchon », car j’en ai marre d’être éternellement joyeuse, à l’écoute constante des autres, et enfin parce que parfois ne plus s’écouter devient réellement harassant… Finalement, j’ai le droit moi aussi de souffrir, de ruminer bêtement afin d’évacuer, digérer les mauvaises nouvelles du quotidien, et autres péripéties de mon entourage. Maintenant, ma complaisance est aux abonnés absents.

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Tous en scène

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« Buster Moon est un élégant koala qui dirige un grand théâtre, jadis illustre, mais aujourd’hui tombé en désuétude. Buster est un éternel optimiste, un peu bougon, qui aime son précieux théâtre au-delà de tout et serait prêt à tout pour le sauver. C’est alors qu’il trouve une chance en or pour redorer son blason tout en évitant la destruction de ses rêves et de toutes ses ambitions: une compétition mondiale de chant. Cinq candidats sont retenus pour ce défi: Une souris aussi séduisante que malhonnête, un jeune éléphant timide dévoré par le trac, une truie mère de famille débordée par ses 25 marcassins, un jeune gorille délinquant qui ne cherche qu’à échapper à sa famille, et une porc épic punk qui peine à se débarrasser de son petit ami à l’égo surdimensionné pour faire une carrière solo. Tout ce petit monde va venir chercher sur la scène de Buster l’opportunité qui pourra changer leur vie à jamais. »

Ce magnifique film d’animation, des studios franco-américains Illumination, est un réel bijou de bonheur totalement dynamisant. Chacun des divers personnages, tous terriblement attachants tant on reste admiratif de la passion qui les anime intensément, apporte une touche magique de poésie, développant une sincère douceur des sentiments dans cette façon de vivre ensemble.

Entre réelle tendresse, humour, gags enchanteurs et espièglerie, le rythme ne faiblit jamais, délicieusement porté par une musique diablement entrainante. En effet, il se révèle tout bonnement impossible de résister à pousser la chansonnette face aux multiples tubes irrésistibles qui s’enchainent avec les différents protagonistes.

Grâce à un scénario particulièrement inventif, le spectateur « plus adulte » se surprend à analyser les divers profils psychologiques et autres réactions générées par la compétition entre les candidats, devant alors subitement faire face à l’adversité, la jalousie et le dédain pour puiser au fond de soi la force nécessaire à l’obtention d’une prochaine reconnaissance. Les enfants charmés se régaleront, quant à eux, à détester les méchants tout en défendant vigoureusement le candidat digne représentant de leur espoir de réussite.

Qu’importe l’âge, voici un grand show véritablement appréciable !

Chaque grand artiste a sa vérité. »

Pierre Rosenberg

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